Demooz lève des fonds

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Geoffrey Vidal, cofondateur de Demooz, testant les Google Glass
Geoffrey Vidal, cofondateur de Demooz, testant les Google Glass (Crédits : Demooz)
Demooz annonce avoir bouclé sa première levée de fonds à hauteur de 210.000 €. En l'espèce, il s'agit de subventions, d'avances remboursables et d'une augmentation de ses capitaux propres. La startup bordelaise a mis en place une plateforme permettant de tester des produits essentiellement high-tech dans des conditions réelles d'utilisation, chez un particulier, avant de l'acheter. Revendiquant 1.500 utilisateurs, elle est actuellement en plein pivot.

Dans le cadre de cette levée de fonds, Demooz "a reçu le soutien d'institutions régionales comme le Conseil régional d'Aquitaine et le Réseau Entreprendre Aquitaine mais aussi d'instances nationales comme Bpifrance", explique l'entreprise dans un communiqué.

"Demooz possède donc les ressources nécessaires à la réussite de sa phase d'amorçage. Les subventions vont permettre à la société d'accélérer son développement sur plusieurs niveaux tels que le développement technique de la plateforme web, l'amélioration de la satisfaction clients, les tests des canaux d'acquisition utilisateurs ou encore la diversification de ses gammes de produits."

La société s'est également attachée l'expertise de Denis Jamet, fondateur de Yahoo France, qui officiera en tant que conseiller stratégique.

Tester en conditions réelles

C'est en voulant acheter une télévision avec son premier salaire d'ingénieur que Geoffrey Vidal a eu l'idée de Demooz :

"J'avais repéré un modèle sur Internet et je voulais le tester en magasin avant de l'acheter en ligne, notamment pour vérifier la qualité d'image. Je ne l'ai pas pas trouvé dans le commerce mais un ami qui avait le même m'a proposé de le tester chez lui autour d'une bière."

Un déclic pour le Toulousain qui fonde fin 2013 la société Demooz, avec son associé Pierre Musso et son père Régis Vidal. La société part du constat que le test en magasin ne garantit pas au futur acheteur des conditions optimales : mauvaise luminosité, conseils de vendeur non utilisateurs du produit... La première version bêta du site Internet est lancée en avril 2014 avant une deuxième mouture en janvier 2015. Le concept est simple. Le site Internet propose toute une série d'objets high-tech à essayer : objets connectés, appareils photos... Le futur acheteur fait une demande de test et il est mis en relation avec un particulier près de chez lui qui possède déjà ce produit.

"Cela représente un double avantage : tester en conditions réelles l'objet et recueillir les impressions d'un particulier, poursuit Geoffrey Vidal. Si l'on prend l'exemple d'un thermostat connecté, en magasin, il ne sera pas possible de changer la température. D'autre part, contrairement au vendeur d'un magasin, le particulier est bénévole, il livre simplement son expérience d'utilisateur."

Pivot en cours

La startup bordelaise, également présente à Toulouse au sein de l'accélérateur privé Ekito, fait également pivoter son modèle économique. Le site, entièrement gratuit, comptait jusqu'à présent nouer des partenariats avec des marques, offrant de la visibilité à leurs produits moyennant finances, et avec des sites de e-commerce.

"Nous travaillons désormais directement avec les fabricants, à qui nous vendons les contacts des personnes qui essaient leurs produits. Il s'agit de prospects très qualifiés, qui les intéressent donc fortement", résume Geoffrey Vidal.

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