L’innovation verte, sociale et digitale au coeur de la 1re villa Shamengo à Bordeaux

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Étendue sur plus de 1.000 m2 de plain-pied à proximité du cinéma Mégarama à Bordeaux, la villa Shamengo accueillera notamment une serre bioclimatique.
Étendue sur plus de 1.000 m2 de plain-pied à proximité du cinéma Mégarama à Bordeaux, la villa Shamengo accueillera notamment une serre bioclimatique. (Crédits : Shamengo)
Le chantier de la première villa Shamengo a débuté ce mercredi 5 juin à Bordeaux à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement. C’est un concept unique au monde explique sa fondatrice : une maison-école-laboratoire destinée à promouvoir un nouvel art de vivre autour de 4 valeurs : prendre soin de soi, créer dans l’éthique, préserver la planète et s’engager pour les autres. L’occasion surtout de mettre en valeur des entrepreneurs innovants de France et d’ailleurs.

Cela fait 9 ans que Catherine Berthillier, grand reporter pour la télévision française, travaille sur le projet Shamengo, néologisme composé de shaman, men et go. "Après avoir dénoncé pendant 15 ans ceux qui détruisent le monde, j'ai décidé de promouvoir ceux qui construisent le monde de demain." Catherine Berthillier a alors commencé à constituer une communauté d'entrepreneurs innovants, basés partout dans le monde. "On les appelle les pionniers. Ils ne sont pas connus du grand public. Mon travail consiste à les mettre en lumière dans des portraits vidéo de 2 minutes. 200 sont déjà disponibles en ligne", assure Catherine Berthillier. "Mais pour aller plus loin, j'ai eu envie de fédérer toutes ces initiatives sous un même toit." D'où la volonté de construire une villa Shamengo et c'est à Bordeaux, sur la rive droite, que la première sera construite. Elle sera nomade, démontable. La première pierre vient d'être posée ce mercredi 5 juin sur les allées Serr. Sorte de prototype qui permettra à Shamengo de trouver son modèle économique.

Un modèle économique à construire

"Nous avons obtenu une autorisation d'occupation temporaire pour une durée de cinq ans. Nous nous laissons donc ces quelques années pour valider notre modèle économique. Mais je considère que c'est exactement comme un plan de bataille en cas de guerre. C'est à la fin que l'on voit qui a gagné", explique-t-elle, même si sur le papier les idées sont claires."Ce que l'on aimerait réussir à faire, c'est une économie plurielle, marchande et d'intérêt général, qui repose sur des activités marchandes qui financent des activités non marchandes », détaille Catherine Berthillier.

En attendant, la construction est rendue possible grâce à des apports publics et privés dont le montant n'a pas été dévoilé. Dès 2017, un premier partenariat avait été signé avec Eiffage au moment où le plan stratégique 2020 du groupe mettait l'accent sur deux axes phares, l'entreprise sociétale et l'innovation.

Une maison, école et laboratoire

Concrètement, la villa Shamengo sera une maison dans laquelle on vit, une école et un laboratoire, le but étant de promouvoir un nouvel art de vivre autour de 4 valeurs : prendre soin de soi, créer dans l'éthique, préserver la planète et s'engager pour les autres. "Il y a de plus en plus de tiers-lieu, mais rien de similaire à la villa Shamengo dans le monde", assure Catherine Berthillier.

"Elle permettra, de manière ludique et pédagogique, de mieux comprendre les enjeux du monde de demain et d'y répondre en découvrant et en testant 150 solutions innovantes dans les domaines de l'éco-construction, de l'habitat, de l'énergie, de l'eau, de la gestion des déchets, de l'alimentation, de la maison connectée. Il sera aussi possible d'acheter. On devient un concept store. L'âge d'or des salons et des foires est derrière nous. C'est trop cher", insiste Catherine Berthillier.

Facilitateur pour les entreprises

La villa Shamengo accueillera quatre types de publics : les scolaires, les étudiants, les familles et le BtoB. "Et en l'occurrence, nous offrons un showroom aux entrepreneurs pionniers. Par exemple, Alexandre Dubernard de l'entreprise Vertige à Cenon, près de Bordeaux, va fournir la végétalisation de la toiture. De notre côté, nous lui ramenons des prospects. C'est cet écosystème vertueux que l'on essaie de mettre en place. Philippe Ouaki di Giorno, inventeur d'un procédé qui permet de cultiver dans le désert, a également besoin qu'on lui ouvre les marchés." Pour les entreprises qui développent ou commercialisent un service innovant susceptible de pouvoir enrichir la programmation de la villa Shamengo, les portes restent d'ailleurs ouvertes.

La villa bordelaise sera la première du genre. Mais l'idée est bien d'en construire ailleurs, en France et dans le monde. "Ce serait le rêve absolu, sous forme de franchise sociale, de mettre à la disposition d'autres personnes tout ce que l'on aurait appris de cette première expérience pour faire émerger des villas certes différentes selon les pays, mais avec une partie commune."

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Commentaires
a écrit le 14/06/2019 à 16:45 :
A telle été construite avec des vieux matériaux ? Non le bâtiment ressemble quand même pas mal à tous les nouveaux bâtiments que l'on trouve dans Bordeaux, verre acier bien policé... C'est donc un premier pas seulement.

On les met quand les artistes sur le coup ? Pas les imposteurs pistonnés habituels svp, allez chercher des véritables créateurs dans les zad et autres endroits tranquilles dans lesquels ils se sont réfugiés et vous décuplerez le succès de tels concepts avec des prix de revient moindre.

On est à Bordeaux, dans le Sud Ouest donc, je ne me trompe pas on peut regarder une longueur plus loin que les autres parce que des créatifs on en a un paquet qui vivent dans notre région.

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