Gestion de l’ex Poitou-Charentes : le groupe UDI à la Région dépose plainte

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Jean Dionis président du groupe UDI à la Région Nouvelle-Aquitaine et Nathalie Delattre, conseillère régionale, annoncent le dépôt d'une plainte nominative au commissariat de Bordeaux.
Jean Dionis président du groupe UDI à la Région Nouvelle-Aquitaine et Nathalie Delattre, conseillère régionale, annoncent le dépôt d'une plainte nominative au commissariat de Bordeaux. (Crédits : HL)
Le groupe UDI à la Région Nouvelle-Aquitaine a déposé plainte cet après-midi au commissariat de Bordeaux. Les élus se fondent sur le rapport de la Chambre régional des comptes sur la gestion Poitou-Charentes durant la dernière mandature.

C'est le deuxième dépôt de plainte depuis la présentation du rapport de la Chambre régionale des comptes le 19 décembre dernier. Après celle qui a été déposée contre X par l'élue UDI Véronique Abelin le 3 janvier à Poitiers, le groupe UDI à la Région Nouvelle-Aquitaine a déposé plainte cet après-midi au commissariat de Bordeaux. En ligne de mire, la gestion des comptes de l'ex Poitou-Charentes durant la dernière mandature. Il s'agit cette fois-ci d'une plainte nominative. C'est l'ancien directeur des finances qui est visé.

"La cour des comptes est très claire. Elle parle d'usurpation de fonction. L'ancien directeur des finances de l'ancienne Région Poitou-Charentes Daniel Parizot a signé des contrats d'emprunts sans délégation de fonction. Des emprunts par ailleurs opaques et chers. Il n'était pas autorisé à le faire. C'est un délit, voilà pourquoi le procureur doit être informé. Le préjudice est grave", explique Jean Dionis, président du groupe UDI à la Région Nouvelle-Aquitaine et maire d'Agen.

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Trouver des réponses aux questions

Jean Dionis précise saisir la justice pour avoir des réponses à plusieurs questions toujours en suspens  :

"Pourquoi est-il allé chercher des emprunts opaques et chers ? Pourquoi avoir sollicité des banques irlandaises, écossaises ou allemandes et non françaises ? Pourquoi ne pas avoir accepté de bénéficier de la société de financement local (Sfil) mise en place justement pour résoudre le problème des ''emprunts toxiques'' ? Sommes-nous dans le cas d'une incompétence caractérisée ? C'est à mon sens peu probable. Est-ce qu'une instruction a été donnée ? Par qui ? Quel a été le mobile de cette politique d'endettement qui va coûter 46 M€ ?"

Le groupe UDI à la Région Nouvelle-Aquitaine espère aujourd'hui l'ouverture d'une enquête. "J'ai bon espoir que le procureur nous entende. Je n'imagine pas une seule seconde qu'il classe cette affaire sans suite" complète Jean Dionis.

Fin janvier, Jean-François Macaire qui avait succédé à Ségolène Royal à la tête de l'ex-région Poitou-Charentes en 2014 a démissionné de son poste de vice-président de la région Nouvelle-Aquitaine. Une décision qui fait suite à sa prise de poste à la Préfecture d'Ile-de-France. Il reste membre du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine.

Pour mémoire, la gestion de l'ex région Poitou-Charentes est soumise au feu des critiques depuis plusieurs mois, au point que la Chambre régionale des comptes a jugé intenable la situation telle qu'elle était au 31 décembre 2015. Dans le viseur notamment, près de 45 M€ d'emprunts toxiques, dits hors charte Gissler et aujourd'hui plus commercialisés. "Poitou-Charentes a reporté sur la nouvelle région des charges d'un montant de 86,4 M€ datant d'avant le 15 novembre 2015, notre hypothèse basse, et de 111,6 M€ si l'on inclut le mois de décembre, l'hypothèse haute. Au titre des mêmes périodes l'Aquitaine a reporté 0,07 M€ et 1,9 M€, et le Limousin 0,59 M€ et 4,27 M€", nous indiquait notamment le président de la Chambre régionale des comptes fin 2016.

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