Avec Arkeo System la France passe à la maison à ossature acier

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Vue d'une ossature acier léger pour la construction d'une maison .
Vue d'une ossature acier léger pour la construction d'une maison . (Crédits : DR Arkeo System)
Ce mercredi 4 juillet, Peiuko Pourquié devrait faire sensation avec l’inauguration à Bayonne de son usine 4.0 de 800 mètres carrés dédiée à la fabrication d’ossatures en acier léger pour la construction de maisons.

L'acier : du jamais vu ou presque en France dans la construction de maisons, pays où le béton est roi et où l'on commence tout juste à s'intéresser à l'ossature bois.

"Jusqu'ici, avec ma société Arkeo International Déco, je travaillais uniquement à l'étranger et dans les départements d'outre-mer pour le compte de grands constructeurs, comme Bouygues Immobilier. Nous réalisons les aménagements intérieurs, comme le carrelage, la peinture, etc. Lors d'un chantier à Trinidad-et-Tobago, j'ai vu cette usine qui fabrique des ossatures en acier léger pour la construction de maisons. J'avais envie de me diversifier et c'était l'occasion. Ce genre d'usines il y en a presque partout dans le monde, en Amérique du Sud, au Japon, etc., mais pas en France", rembobine Peiuko Pourquié.

Baptisée Arkeo System cette usine ne fonctionne pas comme une imprimante 3D même si elle y fait penser. L'usine se compose d'une machine pilotée par de puissants logiciels et n'a pas besoin de beaucoup de main d'œuvre. Une fois en vitesse de croisière Arkeo System devrait ainsi employer une dizaine de salariés.

L'usine traite l'information contenue dans une clé USB

Cette usine fabrique ses pièces à partir de bobines d'acier d'un mètre cinquante de diamètre fixées sur un dérouleur.

"Quand on démarre un projet, il y a tout d'abord un gros travail de conception, avec les architectes et tous les spécialistes du métier pour faire les plans, modéliser les murs, la toiture, le plancher, etc. Une fois que c'est fait, tout ces informations sont rentrées dans une clé USB que l'on connecte à la machine. Grâce à ses logiciels la machine va traiter l'information et va donc fabriquer des profilés qu'elle va découper, pré-percer et pré-assembler. En fin de parcours une visseuse suffit pour monter tout ça. Une maison de 100 mètres carrés peut-être débitée en une journée et montée en une semaine", éclaire Peiuko Pourquié.

Peiuko Pourquié Arkeo System

Peiuko Pourquié (DR Arkeo System)

 Le fondateur d'Arkeo System précise que cette structure peut ensuite supporter toute une variété d'habillages : bois et enduit en façade, panneaux sandwichs ou encore toiture en tôle, l'éventail des options est large. Arkeo System ne vend pas aux particuliers et si, une fois les profilés livrés, une grande partie du montage peut être faite en atelier ce sont les prestataires clients de l'entreprise basque qui décideront in fine du prix et des délais.

Un investissement de l'ordre de 500.000 €

Peiuko Pourquié déroule un argumentaire commercial bien huilé pour faire valoir les atouts de l'ossature en acier léger. Le dirigeant pointe ainsi l'adaptation de ces ossatures acier aux normes antisismiques et anticycloniques - "c'est pour cela qu'il y en a beaucoup en Californie et au Japon" explique-t-il - leur très haute résistance à la corrosion (grâce à un traitement de surface zinc-aluminium-magnésium), ou encore le fait que c'est un produit recyclable à l'infini, issu d'une filière sèche qui ne consomme pas d'eau, léger et donc peu coûteux à transporter. Le jeune dirigeant précise avoir investi près de 500.000 € dans son usine.

"J'ai pris la machine la plus petite car il faut ouvrir le marché. Ce modèle fait cinq mètres de long, un mètre quarante de haut et quatre-vingt centimètres de large. Il est prévu pour la construction d'une maison d'un étage, même si avec ce procédé on peut monter jusqu'à huit ou neuf étages. On peut aussi réaliser des hangars de 150 mètres carrés", complète Peiuko Pourquié, qui ne part pas tout à fait à l'aveuglette. "Si d'ici trois ans nous arrivons à fabriquer 50 maisons nous aurons atteint notre objectif. En France, il y a déjà des fabricants de profils métalliques mais c'est un procédé différent. A Bayonne nous ouvrons la première usine en France et de nombreux constructeurs et promoteurs attendaient d'avoir un fabricant de proximité pour se lancer", décrypte Pekiuko Pourkié.

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Commentaires
a écrit le 03/07/2018 à 22:18 :
Ça semble intéressant. à suivre
a écrit le 03/07/2018 à 17:25 :
je ne retire pas le mérite de Peiuko Pourquié pour cette belle aventure, mais le concept à plus de 20 ans le créateur c'est PROFIL DU FUTUR procédé STYLTECH.
il y a pleins de documents sur internet

la seule différence est que Peiuko fait le pliage de la tôle.

cdt
Réponse de le 03/07/2018 à 23:41 :
Une entreprise basé à labenne fait déjà cela depuis longtemps environ 40 ans je crois que c'est francemetal .

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