L’Aquitaine prise dans les turbulences immobilières

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La construction de logements individuels purs a plutôt bien résistée.
La construction de logements individuels purs a plutôt bien résistée. (Crédits : DR)
Le nombre de logements commencés en Aquitaine a fortement reculé au cours des huit premiers mois de l’année. Une chute de régime provoquée par une panne dans le logement collectif.

Les dernières statistiques immobilières produites par le Service de l'observation et des statistiques (Soes) montrent qu'en 2014 le nombre de logements commencés en Aquitaine a lourdement chuté, de 64,2 %, entre janvier, où 3.470 mises en construction ont été enregistrées, et août où elles n'étaient plus que 1.242. Le premier gros décrochage s'est produit entre les mois de janvier et février, avec un recul spectaculaire des logements commencés de 41,2 %, soit 2.036 unités mises en construction.

A l'issue du premier semestre, l'évolution du nombre de logements mis en chantier affichait un recul stabilisé à 41,6 % entre janvier et juin (2.024 unités en chantier). Mais au cours des huit premiers mois de l'année, un deuxième choc a ébranlé le marché au cœur de l'été, avec un effondrement de 47,9 % du nombre de logements commencés entre les mois de juillet (2.384 unités) et août (1.242).

Le fort recul de la courbe des logements commencés pendant cette période en Aquitaine s'explique d'abord par l'évolution du nombre de logements collectifs (appartements) mis en chantier.

Coup d'arrêt à l'été

Les logements collectifs représentaient 1.896 unités commencées en janvier, soit 54,6 % de l'ensemble. Or leur nombre a chuté de plus de 55 % entre janvier et février, avec 849 logements commencés. Leur nombre a ensuite continué à s'éroder plus vite que la courbe générale des logements commencés en Aquitaine (avec 641 unités en avril), cette baisse plus rapide ayant été partiellement compensée par la remontée des mises en construction de logements individuels purs (maisons individuelles hors lotissement), passées de 685 en février à 702 en avril. L'évolution des logements collectifs commencés va ensuite repartir à la hausse pour atteindre la barre des 1.033 unités en juillet, soit une poussée de plus de 61 % !

Le retournement enregistré le mois suivant n'en est que plus spectaculaire, puisque le contingent de logements collectifs commencés va alors s'effondrer à 332 unités, soit une chute de 68 % ! Une fois encore, la résistance du nombre de logements individuels purs commencés permet d'éviter une descente aux enfers, puisqu'avec 767 unités en août, ils restent proches de leur niveau de juillet (870). Le logement collectif reste, on le voit, le moteur principal du marché et les nombreux programmes de ce type encore programmés, en particulier dans l'agglomération bordelaise, augurent d'une résistance immobilière sûrement plus robuste que l'on n'aurait pu croire.

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