Vision industrielle et numérisation : i2S bénéficiaire en 2018 crée une division santé

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i2S s'est fait un nom sur le marché international de la numérisation des  bibliothèques (ici la Bibliothèque Nationale de France).
i2S s'est fait un nom sur le marché international de la numérisation des bibliothèques (ici la Bibliothèque Nationale de France). (Crédits : DR-i2S)
Groupe innovant dans la vision industrielle et la numérisation de documents, i2S se lance dans la santé. Diversification qui doit accélérer un développement commercial qui a été probant en 2018. Le groupe veut atteindre une nouvelle dimension grâce à son plan stratégique 2019-2023.

Le groupe i2S, à Pessac (Gironde - Bordeaux Métropole), coté en bourse, concepteur et fabricant de matériels de numérisation de documents reliés (livres, archives), via Digibook, mais aussi distributeur et producteur de systèmes d'acquisition et de traitement de l'image, avec I2S-Vision (caméras, logiciels) a créé le 1er janvier 2019 une troisième division opérationnelle baptisée I2S-Medcare (santé-cosmétiques). Le groupe, dont Alain Ricros est le président, souligne que cette nouvelle "division technique et marketing", qui a réalisé un chiffre d'affaires de 137.900 euros au 1e trimestre, a été créée "en partenariat avec des professeurs de médecine et des équipementiers spécialisés" dans les domaines applicatifs de la santé et du bien-être.

I2S-Medcare, qui puise dans la longue expérience technologique d'i2S, veut ainsi développer tout un ensemble de nouvelles solutions "couvrant des besoins émergents dans les domaines biomédical (dispositifs de diagnostic in vitro), dentaire (scanner intraoral), vétérinaire ou cosmétique (outils d'imagerie portatifs sans fil)". Cette nouvelle diversification devrait logiquement booster les ventes de ce groupe innovant girondin, qui a réalisé en 2018 un chiffre d'affaires de 14,7 M€, en croissance de +10,8 % par rapport à 2017, année où i2S avait fini dans le rouge, avec un déficit de 623.400 euros.

I2S a réussi à soigner sa valeur ajoutée

En 2018, la situation s'est nettement améliorée, ce dont témoigne la plupart des indicateurs. La marge brute est ainsi en hausse de +11,9 %, à 6,1 M€, tandis que les frais généraux reculent de -8,4 %, à 1,3 M€. Malgré une progression de +9,9 % des achats et dépenses en recherche et développement, à 549 K€, la valeur ajoutée d'i2S fait un bond de +20,7 %, à 4,2 M€. L'excédent brut d'exploitation, qui détermine la ressource que tire l'entreprise de son cycle d'exploitation, est encore négatif de 210.100 euros, mais il s'améliore très nettement par rapport à 2017 où il était calé à -602.000 euros, soit une remontée de +65,1 %.

Cette évolution est d'autant plus positive pour le groupe, qui emploie une trentaine de salariés, que pendant le même temps, en 2018, la masse salariale d'i2S a augmenté de +336.000 euros, suite à la mise en place du plan stratégique 2019-2023 "qui a induit des coûts de départs négociés et des embauches de nouveaux collaborateurs". En l'occurrence, le groupe ne cache pas que le versement d'un montant d'impôt-recherche de 369.600 euros a pesé son poids dans les comptes 2018, sans pour autant gommer la dynamique commerciale de l'exercice. D'autre part alors qu'en 2017 i2S avait enregistré un résultat exceptionnel négatif de -39.600 euros, le groupe girondin a pu encaisser en 2018 un résultat exceptionnel positif de +44.200 euros.

CEA Tech, LCPO, Inria : des collaborations stratégiques

En 2018, i2S a terminé l'année avec un résultat net positif de 32.700 euros alors que le groupe avait dû en 2017 encaisser une perte sèche de 623.400 euros. Pendant l'exercice l'activité Vision (distribution/applications) a progressé de +16 %, quand celle de Digibook gagnait +14,3 %. Le groupe explique qu'il appuie son orientation vers plus de valeur ajoutée, dans le cadre du plan stratégique 2019-2023, en particulier grâce aux programmes communs lancés avec le CEA Tech, la direction technologique du Commissariat à l'énergie atomique (capteurs matriciels d'images terahertz), le LCPO (Laboratoire de chimie des polymères organiques) et l'Inria (Institut national de recherche en informatique et en automatique), "avec la mise au point de nouveaux algorithmes de traitements d'images non linéaires".

Au 1er trimestre 2019, le groupe girondin a confirmé l'orientation ascendante de sa trajectoire avec un chiffre d'affaires de 3,7 M€, en hausse de +14,2 % par rapport à la même période en 2017. La partie distribution (de matériels de haute technologie non fabriqués par i2S) de la division Vision a progressé de +3,6 %, à 1,8 M€, tandis que celle des applications (développées en interne) faisait un bond de +259,9 %, à 484.600 euros, suite à la montée en puissance depuis le second semestre 2018 des commandes d'un gros client OEM : qui revend des produits originaux sous sa propre marque. La direction du groupe girondin estime que la baisse d'activité de -6,7 % de la division DigiBook enregistré au 1er trimestre, à 1,2 M€, est en trompe-l'œil étant donné que cet écart à la baisse par rapport à la même période en 2017 devrait être compensé au deuxième trimestre, à cause d'un bond de +20 % enregistré sur les commandes. Autrement-dit l'année 2019 se présente sous de bons auspices pour i2S.

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