Les fintechs ont rendez-vous à Bordeaux les 5 et 6 octobre

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Louis Alexandre de Froissard, gérant de Montaigne Conseil
Louis Alexandre de Froissard, gérant de Montaigne Conseil (Crédits : Agence Appa)
Bordeaux redeviendra la capitale française des fintechs le 5 et 6 octobre. La 2e édition de Bordeaux Fintech, organisée par Montaigne Conseil, s'intéressera à nouveau à l'émergence et aux défis de ces nouveaux acteurs de la finance.

Bordeaux Fintech conservera les ingrédients de base qui ont fait le succès de la 1re édition l'an passé. Le cadre, atypique pour parler de finance, reste inchangé : le skate-park de l'Ecosystème Darwin sur la rive droite. Les chevilles ouvrières sont également les mêmes : Louis Alexandre de Froissard, gérant de Montaigne Conseil, et Guillaume-Olivier Doré, président de FinTech Invest et fondateur de FinTech-Mag.com, fondateur de la startup Robin'finance.

La première édition avait réuni plus de 350 participants et 44 participants. Cette année, le rendez-vous prend une coloration plus internationale tout en conservant sa philosophie : poser les débats sur la table, "opposer les modèles, avancer par la confrontation ou la synthèse mais pas par le consensus mou".

Aiguillons des banques

Dans sa note de veille de juillet 2016 consacrée au sujet, AEC, l'Agence régionale du numérique, souligne que l'entrée de ces fintechs "sur un marché en voie de déréglementation estimé à 12,5 milliards de dollars en 2015, risque fort de chambouler les équilibres". Soulignant avec justesse les propos d'Alain Clot, président de l'association France Fintech, qui affirme que "la véritable innovation ne provient pas de la technologie mais des usages".

La 2e édition de Bordeaux Fintech reviendra sur l'année écoulée, qui a vu les fintech gagner en crédibilité. Nulle doute que leur place et leur destin seront examinés à la loupe. Futurs acteurs majeurs de la banque et de la finance ? Aiguillons poussant les banques à se transformer ? C'est par exemple le point de vue de cette même note de veille d'AEC, estimant que "loin de disrupter le secteur traditionnel (comme elles le revendiquaient il y a quelques mois), les fintechs permettent aux banques de se repenser, de repenser la relation à leurs clients et d'envisager plus sereinement l'affrontement prévu avec un adversaire de taille : les géants d'internet qui s'attaquent désormais à ce marché prospère".

Sur deux jours au lieu d'un

Bordeaux Fintech débutera dès le mercredi 5 octobre avec une fin de journée BtoC. Durant cette afterwork baptisé "#UX pitch & stand", les fintechs pourront renseigner le grand public sur les offres et les outils qu'elles proposent. 300 personnes sont attendues lors de ce nouveau temps fort.

"Ces startups ont des applications concrètes pour les entrepreneurs, les experts-comptables, les directeurs des affaires financières, les professions libérales qui veulent mieux gérer leur trésorerie, se faire payer plus facilement ou plus rapidement.... Mais aussi pour tout un chacun", détaillait cet été Louis Alexandre de Froissard en présentant l'événement.

La journée du jeudi 6 octobre sera rythmée par plusieurs tables rondes et ateliers. Le programme est disponible ici. Parmi les 45 intervenants figurent quelques experts de prestige tels que Susanne Chishti (Fintech Circle Innovate) ou encore Marc Halevy, qui s'exprimera sur la virtuosité dans un monde complexe.

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