Banque Courtois : "De bons résultats en 2013" selon son président

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Francis Molino, président de la Banque Courtois
Francis Molino, président de la Banque Courtois (Crédits : DR)
La Banque Courtois, dont le siège est à Toulouse mais qui couvre également l'Aquitaine, a réalisé en 2013 un résultat stable, avec un produit net bancaire (équivalent du chiffre d’affaires) en hausse de 1,1 %, à 164 M€. L’établissement, qui a fait de la proximité son principal axe stratégique, mise en 2014 sur le digital. Francis Molino est le président de la Banque Courtois. Interview.

Le PNB de la Banque Courtois est stable en 2013, comment analysez-vous ce résultat ?

Nos performances économiques et financières se maintiennent à un bon niveau, malgré la crise. Notre PNB progresse de 1,1 % à 164 M€, et notre résultat d'exploitation s'établit à 44,2 M€, en augmentation de 12,8 %. On constate une évolution significative des dépôts (+ 5,4 %), poursuivant la tendance de 2012 : c'est la crise, nos clients épargnent pour l'avenir. Je dirais que 2013 a été une année correcte, ce qui est une bonne nouvelle !

Comment gérez-vous les éventuelles difficultés des PME, qui constituent les deux tiers de votre fonds de commerce ?

Il est vrai que les PME familiales constituent la majorité de notre fonds de commerce. La Banque Courtois est un banquier de famille. Nous participons toujours au financement de l'économie avec plus de 219,5 M€ décaissés sous formes de crédits d'investissement et / ou de crédit bail. On constate une grande disparité dans les situations des PME. Celles qui innovent et exportent et celles qui sont dans les secteurs aéronautique et mécanique s'en sortent mieux.
Pour les autres, nous avons la chance de bien connaître nos clients, nous les accompagnons pas à pas, nous essayons de prévenir leurs difficultés. Nous ne faisons pas de "gros coups", c'est un travail de longue haleine. Nous sommes également signataires de la Charte pour l'accompagnent des entreprises en difficulté.

Quelles sont vos priorités pour 2014 ?

Nous continuons à développer notre stratégie de proximité. Je fais partie des rares présidents de banque qui se déplacent à la rencontre de leurs clients, et les gens ne s'y trompent pas. Notre fonds de commerce augmente, beaucoup par bouche à oreille, par recommandation. Cette stratégie se ressent aussi dans notre management : il y a peu de niveaux de hiérarchie, ce qui responsabilise tous les salariés. Je réponds moi-même à chaque courrier qui m'est adressé.
La crise favorise notre modèle. C'est pour cela qu'il est hors de question de supprimer une seule de nos 84 agences, même si le digital sera au cœur de cette année 2014. Notre application est disponible sur smartphone depuis plus d'un an, et sur tablette depuis une semaine. Cette année, nos équipes commerciales seront progressivement équipées de tablettes pour organiser des visio-conférences avec d'une part le client et son conseiller, et de l'autre coté, un spécialiste. Nos commerciaux pourront également se déplacer chez le client et lui proposer des simulations.

2014 sera-t-elle meilleure ?

J'ai l'impression que le moral "frétille", mais il faudra attendre 2015 pour connaître une croissance plus affirmée. Malgré tout, il ne faut pas oublier que dans nos territoires, la croissance est deux fois supérieure à la moyenne nationale.

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