Nouvelle région : les propositions de l'UIMM

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L'UIMM rassemble 4.300 entreprises de la future grande région, intervenant dans des secteurs comme l'aéronautique, l'automobile, le naval, l'optique, la santé, etc.
L'UIMM rassemble 4.300 entreprises de la future grande région, intervenant dans des secteurs comme l'aéronautique, l'automobile, le naval, l'optique, la santé, etc. (Crédits : S.Bonniol)
A la veille des élections régionales des 6 et 13 décembre, l'UIMM Aquitaine - Limousin - Poitou-Charentes (Union des industries et métiers de la métallurgie) publie un ensemble de 4 priorités assorties de 20 propositions qui lui semblent importantes à mettre en œuvre dans le cadre de la nouvelle région.

L'UIMM Aquitaine - Limousin - Poitou-Charentes (Union des industries et métiers de la métallurgie) qui représente 4.300 entreprises et 105.300 salariés de la future grande région, vient de publier la liste de ses priorités et propositions concrètes à mettre en œuvre lors de la prochaine mandature.
Cette union syndicale des industries technologiques, présidée par Xavier Esturgie, rappelle que "la nouvelle région (...) est confrontée aujourd'hui à l'enjeu décisif de ses choix pour une économie ouverte et dynamique centrée sur l'innovation" et qu'il faut relever ce défi, "afin notamment que la région Sud-Ouest Atlantique ne soit pas seulement la plus grande région rurale de France".
L'enjeu : retrouver la voie de la croissance et de l'emploi industriel. L'urgence : "restaurer la compétitivité".

4 priorités, 20 propositions

Rappelant les leviers dont vont disposer les régions relevant de ses compétences (innovation,  fiscalité locale formation, infrastructures, transport, etc.) l'UIMM régionale, qui rassemble 10 syndicats professionnels territoriaux de la future collectivité, a dressé une liste de 4 priorités articulées de 20 propositions :

1. Optimiser l'orientation professionnelle :

"L'Industrie souffre d'un déficit d'image et d'attractivité chronique, nourri de méconnaissance et de carences en matière d'orientation. Les entreprises industrielles ne trouvent pas suffisamment de candidats motivés pour occuper leurs emplois disponibles ou s'engager dans des formations qualifiantes. Or, la pérennité de nos industries passe par le renouvellement des compétences.
La nouvelle Région doit donc s'engager dans une politique volontariste d'orientation et de promotion en faveur des métiers de l'Industrie - en particulier des métiers en tension et des métiers émergents - en liaison étroite avec les organisations des Branches professionnelles compétentes pour formaliser les besoins des entreprises, en constante évolution."


2. Développer la formation et l'apprentissage industriels :

"L'industrie recrute en permanence (de l'ordre de 80.000 à 130.000 recrutement en moyenne chaque année), du fait des départs en retraite et de la montée en gamme de sa production et des compétences associées. L'inadéquation souvent constatée entre l'offre de formation et les besoins évolutifs de l'industrie peut être utilement palliée par l'apprentissage, qui présente l'avantage d'allier une formation professionnalisante et un contrat de travail pour faciliter l'insertion et le renouvellement des compétences. Pour relever ce défi, la Branche professionnelle des Industries de la Métallurgie a retenu l'objectif d'augmenter de 15% en 6 ans le nombre d'alternants dans ses entreprises. La nouvelle Région doit soutenir cette ambition."

3. Promouvoir et soutenir l'innovation technologique

"L'innovation est la planche de salut des entreprises industrielles pour conquérir de nouveaux marchés, en France et à l'international. Les enjeux de « l'Industrie du Futur » pour la transformation des entreprises sont donc considérables.
Ils concernent l'ensemble de la chaîne productive en vue de structurer - grâce notamment aux avancées du numérique, de la robotique, de la cobotique, de la fabrication additive et des nouveaux matériaux - des usines plus respectueuses de leur environnement, plus intelligentes et plus flexibles, offrant des emplois de qualité et l'acquisition de nouvelles qualifications pour construire l'avenir."

4. Maîtriser la dépense publique et la fiscalité régionales.

"Sur 189 pays, la France affiche un taux d'imposition record de 64,7 % du résultat commercial des PME (2014 - source PricewaterhouseCoopers). L'activité industrielle, qui est la plus exposée à la concurrence mondialisée, doit être protégée de toute nouvelle dégradation compétitive qui serait liée à l'accroissement des charges qui entravent son développement. Ce niveau élevé de prélèvements obligatoires résulte d'un niveau de dépenses publiques représentant pratiquement 10 points de plus que la moyenne européenne.
Il est donc essentiel que les nouvelles Régions, en charge de l'essor économique, et dont les compétences sont appelées à se développer, se donnent simultanément les moyens de maîtriser leurs dépenses de fonctionnement afin de contenir toute dérive de la fiscalité locale."

En conclusion de ces propositions, l'UIMM Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes assure qu'elle "sera particulièrement vigilante, à l'heure où le dialogue économique et social doit renforcer le rôle des Branches professionnelles, à l'attention qui sera donnée par la nouvelle Région à l'enjeu décisif du déploiement des compétences industrielles pour l'économie régionale et ses emplois, actuels et futurs".

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