Une convention régionale pour plus d’égalité femme/homme au travail

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Frédéric Toubeau, directeur régional de Pôle emploi Nouvelle-Aquitaine (à gauche) et Michel Stoumboff, secrétaire général aux Affaires régionales pour l'Etat (à droite) ont signé une convention régionale sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.
Frédéric Toubeau, directeur régional de Pôle emploi Nouvelle-Aquitaine (à gauche) et Michel Stoumboff, secrétaire général aux Affaires régionales pour l'Etat (à droite) ont signé une convention régionale sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. (Crédits : HL)
L’Etat et Pôle emploi viennent de signer à Bordeaux une convention régionale sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Le but est de relancer la dynamique et d’homogénéiser les actions à l’échelle de la Nouvelle-Aquitaine.

La Nouvelle-Aquitaine est la 3e région française par sa féminisation de la demande d'emploi. Concrètement, 53 % des demandeurs d'emploi sont des femmes dans la région. Par ailleurs, 50 % des femmes inscrites ont un diplôme supérieur au baccalauréat, soit 10 points de plus que les hommes. Autres chiffres éloquents : les métiers d'aide à la personne sont occupés en très grande majorité par des femmes, qu'il s'agisse des métiers d'assistance auprès d'enfants (99 % de femmes), de services domestiques (98 %), de nettoyage des locaux (81 %), ou encore de secrétariat (97 %).

"Il y a des efforts à faire et de nombreux travaux à mener", a ainsi réagi Frédéric Toubeau, directeur général de Pôle emploi en Nouvelle-Aquitaine, "d'où l'importance de la signature de la convention régionale pour l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes avec l'Etat". Cette convention a été établie dans le prolongement de l'accord national signé entre l'Etat et Pôle emploi pour la période 2015-2018.

Relancer la dynamique

"Le but de cette convention est de relancer la dynamique et d'homogénéiser les actions à l'échelle de la nouvelle grande région. Des aides proposées par Pôle emploi ne sont pas toujours utilisées, je pense par exemple à l'aide parent isolé. Nous prévoyons également de davantage communiquer autour de l'observatoire régional de l'emploi. A travers cette convention, nous souhaitons également amplifier l'utilisation de la méthode de recrutement par simulation qui fait abstraction de l'âge et du sexe du candidat", explique Frédéric Toubeau.

Pour Sophie Buffeteau, directrice régionale aux Droits des femmes et à l'égalité, l'enjeu lié à la mixité dans l'emploi est de faire rentrer des femmes dans les métiers d'hommes mais aussi des hommes dans les métiers de femmes.

"Ce qui compte, ce n'est pas la féminisation mais la mixité", insiste-t-elle.

"Les phases de formation initiale et d'entrée dans l'entreprise constituent des moments clés et il est frappant de voir qu'en 2017, au moment de l'orientation, le critère sexué pèse de tout son poids, même si ce n'est pas le seul. L'action concrète est déterminante", précise Michel Stoumboff, secrétaire général aux Affaires régionales.

Sortir de la culpabilité pour travailler sur les stéréotypes

La convention a été signée à l'issue d'une réunion à laquelle étaient conviés des responsables des ressources humaines d'entreprises de la Nouvelle-Aquitaine. Patrick Scharnitzky, docteur en psychologie sociale, est intervenu pour évoquer la diversité et les stéréotypes et surtout apporter sa vision sur le sujet :

"Le message que je souhaite faire passer est le suivant : il ne faut pas culpabiliser, nous sommes tous animés par des stéréotypes. Ce qui compte, c'est de l'admettre et ensuite de travailler pour que ces stéréotypes soient le moins impactant possible. On évite donc d'avoir à faire des recrutements quand on est fatigué ou ému. Les RH n'ont pas l'habitude d'entendre ce genre de discours. Une chose est sûre, les choses avancent dans le bon sens."

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