Serial entrepreneur, Christophe Février lance une "OPA" sur l’Aquitaine

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Les Parquets Marty (Cuzorn - 47), en liquidation, figurent parmi les entreprises qui intéressent Christophe Février
Les Parquets Marty (Cuzorn - 47), en liquidation, figurent parmi les entreprises qui intéressent Christophe Février (Crédits : Parquets Marty)
Entrepreneur industriel de 45 ans, spécialiste de la reprise d’entreprises en difficulté, et basé à Paris, Christophe Février se dit à l’affût de dossiers de reprises possibles en Aquitaine. Les Parquets Marty (Tarkett) ont fait partie des cibles figurant dans son collimateur. Il se dit prêt à étudier tous les dossiers qui lui seront présentés. Avis aux vendeurs.

"L'Aquitaine est une région attractive, à fort potentiel de développement pour moi. Il est donc normal que j'étudie des dossiers de reprises de sociétés dans cette région", explique Christophe Février qui est actuellement à la tête de plus de dix établissements en France et à l'étranger, employant 400 personnes pour un chiffre d'affaires global de 80 M€. Dans son escarcelle, des sociétés comme Geo PLC (efficacité énergétique, une centaine de collaborateurs), Valentin (Epernay), leader mondial du bouchage et convoyage pour vins effervescents, Leroy Industries (transformation de bois de peuplier), Tecsom (dalles de moquettes) ou encore Flair Production (journal Le Petit Niçois et production audiovisuelle).
Autant de sociétés créées ou reprises entre 2008 et aujourd'hui après une aventure entrepreneuriale réussie dans l'audit et le conseil aux entreprises.

Deux ou trois dossiers de reprise examinés chaque mois

A son tour conseillé, dans son approche du tissu économique et politique de la région Aquitaine, par l'ancien délégué régional de France 3 Aquitaine, Jean-Pierre Bertrand (JPB Consulting), Christophe Février s'intéresse depuis plusieurs mois aux sociétés aquitaines en difficulté dans des secteurs à potentiel.

"J'examine deux à trois dossiers de reprises d'entreprises par mois. Actuellement, l'Aquitaine m'intéresse beaucoup. J'ai examiné de près le dossier landais de Gascogne. Il était un peu trop gros pour moi et je suis d'ailleurs très heureux de son issue. Les repreneurs sont de très grande qualité... meilleure que les précédents propriétaires."

Christophe Février dit vouloir chercher à consolider son groupe en ajoutant des activités et marchés complémentaires aux entités qu'il a déjà en portefeuille. "Je m'intéresse, par exemple, aux activités liées au bois pour compléter l'offre de Leroy Industries."
Cette approche explique pourquoi il s'est fortement intéressé au dossier concernant Tarkett, Parquets Marty, à Cuzorn en Lot-et-Garonne.

"Outre la qualité de la production de ce site, ce qui m'intéresse c'est la complémentarité de l'activité parquets avec celle de ma société Tecsom, présente dans le marché de la moquette. Hélas pour l'instant, mon approche de ce dossier a été infructueuse..."

Un profil de repreneur qui n'a pas bonne presse

Et l'investisseur d'ajouter :

"Je sais que mon profil d'entrepreneur n'a pas bonne presse. Je me suis spécialisé dans la reprise d'entreprises en difficulté. On ne peut pas dire que les élus locaux se soient mobilisés pour écouter ma proposition de reprise. Il faut reconnaître aussi que du côté de Tarkett, groupe propriétaire depuis 2011 des Parquets Marty, on ne peut pas dire non plus que l'envie de sauver au moins une partie des emplois ait sauté aux yeux."

Le projet de Christophe Février concernant les Parquets Marty  prévoyait, en cas de reprise de l'activité, de redémarrer avec une cinquantaine de postes sur les 120 que comptait l'usine aujourd'hui en cours de liquidation.

Outre les Parquets Marty, d'autres dossiers à l'examen

"L'immobilisme sur ce dossier Marty est regrettable. Si je réalise 3 ou 5 acquisitions par an, en France et à l'étranger, ce n'est pas pour ne faire que passer. Ces acquisitions sont mûrement réfléchies et participent à la construction d'un groupe solide, tant financièrement que stratégiquement sur les marchés où sont présentes ces différentes entités."

Quoi qu'il en soit, l'investisseur n'a pas perdu l'appétit pour les entreprises locales : "Je suis attentif à toutes les opportunités."  Il dit rester à l'affût de nouveaux dossiers de reprises. "Je suis en train d'examiner un projet de reprise dans la filière bois. A lui seul, en cas de réussite, il pourrait nous faire tripler de taille !"

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Commentaires
a écrit le 16/04/2017 à 19:33 :
Malgré tout ce que nous avons entrepris avec l'appuis de l'inspection du travail et autre, nous anciens salariés de Façonnage Mercure à ROUBAIX combien de fois nous l'avons affronter lui et ses sbires SERGE SIMON, MICHEL VADRONICK, mais aussi toute une tribu de bandits que ce sois procureurs liquidateurs Présidents de C.C.I tout un monde de margoulins, il à fini par nous licencier après avoir rempli ses poches au maximum et profiter des aides de l'état et laisser derrière lui des familles en difficulté même un gendarmes réserviste était dans ses magouilles tout comme bien d'autres mais bon nous avons actuellement à la tête de notre gouvernement toute une bande aussi bien organisée.....
a écrit le 17/10/2016 à 11:44 :
quand il nna plus besoin il vire ses sous traitant sans les payer laissant leur personel sur le careau
ps je parle par experience
a écrit le 18/10/2015 à 15:37 :
Est d'autres aussi qui ne sont pas citées je parle d'entreprises reprisent mais amenées à la liquidation judiciaires magouille et compagnie des centaines de personnes laissées dans la galère il ne faut pas oublier la mal créer pas ce drôle de personnage.... Ainsi que toute cette équipe qui le suit dans ses magouilles....
Réponse de le 09/03/2016 à 17:35 :
Exact, les Fevrier, Meteyer, Simon & co n'ont pas fait que du bien...

la preuve ici :

http://www.lavoixeco.com/actualite/Secteurs_activites/Papetrie_et_Graphisme/2010/01/27/article_triste-saga-pour-les-52-salaries-de-l-ex.shtml

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