Le glacier Ô Sorbet d’Amour entre en bourse !

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C'est dos à la place de la Bourse, à Bordeaux, et un pot de glace au caviar Sturia en main que Pascal Hamon (PDG) et son épouse Nathalie ont annoncé la première entrée en bourse du glacier girondin Ô Sorbet d'Amour.
C'est dos à la place de la Bourse, à Bordeaux, et un pot de glace au caviar Sturia en main que Pascal Hamon (PDG) et son épouse Nathalie ont annoncé la première entrée en bourse du glacier girondin Ô Sorbet d'Amour. (Crédits : Pascal Rabiller)
Pas le temps de fondre. Depuis qu’en mars dernier le destin de la glace artisanale Ô Sorbet d’Amour a été pris en main par Pascal Hamon, l’entrepreneur pilote un développement éclair qui passe, dans l’ordre, par des ouvertures en propre, la franchise, en France et à l’étranger, la distribution en CHR et même une entrée en bourse fin novembre.

Bourse, Chine, franchise, Portugal... les glaces artisanales Ô Sorbet d'amour s'enrichissent de nouveaux parfums au goût d'ambition.
Sous la houlette de son dirigeant, Pascal Hamon, le glacier s'apprête à entrer en Bourse. Une entrée en Bourse sur le marché libre qui devrait concerner, dans un premier temps, 10 % du capital de la société qui emploie 12 personnes à ce jour.
"Pour nous, cette introduction, qui interviendra fin novembre-début décembre, est un tour de chauffe", expliquent en chœur Pascal Hamon et Louis Thannberger, spécialiste de l'introduction boursière (sté IPO N°1) qui l'accompagne dans sa démarche aux côtés de la Compagnie Juridique et de Champeil Asset Management qui prépare le dossier d'introduction.

Lever 12 à 15 M€ sur le marché libre d'Euronext

"Nous souhaitons lever entre 12 et 15 M€ sur le marché libre, explique Pascal Hamon. Cela va nous permettre de renforcer nos capacités de financement afin d'accompagner notre développement, faciliter des opérations de croissance externe avec la possibilité, de fait, de paiements en actions cotées et offrir une solidité financière nécessaire à un franchiseur comme nous", souligne celui qui dirige depuis mars 2015 seulement cette société créée il y a 80 ans près d'Arcachon, sous la marque Au Cornet d'Amour à l'époque.

Ancien cadre dans la restauration collective, directeur des opérations pour le groupe Gérard Joulie (une dizaine de brasseries à Paris) puis ex-franchisé Class'Croûte, Pascal Hamon, par ailleurs restaurateur en Bordelais (Chémoi et K2) a mis en place une stratégie de développement ambitieuse pour Ô Sorbet d'Amour.
Cette stratégie s'est d'abord traduite par la mise en place d'un nouveau logo, d'une charte commerciale différente et trois ouvertures majeures de point de vente en propre (Porte-Dijeaux et Promenade Sainte-Catherine à Bordeaux puis Mérignac à la fin du mois d'octobre).

Franchise : Cap sur 300 boutiques en Chine !

Aujourd'hui, le principal axe de développement du glacier artisanal de La Teste (Gironde) c'est la franchise. "C'est notre priorité absolue désormais", assure Pascal Hamon. "Nous avons les produits et la marque pour cela. Notre objectif en France est de 50 boutiques en quatre ans, principalement dans les zones balnéaires, côte ouest, sud-ouest et grandes villes".
Mais la France n'est pas le seul objectif d'Ô Sorbet d'Amour. "En février nous ouvrons une première franchise au Portugal, à Porto. Plusieurs autres suivront."
Une "broutille" ou presque au regard de ce qui se dessine en Chine.

"Nous venons de signer un pré-contrat avec le fonds hongkongais Richfield Capital. Nous nous rendons dans quelques jours sur place pour finaliser l'accord pour une master franchise qui portera, dès l'an prochain, sur une cinquantaine de boutiques d'ici la fin de l'année 2016, et sur 300 implantations entre la Chine continentale, Hong Kong, Taïwan et Macao d'ici cinq ans".

Si l'outil de production situé à LaTeste est capable de passer d'une production actuelle de 200.000 litres par an à 800.000 litres à périmètre constant, il est certain qu'en cas de succès du contrat chinois, les choses devraient évoluer.

"D'ici quelques mois, nos effectifs vont doubler, nous structurons notre société avec des postes de responsables qualité, communication, financiers... mais pour ce qui concerne la production nous resterons à La Teste, c'est la condition sine qua non de notre développement qui s'appuie, d'abord, sur notre qualité, nos produits naturels, notre savoir-faire artisanal. Dans deux ans nous ferons évoluer l'outil, mais il n'est pas question de produire ailleurs et dans des conditions différentes. Les Chinois imaginaient bien une production chez eux... mais c'était non négociable, ce que leurs consommateurs veulent, c'est l'assurance et le goût de l'artisanat glacier d'Ô Sorbet d'Amour dont les sorbets contiennent entre 55 et 70 % de fruit par exemple alors que la norme porte à 45 % le taux de fruit habituellement", assure Pascal Hamon.

Ô Sorbet d'amour veut décrocher plus de tables étoilées

Au-delà de la franchise et de la master franchise, Ô Sorbet d'Amour entend renforcer ses positions sur le marché B to B, via la CHR. Aujourd'hui les glaces girondines sont proposées dans une quinzaine d'établissements en France. Grâce à un accord de distribution passé il y a quelques jours avec le groupe familial Pomona, ce chiffre devrait fortement se développer dans les mois à venir.

"Pomona c'est 50 commerciaux qui vont proposer nos glaces artisanales premium qui ne figurent pas encore à leur catalogue de propositions faites aux très bonnes tables du Grand Sud-Ouest", explique Pascal Hamon. "D'ici quelques mois nous espérons en compter plus de 200."

La création du "club des chefs chefs" qui réunit des chefs étoilés et Meilleurs Ouvriers de France, sous la conduite de François Adamski, devrait, en mettant au point une recette originale tous les trois mois (Glace au caviar Sturia, crème glacée fraise-piquillos...) et en jouant le rôle d'ambassadeurs de la marque, participer de cette conquête des cartes des bonnes tables.

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