Grégory Sagez : “BGE doit aller chercher les entrepreneurs de demain”

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Grégory Sagez, président du réseau national BGE
Grégory Sagez, président du réseau national BGE (Crédits : DR)
Avec 466 implantations en France, 50 structures associatives, 900 conseillers salariés et 750 administrateurs bénévoles, le réseau national d’appui aux entrepreneurs BGE dispose d’un solide ancrage territorial. Son président Grégory Sagez présente la feuille de route 2014 - 2020 qui vient d’être élaborée et qui a été présentée la semaine dernière à Bordeaux à l’occasion de l’assemblée générale de BGE.

Un rappel avant tout sur le rôle de BGE, ex-Boutiques de gestion ?

BGE a pour objectif de contribuer au développement économique et à la création de nouvelles entreprises, de favoriser la réalisation professionnelle de chacun et de contribuer au débat public. Notre réseau cherche à sensibiliser à l'entrepreneuriat, à accompagner les porteurs de projet et à les former, à mobiliser des financements… Chaque année, BGE voit naître 16.000 nouvelles entreprises, qui créent 24.000 emplois. C'est loin d'être neutre, même si c'est insuffisant.

Vous venez de définir une nouvelle feuille de route qui va vous porter jusqu'à l'horizon 2020. En quoi consiste-t-elle ?

Nous avons défini quatre grands axes prioritaires. L'un d'eux porte sur la nécessité d'aller chercher les entrepreneurs de demain. Nous nous rendons compte qu'au Québec par exemple, la question de l'entrepreneuriat est complètement entrée dans la société civile. Nous avons déjà signé une convention avec le ministère de l'Education pour des interventions dans les collèges et lycées. Il faut démocratiser l'envie d'entreprendre, aller provoquer la rencontre sur le terrain, notamment dans les quartiers. Les jeunes sont souvent démunis face à leur avenir : BGE peut leur proposer un encadrement et doit leur montrer que l'entrepreneuriat peut être un ascenseur social.

Quelles sont les autres axes prioritaires ?

Contribuer au développement d'un écosystème favorable aux TPE et PME, inciter à la mise en réseau et aux circuits courts, aider nos bénéficiaires à maximiser leur réussite… Pourquoi ne pas aussi pousser à la création de notre propre "diplôme" ? Un titre ou certificat octroyé à l'issue de la période d'accompagnement que nous dispensons, reconnu par l'Etat. Thierry Marx ou Xavier Niel forment dans leurs propres écoles. BGE a la notoriété et la légitimité pour faire de même.
Nous devons aussi mieux exploiter notre potentiel en gardant nos 16.000 créateurs d'entreprise annuels en réseau. Deux ans après la naissance de la société, parfois, ils ont oublié l'aide que BGE leur a apporté. Nous pouvons en faire des parrains pour d'autres créateurs, des ambassadeurs.

Dans votre discours bordelais, vous avez également appelé à renforcer le poids politique de BGE en tant que représentant des TPE. Vous comptez vous positionner en tant que syndicat ?

Non, mais cette idée part d'un constat : il y a très peu de syndicats des TPE et donc peut-être une place à prendre en tant que représentant de ces structures. BGE devient, notamment aux yeux de l'Etat, un observatoire de la TPE et doit faire entendre la parole de ces entrepreneurs. Dans une quinzaine de jours, nous organisons par exemple un atelier entre de jeunes chefs d'entreprise et la Direction générale de la fonction territoriale, pour faire remonter des informations du terrain.
BGE n'a donc pas vocation à devenir un syndicat. Mais nous sommes là pour montrer aux dirigeants de TPE et PME qu'il ne faut pas qu'ils restent seuls, pour les pousser à rejoindre une fédération professionnelle, à jouer la carte du réseau à fond.

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