Rafale : au tour du Qatar d'acheter !

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Le Rafale engrange son 3e contrat export en quelques semaines
Le Rafale engrange son 3e contrat export en quelques semaines (Crédits : Objectif Aquitaine / Appa)
On n'arrête plus le Rafale. Longtemps raillé pour son zéro pointé à l'export, l'appareil de Dassault Aviation vient d'être successivement acheté par l'Egypte, l'Inde et maintenant le Qatar, a-t-on appris aujourd'hui. François Hollande assistera, lundi 4 mai à Doha, à la signature du contrat portant sur 24 avions. 12 autres appareils seraient en option.

En quelques lignes, l'Elysée a confirmé ce matin l'information :

"Le président de la République s'est entretenu hier avec Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, Emir du Qatar. Ce dernier lui a confirmé son souhait de voir son pays acquérir 24 avions de combat Rafale. Le président de la République se rendra à Doha le 4 mai afin d'assister à la signature des contrats entre les sociétés Dassault Aviation et MBDA d'une part, et l'Etat du Qatar d'autre part, ainsi qu'à celle de l'accord intergouvernemental qui encadrera la coopération entre nos deux pays."

La commande ferme de 24 avions serait assortie d'une option sur 12 Rafale supplémentaires, indiquent plusieurs sources requérant l'anonymat.

Après les 24 appareils vendus à l'Egypte en février, puis les 36 qui partiront vers l'Inde, Dassault Aviation engrange donc un 3e contrat à l'export pour son fleuron technologique. La nouvelle est excellente pour l'avionneur mais aussi pour toute l'Aquitaine. Les effectifs de la chaîne d'assemblage du Rafale à Mérignac (33) vont probablement devoir gonfler, à moins que l'Etat décide de geler complètement la livraison à l'Armée française des 26 appareils prévus dans la Loi de programmation militaire 2014 - 2019, ce qui semble peu probable. Les partenaires principaux de Dassault Aviation que sont Thales et Safran (via Snecma qui développe et produit le moteur du Rafale, Messier-Bugatti-Dowty pour les trains, roues et freins, Labinal pour l'ensemble des harnais électriques...), et toute la chaîne de sous-traitance composée d'environ 500 entreprises, devraient également bénéficier de ces retombées industrielles.

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