Gilles Babinet : "Soit on devient un pays numérique, soit on sera effacé de l’histoire"

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Gilles Babinet, French Digital Champion
"Digital champion", autrement dit représentant de la France auprès de la Commission européenne pour les questions du numérique, Gilles Babinet précise quel est son rôle et analyse le poids de la filière française au plan mondial. "Depuis plusieurs mois, plusieurs phénomènes se conjuguent, estime-t-il : il y a la French Tech, très visible à l’international, on voit aussi les initiatives de Xavier Niel (patron de Free, NDLR) avec la Halle Freyssinet et l’école Le 42, et puis il y a ce qui s’est passé au CES, le Consumer electronics show. On s’est décoincé mais il reste quelques problèmes à résoudre." Il pointe en premier lieu le financement de l’innovation : "On n’investit que 830 millions d’euros, à comparer aux 47 milliards de dollars aux Etats-Unis : la proportion n’y est pas."

Interrogé à l'occasion du 1er Forum Smart City Bordeaux organisé par notre journal en avril, Gilles Babinet revient sur les atouts français et insiste sur le virage numérique à prendre : "Soit on devient un pays numérique, soit on sera effacé de l'histoire d'une manière ou d'une autre. Notre histoire est emprunte de modernité, il n'y a pas de raison qu'on n'y aille pas."

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Commentaires
a écrit le 07/05/2015 à 11:26 :
Effacé de la géographie, on peut l’imaginer même si le scénario est pessimiste, mais effacé de l’histoire, je ne vois pas bien comment ce serait possible…
a écrit le 07/05/2015 à 9:36 :
Un pays numérique n'est qu'un pays virtuel que la moindre éruption solaire est capable d'anéantir!
a écrit le 06/05/2015 à 22:39 :
Je suis sûr qu'il y a de bonnes choses à écouter. Mais comment ne pas ressentir un malaise devant le "Digital Champion"... Quelle suffisance de nos (enfin, des) institutions bureaucratiques que de choisir un tel terme. Sur le fond, que dire de notre excellence sinon que dans un régime économique où la rupture est accaparée par le capitalisme de connivence afin de créer ex abrupto les nouveaux rentiers maîtres du jeu, seule compte la capacité à dominer le marché capitalistiquement, faut-ce au prix de laisser pendant des années côtées en bourse des boîtes qui perdent de l'argent. A ce jeu là, nous ne pouvons nous mesurer aux US. Leur politique hégémonique est parfaitement outillée. La nôtre non. Nous ne pouvons qu'être une pépinière dans laquelle les sur-capitalisés viendront faire leur marché. Et Bruxelles est parfaitement complice de ce procédé, car tout ce que cette administration a su faire, c'est de favoriser les grands groupes face aux petits. Le contenu des directives et la prétention des noms donnés aux textes n'ont aucun rapport, en bonne novlangue. On parle de libérer la concurrence quand on musèle les plus petits. En ce sens, le Traité Transatlantique et les dernières prétentions de la Commission en disent long. Au final, nous financerons par l'impôt la sélection qui permettra à d'autres de se développer: du perdant perdant en somme.
a écrit le 06/05/2015 à 15:17 :
Rien que cela !!! Depuis le temps que semaine après semaine, on lit ou on entend la mort de la France, le suicide francais, le déclin, la déroute, la cachexie finale.... et j'en passe... Mais quel intérêt pour ces sottises récurrentes ? Pourquoi un tel goût pour des propos dont le caractère ridiculement outrancier discrédite leur auteur ? Allons, un peu de recul, de modération et ,pour tout dire, de bon sens, ferait du bien a tout le monde. Ces exagérations ne devraient pas être reprises dans les médias. Elles insultent l'intelligence des lecteurs.

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