Mylan à Mérignac, 50 ans pour le site producteur de la Bétadine

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38 millions d'unités de Bétadine sont produites chaque année à Mérignac.
38 millions d'unités de Bétadine sont produites chaque année à Mérignac. (Crédits : DR)
Il a appartenu au groupe Sarget puis Meda et fait partie, depuis 2016, du groupe Mylan. Le site de production basé à Mérignac fête aujourd’hui ses 50 ans. Un site qui fait la fierté du laboratoire pharmaceutique puisque c’est ici, aux portes de Bordeaux, qu’est fabriqué son produit phare : la Bétadine avec 38 millions d’unités par an. Soit une grande majorité des 45 millions d’unités de spécialités pharmaceutiques produites chaque année à Mérignac.

A Mérignac, il y a les Rafale, les Falcon mais aussi la Bétadine ! C'est en effet sur le site girondin de Mylan qu'est fabriqué ce célèbre antiseptique lancé en 1970. Il y est produit sous toutes ses formes : en flacons, tubes, tulles et unidoses, avec des emballages de toutes les couleurs : jaune, orange, rouge, vert. En tout, ce sont 38 millions d'unités de Bétadine qui sortent chaque année des locaux mérignacais.

"Cela représente 6 millions de litres produits en vrac. Il faut compter 8 heures de fabrication pour 20 m3. Ensuite, 200 flacons de 125 ml sont remplis chaque minute. Une ligne tourne avec trois opérateurs" détaille Fabien Darasse, directeur général du site Mylan de Mérignac.

Mérignac est le site de production de la Betadine pour la France ainsi que la Belgique, le Luxembourg, l'Espagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Portugal. Mais Fabien Darasse insiste :

"La Bétadine continuera à être fabriquée ici. Nous disposons d'un tel savoir-faire qu'il serait inenvisageable de délocaliser la production. Il est important que le site girondin reste le centre d'excellence de la Bétadine. Nous sommes d'ailleurs toujours en quête d'amélioration."

Ainsi, l'usine est, par exemple, équipée depuis 2014 d'une technologie de pointe utilisée pour les unidoses Bétadine : le "blow fill seal" (formage-remplissage-scellage), un équipement de production innovant qui permet de former les unidoses, de les remplir et de les sceller hermétiquement.

20 M€ d'investissements depuis 2012

De manière générale, le site girondin a investi près de 20 millions d'euros depuis 2012.

"Des investissements qui ont permis de moderniser les outils de production, de développer des innovations, de maintenir les plus hauts standards de qualité, de sécurité et de protection de l'environnement, mais aussi pour veiller au bien-être des salariés" explique Fabien Darasse.

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Le site de Mylan à Mérignac (crédit DR).

Même si la Betadine est omniprésente, il faut ajouter la fabrication, à Mérignac, du produit historique Sargenor lancé en 1968, ou encore d'Elidel, crème prescrite pour le traitement de la dermatite atopique. "Les pommades et crème sont fabriquées, ici, depuis 2004." Chaque année, ce sont plus de 45 millions d'unités de spécialités pharmaceutique de la famille des liquides et des pâteux qui sont produites à Mérignac et livrées dans 50 pays dans le monde.

250 salariés à Mérignac

Pour y parvenir, 250 personnes travaillent quotidiennement sur le site, dont 95 dédiées à la production, 45 à la qualité et 25 aux projets et à l'innovation. "Mérignac est un grand cru" insiste Artur Cwiok, président de Mylan France.

"Le rayonnement du site de Mérignac démontre qu'en tant qu'entreprise pharmaceutique, il est possible de relever le défi international tout en conservant un fort ancrage local" témoigne aussi Fabien Darasse.

Une formule que le maire de Mérignac, Alain Anziani, ne peut que saluer. "C'est bien de citer des réussites en dehors de l'aéronautique."

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Fabien Darasse, directeur général de Mylan à Mérignac (à gauche) et Alain Anziani, le maire de Mérignac (à droite) célèbrent les 50 ans du site (crédit HL).

Le groupe Mylan qui dispose de deux autres sites de fabrication en France, à Châtillon-sur-Chalaronne (01) et à Meyzieu (69) compte aujourd'hui 15 sites en Europe pour un chiffre d'affaires qui s'élève à 4,5 milliards d'euros, 47 dans le monde (CA de 12 milliards d'euros). Sa stratégie, exposée par Jack Glinka, président de Mylan Europe, est claire :

"Alors que l'industrie pharmaceutique quitte de plus en plus l'Europe pour des questions de coûts de production, Mylan fait le pari d'aller à contresens en augmentant la capacité de fabrication sur le Vieux-Continent."

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