Fermes d'insectes : Entomo Farm lève 1,2 M€

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Unité de production autonome et transportable, l'Entomo box a une capacité de production de 5 tonnes/an sur une surface de 28 m2.
Unité de production autonome et transportable, l'Entomo box a une capacité de production de 5 tonnes/an sur une surface de 28 m2. (Crédits : Entomo Farm)
Premier fabriquant de fermes d'élevage d'insectes pour la filière agroalimentaire, Entomo Farm, créée en 2014 à Blanquefort, vient de lever 1,2 million d'euros notamment auprès de la plateforme de financement participatif Sowefund. L'objectif est de financer le développement d'un système automatisé pour l'élevage d'insectes, permettant aux pisciculteurs de produire eux-mêmes sur site leurs protéines animales.

Lancée cet automne avec l'objectif de lever 500.000 euros, la campagne de crowdfunding  d'Entomo Farm a finalement permis de lever 1,2 M€. Cette startup qui a mis au point un système automatisé d'élevage d'insectes, créée en 2014 à Blanquefort, a collecté plus de 900.000 euros sur la plateforme de financement participatif Sowefund.com qui permet aux entreprises de se financer aussi bien auprès des acteurs traditionnels que des particuliers. "Le projet le plus populaire de notre plate-forme", témoigne Benjamin Wattinne, directeur général de Somefund.com.

La société a collecté ces fonds auprès d'investisseurs privés, de business angels (Stéphane Zittoun, Jean-Philippe Bour, holding Initis), et a bénéficié du soutien d'Aqui-Invest, fonds de co-investissement créé par le Conseil régional d'Aquitaine avec l'aide du Feder. Cette opération a été complétée par des prêts auprès de Bpifrance et d'un acteur bancaire.

Première cible : la filière piscicole

Avec son système éco-industriel pour l'élevage d'insectes et leur transformation en farine, Entomo Farm,  hébergée par la Technopole Bordeaux Technowest à l'Ecoparc de Blanquefort (33), et incubée par l'incubateur technologique Incuballiance (91), avait déjà convaincu en 2014 Marc Simoncini (Meetic), Jacques-Antoine Granjon (vente-privee.com) et Xavier Niel (Free) en 2014, lors du concours 101 projets.

Conçu pour répondre aux besoins de l'industrie agroalimentaire, ce système permet de produire de grandes quantités de farine d'insecte rapidement, avec des coûts de production et un impact environnemental très faibles, en garantissant la traçabilité et la sécurité sanitaire du produit final.

Déclinés au format container maritime (Entomo Box) ou usine (EntomoPolis), les systèmes sur-mesure d'Entomo Farm peuvent fonctionner n'importe où. La solution intéresse particulièrement la filière piscicole, à la recherche d'une alternative durable aux farines de poissons, la principale source de protéines animales dans l'alimentation des poissons d'élevage, dont le prix a augmenté de 186 % ces 10 dernières années.

Bientôt l'international

"Nos premiers sacs de farines viennent de sortir de notre unité pilote de Blanquefort. Tout l'enjeu de 2016 consiste à finaliser la mécanisation et l'automatisation de la chaîne de production, afin de se positionner comme leader technologique et de commencer à livrer nos premiers clients", précise Clément Soulier, co-fondateur et directeur industriel d'Entomo Farm.

La société ambitionne déjà un développement rapide à l'international. Car cette campagne lui a également permis de se faire remarquer sur les marchés étrangers. Grégory Louis, président fondateur d'Entomo Farm, précise qu'au cours de cette campagne de crowdfunding,

la société a "reçu beaucoup de marques d'intérêt en provenance d'Asie et d'Afrique de l'Ouest. L'ampleur de ce premier tour de table nous permet d'envisager un développement commercial à l'international dès cette année, d'autant que nous avons maintenant derrière nous une équipe de business angels qui nous ouvre des portes à l'étranger."

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Commentaires
a écrit le 31/05/2016 à 18:26 :
ça serait pas exactement la même chose qu'YNSECT ?
a écrit le 01/03/2016 à 16:31 :
Whouah! ca c'est fort! Ils vont avoir du mal a proteger leur invention, mais j'espere pour eux que ca durera le pus longtemps possible.
Et la, peu de chance que les defenseurs des animaux aillent les embeter. Les insectes, tout le monde s'en fout.
Au Mexique, il y a deja des elevages de moustiques "OGM" expedies dans le monde entier pour aider a eliminer le paludisme et toute maladie transmise par les moustiques indigenes.
Merci d'envoyer un exemplaire a Aymeric Caron pour qu'il puisse faire son pain!
a écrit le 01/03/2016 à 16:01 :
Une véritable grande innovation.
a écrit le 01/03/2016 à 15:59 :
Ces fermes prélèvent elles les insectes dans la nature ou bien il y a t'il un véritable élevage ?
Réponse de le 02/03/2016 à 6:45 :
Non, ces insectes sont soigneusement prélevés un par un dans la nature pour pouvoir bénéficier du label "bio".Le tout effectué par des ouvriers hautement spécialisés

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