Alain Juppé veut renouer le dialogue avec le centre

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Alain Juppé le 26 mai 2014
Alain Juppé le 26 mai 2014 (Crédits : DR)
Bien sûr, lors du point presse d’Alain Juppé cet après-midi en préambule du conseil municipal, il a été question de dossiers bordelais. Au moins 3 minutes, et pas une de plus. C’est sur le terrain national que le maire était attendu.

Quelques mots sur la création d'une crèche de 90 places dans le quartier du Grand Parc, sur des subventions pour trois commerces, et sur la vente de bâtiments communaux (place Rohan, rue Elysée-Reclus…) qui devraient rapporter 10 M€ afin de contribuer au financement de la Cité municipale. Concernant les dossiers locaux, c'est tout pour aujourd'hui ! « Je suppose que vous n'êtes pas venus pour ça », a lâché Alain Juppé dans un sourire, devant les journalistes massés devant lui lors de ce point presse.

Effectivement, le maire (UMP) de Bordeaux était attendu sur le volet national au lendemain d'une élection européenne qui a vu le Front national terminer en tête. « C'est d'abord une défaite pour l'Europe, c'est aussi une défaite pour l'image de la France en Europe et c'est également un échec pour le gouvernement et son opposition », a résumé l'édile, évoquant une UMP « dont le manque de cohésion explique sans doute une performance pas à la hauteur de ce que nous attendions ».

Une ligne politique claire

Se demandant « où s'arrêtera l'escalade démagogique » du gouvernement, Alain Juppé a demandé à ce dernier « de cesser de diviser les Français et de leur donner le tournis ». Interrogé sur les conseils qu'il donnerait à François Hollande, Alain Juppé s'en est sorti par une pirouette : « Je me garderai bien de donner des conseils au président de la République. D'ailleurs je crois qu'il a déjà un conseiller bordelais… » Allusion à la récente nomination à l'Elysée de son challenger socialiste Vincent Feltesse lors de la course aux municipales.

Le maire de Bordeaux n'a pas non plus épargné un parti qu'il a contribué à fonder et qu'il a présidé de 2002 à 2004. La teneur du discours qu'il tiendra demain lors du bureau politique de l'UMP devrait tenir en deux axes : clarification de la ligne politique et remise à plat de l'organisation du parti. Alain Juppé « demande une reprise de contact avec les partis du centre » et suggère même qu'une primaire soit organisée avant la présidentielle « avec tous les partis de la droite et du centre ». Interrogé sur la défense de Jean-François Copé dans l'affaire Bygmalion, qui affirme ne pas avoir été au courant, Alain Juppé estime « qu'on ne peut pas se contenter de cet argument ». Refusant de dire s'il demanderait demain la démission de l'actuel président de l'UMP, il a toutefois indiqué qu'il fallait « que la gouvernance soit profondément modifiée » et que le parti ne pouvait pas attendre la conclusion de l'enquête pour prendre des décisions.

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