Blue Valet : les raisons du décollage du voiturier

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Blue Valet permet de s'exonérer du stress pour les voyageurs en confiant sa voiture en arrivant devant le terminal ou la gare, et de la récupérer à son retour sans attente.
Blue Valet permet de s'exonérer du stress pour les voyageurs en confiant sa voiture en arrivant devant le terminal ou la gare, et de la récupérer à son retour sans attente. (Crédits : Blue Valet)
Blue Valet est probablement l'une des startups de la métropole girondine connaissant le développement le plus vertical. La société fondée en 2015 à Mérignac propose des services de voiturier aux voyageurs, professionnels ou non, qui ont besoin de garer leur véhicule à proximité des aéroports et des gares. Une optimisation pointue est permise par une technologie pointue. Stratégie de développement, perspectives, méthodologie de recrutement, rapport à la rentabilité, expansion internationale : dans cet entretien, le CEO et cofondateur Hugo Ricard détaille tous ces aspects.

La Tribune - Beaucoup de startups naissent en réponse à une expérience personnelle vécue par leur dirigeant. Est-ce aussi le cas de Blue Valet ?

Hugo Ricard : Le point de départ est effectivement ce qu'a vécu mon frère Benoît, qui travaillait pour le groupe Pierre Fabre et qui était amené à beaucoup voyager. A ce moment-là j'étais encore étudiant en master 2. Tous ceux qui ont voyagé ont été confronté un jour à la peur de ne pas réussir à se garer et donc de louper son rendez-vous professionnel ou ses vacances. Dans le même temps, le coût du stationnement de son véhicule est élevé. Blue Valet est née de ce double constat et cherche à améliorer l'accès aux infrastructures. Avec mon frère nous avons observé que le service de voiturier était assez présent aux Etats-Unis mais qu'il existait très peu en Europe. Nous avons fait nos premiers pas à l'aéroport de Bordeaux, où nous avions un comptoir à côté d'Air France ainsi qu'une petite salle juste derrière.

Quel a été l'accueil des aéroports, qui auraient pu être frileux voire hostiles ?

Dès le début nous ne voulions pas y aller en frontal donc en 2015, nous sommes allés présenter notre projet à l'aéroport de Bordeaux-Mérignac. C'est un hasard mais à l'époque ses équipes travaillaient sur un projet similaire mais n'avaient ni les moyens d'investir dans la tech, ni l'envie de recruter ces profils. Le timing était parfait pour eux comme pour nous. Ils ont été très vigilants au début sur la qualité de service que nous proposions : on les voyait bien chercher à obtenir des retours clients. De notre côté nous louions des places de parking chez eux et nous versions une redevance en rapport au chiffre d'affaires réalisé. L'accueil n'a pas été froid car les aéroports cherchent de plus en plus à rajouter de nouvelles offres de service. Pendant des mois, mon frère et moi avons bossé seuls non-stop, depuis tôt le matin jusque tard le soir. C'est comme cela que nous avons rencontré deux business angels qui étaient des clients réguliers. A force de nous voir en permanence, ils ont fini par s'intéresser à notre entreprise et à nous proposer d'y investir pour nous permettre d'ouvrir des sites supplémentaires. Notre première levée de fonds s'est déroulée...

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Commentaires
a écrit le 13/04/2020 à 16:08 :
“Le marché américain, une suite logique? Je ne veux pas trop vous décevoir mais croyez-vous que les Américains vous ont attendu ?
a écrit le 30/10/2019 à 7:15 :
Tous ces services existent deja en Asie depuis des lustres. L'europe sort lentement de son sommeil..

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