Piloté par Unitec, l'accélérateur de startups de la Région Nouvelle-Aquitaine se précise

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Stéphane Rochon et Didier Roux, respectivement directeur général et président d'Unitec
Stéphane Rochon et Didier Roux, respectivement directeur général et président d'Unitec (Crédits : Unitec)
On en sait désormais un peu plus sur le programme d'accélération de startups porté par le Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine et opéré par Unitec en partenariat avec Aquitaine Développement Innovation. L'appel à candidatures est lancé.

Après avoir travaillé sur la préfiguration et sur la mise en place de l'accélérateur de startups impulsé par le Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine dans le cadre de sa feuille de route "Région start-up", Unitec a, assez logiquement, été choisi pour en être l'opérateur. Un travail qui sera mené en partenariat avec l'agence Aquitaine Développement Innovation Nouvelle-Aquitaine. Pour Unitec, qui présentait ses vœux au centre Condorcet de Pessac il y a quelques jours, le challenge sera de taille : aider des startups prometteuses à se transformer en scale-ups capables de se projeter à l'international et d'atteindre une masse critique rapidement.

L'appel à candidatures pour la première promotion de cet accélérateur a été lancé ce lundi (dossier à déposer en ligne) et s'achèvera le 2 février. Cinq à 7 startups devraient être choisies pour cette 1re promotion qui débutera en avril, et autant en fin d'année pour la 2e.

"Nous recherchons des pépites implantées en Nouvelle-Aquitaine ou qui prévoient de s'y installer, principalement créées il y a moins de 6 ans, qui ont prouvé la pertinence de leur concept et réalisent déjà du chiffre d'affaires, énumère Stéphane Rochon, directeur général d'Unitec. Elles sont dans une phase où elles cherchent à se déployer et à accélérer leur croissance, notamment à l'international."

Les lauréates bénéficieront de 12 mois d'accompagnement avec une journée par mois d'ateliers collectifs et d'échanges entre entrepreneurs, l'appui d'un startup manager dédié trois jours par mois en moyenne afin d'aider les dirigeants dans leurs réflexions, ainsi que la mise à disposition d'un bureau de passage à Pessac, dans les locaux d'Unitec, ainsi qu'à Paris, et enfin un rapport d'analyse et de notation réalisé par la société Early Metrics, qui évaluera toutes les candidatures.

Adossement au futur fonds d'investissement régional

Contrairement à beaucoup d'accélérateurs, celui qui sera opéré par Unitec n'exigera pas de prendre une participation au capital des startups accompagnées ou ne facturera pas la location de locaux. En revanche il demandera aux entreprises une contribution de 800 € par mois. Elément important, cet accélérateur doit être adossé au fonds d'investissement régional que le Conseil régional constitue actuellement et qui devrait être capable de se positionner sur des tickets d'investissement compris entre 5 et 15 M€ par opération. Interrogé sur le sujet lors de ses vœux à la presse, Alain Rousset a répondu que 120 M€ avaient été collectés pour le moment sur les 200 M€ envisagés.

Ce sujet n'est pas le seul pour Unitec, qui ne cesse de voir son activité croître. Avec 114 startups accompagnées en 2017, la technopole, réputée entre autres pour sa compétence en matière de montage de dossiers de financement solides, a dû durcir ses critères de sélection et ne retient plus qu'un quart des propositions qui lui parviennent, contre un tiers auparavant. Unitec a fusionné au début de l'année avec AEC, l'agence aquitaine du numérique, un dossier qui était sur les rails depuis plusieurs mois.

La structure a également été retenue, comme Héméra et Technowest dans la métropole bordelaise, comme partenaire du French Tech Visa, dispositif qui vise à attirer sur le territoire français des startups du monde entier. "La France est réellement attractive et Bordeaux l'est tout particulièrement, relève Didier Roux, récemment élu président d'Unitec. Il faut absolument jouer cette carte bordelaise pour attirer des startups étrangères." Enfin, Unitec a noué un autre partenariat avec Station F, l'immense campus de startups créé par le patron de Free, Xavier Niel, pour donner accès à tarif réduit aux services et aux bureaux de l'incubateur parisien.

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