Optimum réorganise son capital autour de son management

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Optimum, qui a fabriqué 1,5 million de portes de placard en 2014, table sur un CA de 60 M€ en 2015.
Optimum, qui a fabriqué 1,5 million de portes de placard en 2014, table sur un CA de 60 M€ en 2015. (Crédits : DR)
Suite à la sortie de son capital fin septembre d’Azulis Capital, Optimum, qui fabrique en Lot-et-Garonne des portes de placards (60 M€ de CA), a réorganisé son capital autour de son management, avec l’arrivée de IXO Private Equity, GSO Capital, l’Irdi et Bpifrance. L’entreprise, qui compte 250 salariés sur ses sites du Passage d’Agen, de Roquefort et de Lille, projette de développer de nouvelles gammes de produits, de se développer à l’international et de renforcer sa présence auprès des négoces professionnels.

"Nous avons eu la chance d'avoir un fonds sortant qui a accepté que le management reprenne la main pour choisir ses partenaires", explique Jean-Luc Guéry, PDG d'Optimum, entreprise leader dans la fabrication de portes de placards qui vient de réorganiser son capital autour de mon management qui possède désormais 10 % du capital de l'entreprise, après le départ du fonds d'origine Azulis Capital, sortant le 30 septembre et qui était majoritaire depuis 2010. La nouveau tour de table rassemble autour du management IXO Private Equity (51 %), GSO Capital (Crédit agricole), l'Irdi (Institut régional du développement industriel) et Bpifrance, via notamment le Fonds bois 2. Optimum représente le premier investissement du Fonds bois 2 de Bpifrance avec une prise de participation de 2 M€. Ce Fonds bois 2 vient amplifier l'action du Fonds bois 1, destiné à l'aide au développement des industries de 1re et 2e transformation du bois : "Le Fonds bois 2 reprend les objectifs du Fonds 1 en élargissant son champ d'investissement au secteur de l'ameublement et aux opérations de transmission : Optimum, qui est concernée par les deux, illustre parfaitement cette ouverture", indique Vanessa Giraud, responsable du Fonds bois, dont le deuxième volet doté de 25 M€ vient d'être porté à 27 M€ après l'arrivée de deux nouveaux souscripteurs, l'Unifa (Union nationale des industries françaises de l'ameublement) et le Codifap (Comité professionnel de développement des industries françaises de l'ameublement et du bois).

Les coûts de transport, un frein à l'export

"Ce que nous attendons de nos nouveaux partenaires, c'est de soutenir notre stratégie axée sur l'international, Bpifrance par exemple a les outils pour cela", précise Jean-Luc Guéry. C'est d'ailleurs dans cet objectif qu'Optimum a racheté l'usine de Lille, pour aborder les marchés de l'Europe du Nord, l'entreprise est d'ailleurs déjà présente en Belgique et en Allemagne et doit s'ouvrir prochainement à la Grande Bretagne, même si aujourd'hui l'export ne représente que 3 %  de son chiffre d'affaires. "C'est un produit qui s'exporte difficilement : les portes de placards dans les autres pays sont moins connues et moins utilisées qu'en France, mais nous menons un travail d'information à l'étranger qui commence à porter ses fruits notamment en Allemagne, ajoute Jean-Luc Guéry. Par ailleurs, les coûts de transport de nos produits restent élevés."
Malgré ce frein auquel se heurte l'entreprise quand il s'agit d'exporter, Optimum, en choisissant ces partenaires, réaffirme aussi son ancrage dans le Sud-Ouest (volonté confirmée par une consultation récente des salariés de l'entreprise).

Des logements modulables de 55 à 85 ans

L'entreprise de 250 salariés, qui a fabriqué 1,5 million de portes de placard en 2014 et table sur un CA de 60 M€ en 2015, réorganise également ses méthodes de production dans la cadre du projet "Usine du future" porté par la Région Aquitaine, pour coller au plus près des demande de ses clients. Optimum, qui veut renforcer sa présence auprès des négoces professionnels, prévoit par ailleurs de développer de nouvelles gammes de produits.

Autre stratégique pour l'entreprise : l'innovation autour de l'habitat senior de demain.

"Nous avons créé avec les Senioriales (promoteur de résidences seniors) un consortium pour réfléchir à ce que doit être l'habitat senior non médicalisé évolutif, autour d'architectes, de promoteurs et d'industriels. L'idée est de créer des logements modulables qui évoluent en fonction des difficultés de motricité des habitants entre 55 et 85 ans. Un logement prototype vient d'être inauguré en région parisienne, inauguration au cours de laquelle nous avons été interpellés par des moins de 50 ans intéressés par cette modularité, ce qui va nous permettre aussi d'aller vers produits innovants."

Ce projet devrait aboutir fin 2016.

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Commentaires
a écrit le 16/11/2015 à 14:06 :
Merci de mettre en ligne notre second commentaire.
a écrit le 15/11/2015 à 9:17 :
"Réfléchir" pour faire évoluer l'habitat des seniors avec la société "Les Senioriales" ?
Il faudrait que les personnes concernées qui peuvent être de bonne foi, s'informent sur les résidences donc logements que ce promoteur laissent à ceux qui leur ont fait confiance... Il suffit de se renseigner sur le site de l'ADCS (Association de défense des copropriétaires des résidences Senioriales) pour comprendre = www.senioriales-indignezvous.fr
Pour faire respecter leurs engagements, les syndicats de copropriétaires ou des copropriétaires sont obligés d'engager des procès !
a écrit le 13/11/2015 à 16:23 :
Nous proposons que les adhérents de l'association, qui habitent dans les résidences Senioriales, soient consultés, car ils en ont à dire sur la qualité et l'ergonomie des logements réalisés par les Senioriales ! Il y a quelques exemples sur le site de l'ADCS (www.senioriales-indignezvous.fr). Difficile de faire pire !

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