ALPC veut mettre des autocars “Macron” aux arrêts

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Certaines lignes TER étant menacées économiquement, la Région demande des limitations et des interdictions de liaisons proposées par certaines sociétés d'autocars.
Certaines lignes TER étant menacées économiquement, la Région demande des limitations et des interdictions de liaisons proposées par certaines sociétés d'autocars. (Crédits : © Francois Lenoir / Reuters)
La loi le permet, la Région ALPC en profite. Arguant du fait qu’elle estime que des lignes d’autocars mettent en péril l’équilibre économique de liaisons TER dont elle a la responsabilité, la Région demande des limitations, voire des interdictions de liaisons.

La loi permet aux autorités organisatrices de transport (AOT) de saisir l'ARAFER (Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières) afin d'interdire ou de limiter les services dont deux arrêts sont distants de 100 km ou moins pour remettre en cause des lignes d'autocars qui assure des liaisons directement en concurrence avec les lignes TER. C'est précisément ce que vient de faire la  Région ALPC, en tant qu'autorité organisatrice de transport TER, pour remettre en cause, limiter voire interdire quatre liaisons de transport interurbains en autocars.
Ces liaisons d'autocars sont nées suite à la loi Macron qui a permis la libéralisation du transport interurbain des voyageurs.

Limitations et interdictions demandées

Depuis, de nombreuses compagnies ont développé des liaisons régulières sur le territoire régional. Trop au regard de la Région ALPC  qui vient donc de saisir l'ARAFER sur quatre liaisons. Il s'agit de la liaison Limoges/Brive-la-Gaillarde, assurée par la compagnie Flixbus et pour laquelle la Région demande une limitation. La liaison Niort/Poitiers, assurée elle aussi par Flixbus est concernée par l'action régionale. Cette fois c'est l'interdiction pure et simple qui est demandée. Interdiction également demandée pour la ligne Brive-la-Gaillarde/Périgueux qui est opérée par la compagnie Courriers Rhodaniens. La ligne Mont-de-Marsan/Pau, assurée par la société Starshipper, est aussi dans le collimateur de la Région qui demande une limitation des liaisons.
La demande de l'AOT qui devait se manifester dans un délai de deux mois à compter de la publication, par l'ARAFER, de la déclaration du transporteur d'assurer la liaison concernée, devra être examinée et faire l'objet d'un avis de la part de l'autorité de régulation d'ici deux mois.
L'AOT, en l'occurrence la Région, devra se conformer à cet avis.

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Commentaires
a écrit le 03/02/2016 à 11:27 :
Certains politiques sont dans le monde des nantis .Interdire le covoiturage aussi pourquoi pas c'est du grand n'importe quoi . C'est privé de déplacement la population qui souffre le plus en ce moment bravo pour un socialiste on dirait un communiste ancienne gènèration ils faudrait plutôt qu'ils réduisent leurs tarifs pour le rendre abordable à un smicard
a écrit le 03/02/2016 à 9:27 :
Bien entendu qu'il faut interdire le co voiturage... et tout simplement les voitures ! qui constituent une concurrence déloyale vis à vis des TER : rapidité, ponctualité...
Ces Régions avec leurs "barons" nous ramènent doucement vers l'âge féodal. Ce qui est intéressant c'est qu'aujourd'hui une Région de gauche, s'oppose aux décisions d'un gouvernement de gauche..... Fermons les yeux et imaginons lorsque le gouvernement sera de droite. Le Roi de France ne sera pas respecté, et ses vassaux en région n'en feront qu'à leur tête... le tout contre productif pour l'intérêt national.
a écrit le 02/02/2016 à 20:44 :
Cela nous permettrait de payer deux fois le transport : avec un billet de train : 26,60€ (vs 14€ en bus et 6€ en covoiturage), et avec nos impôts (qui financent déja une partie des TER.
Il faudrait sans doute aussi interdire le covoiturage (et même les voitures personnelles 20,40e suivant les estimations Kelbillet).
Ou essayer de résoudre le problème de prix de revient des TER.
a écrit le 02/02/2016 à 17:17 :
Donc les chauffeurs de bus qui avaient été engagés vont retourner au chômage et la Région va continuer de financer des TER toujours en retard, avec des horaires peu efficaces, souvent à moitié vides ... cohérence !
Réponse de le 06/02/2016 à 11:05 :
Des trains vides et des bus pleins : Pourquoi ?
C'est la première question a se poser pour nos politiques. Il faut pour cela qu'ils soit capables de faire une analyse cohérente sans reprendre les chiffres avancés par la SNCF. Le coût du billet est basé sur le coût d'exploitation et sur la quantité de voyageurs transportés : il faut donc augmenter le nombre de voyageurs pour baisser le prix et non augmenter le prix pour couvrir les frais dus au manque de voyageurs. Nos énarques et politiques semblent bien trop éloignés de la réalité pour être capable de prendre des décisions utiles, ils vivent dans leur cage dorée depuis des années se déplacent avec chauffeur ou escortés et ne subissent jamais la joie des embouteillages ou des retards de train.

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