Baisse des taux immobiliers : une fausse bonne nouvelle ?

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En 2014, il n'a jamais été aussi peu coûteux d'emprunter à taux fixe et ce quelles que soient les durées
En 2014, il n'a jamais été aussi peu coûteux d'emprunter à taux fixe et ce quelles que soient les durées (Crédits : reuters.com)
L’année 2014 des taux d’intérêt des prêts immobiliers s’est achevée en apothéose à la baisse, selon la Météo des taux de la Cafpi, courtier en prêts immobiliers. Une baisse que le courtier compare à une victoire à la Pyrrhus. Pourquoi ?

L'année 2014 s'est achevée comme elle avait commencé pour les taux de crédit : en chute libre. Il n'a jamais été aussi peu coûteux d'emprunter à taux fixe et ce quelles que soient les durées. En Aquitaine, les taux se négocient à 1,70 % sur 10 ans, à 2 % sur 15 ans, à 2,25 % sur 20 ans et à 2,60 % sur 25 ans.

Pour autant, le n°1 des courtiers, la société Cafpi, rappelle que s'ils sont favorables, ces taux ne rassurent pas vraiment. Ils sont la conséquence de nouvelles tensions, notamment sur la dette grecque : "Les investisseurs se tournent vers les autres pays d'Europe, à commencer par l'Allemagne et la France où le taux des OAT (Obligations assimilables du trésor), ou emprunts d'Etats, à 10 ans est descendu à 0,81 % le 26 décembre dernier, son plus bas historique. Une faible rémunération qui ne décourage pas les investisseurs qui préfèrent jouer la carte de la sécurité au détriment de celle de la rentabilité, rassurés qu'ils sont par la politique de soutien de la Banque centrale européenne (BCE)."

Les taux bas ne compensent pas le manque de confiance

Pour autant, dans un contexte de marché actions qui manque de visibilité après la baisse du pétrole et le net repli de l'Euro, il existe un risque déflationniste sur les pays de la vieille Europe. Un risque que la BCE tente d'endiguer en prêtant aux Etats à un taux directeur proche de zéro (0,05 %). Du coup, le principal taux de référence du marché monétaire européen, l'Euribor, est au plus bas à 0,33 %.

Une analyse aussitôt contrecarrée par un scénario plus rose. La baisse du coût de l'énergie, la faiblesse de l'Europe pourraient faire revenir un peu de croissance dans les entreprises européennes en recherche d'amélioration de leurs marges. Si elle n'exclue pas l'effet néfaste corrélé à ce regain, à savoir une poussée d'inflation qui ferait remonter les taux, la Cafpi appelle de ces vœux pour 2015 "une croissance avec une légère remontée des taux, préférable à des taux toujours plus bas sans croissance en perspective", explique la direction du courtier qui rappelle que le problème fondamental du marché de l'immobilier ne se résume pas au taux de crédit. Le facteur manquant reste la confiance.

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Commentaires
a écrit le 08/02/2015 à 23:36 :
Si elle n'exclut pas et non n'exclue pas

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