Banque populaire Aquitaine Centre Atlantique absorbe le Crédit maritime littoral du sud-ouest

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Le siège de la Banque populaire Aquitaine Centre Atlantique, rive droite, à Bordeaux.
Le siège de la Banque populaire Aquitaine Centre Atlantique, rive droite, à Bordeaux. (Crédits : PC / La Tribune Bordeaux)
A l'occasion de la présentation de ses résultats annuels, la BPACA (Banque populaire Aquitaine Centre Atlantique) a officialisé sa fusion avec le Crédit maritime mutuel littoral sud-ouest, établissement vingt fois plus petit. Parallèlement, la banque régionale maintient sa dynamique avec un résultat qui a bondi de +12 % l'an dernier tandis que ses effectifs continuent de diminuer.

"La particularité cette année, c'est la validation d'un projet que nous portons de longue date : la fusion avec le Crédit maritime mutuel littoral sud-ouest dont nous détenions déjà 20 % du capital et avec qui nous avions déjà beaucoup de mutualisations", a annoncé Bernard Dupouy, le président de la Banque populaire Aquitaine Centre Atlantique (BPACA), mardi 29 mai 2018, à l'occasion de la présentation des résultats 2017. La fusion juridique entre les deux banques interviendra dès le 4 juin prochain tandis que le volet opérationnel attendra le mois de novembre. A cette date, la marque Crédit maritime disparaîtra au profit de BPACA tout comme dix de ses agences qui seront intégrées aux implantations voisines de BPACA.

Face aux 2.160 salariés, 217 agences et 408 M€ de produit net bancaire de BPACA, le Crédit maritime fait figure de petit poucet avec ses 96 salariés, 20 agences et 20 M€ de PNB. Les deux conseils d'administration ont adopté la fusion à l'unanimité.

"L'environnement général économique et bancaire était devenu trop compliqué pour le Crédit maritime avec à la fois des investissements lourds liés à la digitalisation et aux dispositions réglementaires et des contraintes fortes liées à la faiblesse des taux d'intérêt", poursuit Dominique Garnier, le directeur général de BPACA.

Le coût technique et informatique de la fusion pour le transfert de la clientèle a été évalué à 9 M€ tandis que le montant de la transaction financière entre les deux entités, dont les comptes sont déjà consolidés, ne sera arrêté précisément qu'au titre de l'exercice 2018.

Résultat en hausse, effectif en baisse

S'agissant des résultats de BPACA pour l'exercice 2017, le bilan est plutôt bon. La banque a vendu 47.330 crédits (-2,7 % sur un an) pour un coût total de 2,9 Md€ (+3,5 %). "Notre modèle économique pour améliorer notre résultat est d'être plus qualitatif dans notre sélection. Nous ne sommes pas devenus frileux mais simplement plus sélectif", a assuré Dominique Garnier, qui souligne que "la progression du résultat est supérieure à celle du chiffre d'affaires." Le produit net bancaire a en effet progressé de +2,3 % à 408 M€ tandis que le résultat net affiche un bond de +12 % à 79,2 M€ ! L'encours total de crédits s'établit à 12,2 Md€ au 31 décembre 2017, en hausse de +1,7 %, et l'encours d'épargne monétaire à 9,2 Md€ (-3,2 %).

"L'exercice 2017 est une année excellente et c'est paradoxal compte tenu de la faiblesse des taux d'intérêt", s'est félicité le directeur général de BPACA, qui met en avant "la maîtrise des coûts et le dynamisme de l'économie régionale dans toute la Nouvelle-Aquitaine". 43 % de l'activité de BPACA est réalisé auprès des professionnels et entreprises et 57 % auprès de la clientèle des particuliers.

S'agissant des effectifs, la banque mutualiste dont 22,5 % du capital est détenue par 140.000 clients sociétaires, a procédé l'an dernier a une centaine de recrutements en CDI dont 70 alternants. Un rythme qui doit se maintenir d'ici à 2020 mais qui ne compense pas les départs naturels. Ainsi, fin 2017, les effectifs s'établissent à 2.157 salariés dont 2019 CDI contre 2.215 salariés dont 2054 CDI un an plus tôt. Par rapport à fin 2015, le nombre de collaborateurs a ainsi diminué de près de 6 %. Une érosion qui concerne d'abord les CDD puisque le nombre de CDI n'a diminué que de -2,5 % sur la période.

Digitalisation, formation et réactivité

Pour la suite, la banque régionale mise sur la digitalisation de ses process et de ses services, notamment via les applications mobiles et l'intelligence artificielle ; sur la montée en compétences de ses salariés, notamment par un investissement conséquent dans la formation à hauteur de 6,8 % de sa masse salariale ; et sur le principe de la réactivité quel que soit le canal de communication : sur internet, par téléphone ou en agence.

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