Filière pêche : l’Aglia veut promouvoir l'innovation

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Le port de Saint-Jean-de-Luz participe à l’opération “pescatourisme”.
Le port de Saint-Jean-de-Luz participe à l’opération “pescatourisme”. (Crédits : N.H.)
Une centaine de professionnels et d’acteurs privés et publics de la filière pêche et cultures marines est attendue à Biarritz le 22 octobre pour les 27es Rencontres de l’Aglia, association dédiée à la pêche et aux cultures marines sur la façade Atlantique.

L'innovation, sera le maître mot de ce colloque qui aura lieu à la Cité de l'océan, à Biarrtiz. Ces dernières années, les filières de la pêche et des cultures marines ont été confrontées à des changements structurels majeurs. Pour continuer d'exister et surtout de se développer, l'innovation est incontournable. "Les professionnels savent innover ! Il faut se donner les moyens de les accompagner pour permettre aux filières de s'adapter", explique Mathieu Bergé, président de l'Aglia (Association du Grand Littoral Atlantique) et conseiller régional d'Aquitaine en charge des ports, de la pêche, de la conchyliculture et de l'aquaculture. L'objectif de l'association créée en 1988 est justement de promouvoir ce secteur sur la façade Atlantique. L'originalité de la structure repose sur sa composition mêlant acteurs professionnels et conseils régionaux de l'espace maritime Atlantique (Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes et Aquitaine). L'association veille en particulier à favoriser les dynamiques interrégionales voire transfrontalières, notamment en coordonnant des projets collectifs mais aussi en intégrant la dimension européenne des politiques maritimes. L'Aglia se définit comme un partenaire important pour l'avenir des filières maritimes mais aussi comme un véritable lobby au niveau européen.

Une filière économique dynamique

Si aujourd'hui la France est le second espace maritime au monde avec 10 millions de km2 de côtes, la valeur de la production des industries maritimes est proche de 2,75 % du PNB. Et la façade maritime Atlantique est un atout majeur pour l'Hexagone avec ses 2.231 navires de pêche recensés en 2014, soit 49,4 % des navires métropolitains, 8.151 marins-pêcheurs représentent 60,9 % des marins-pêcheurs français (1). En 2013, 137.024 tonnes de produits de la mer ont été débarqués dans les criées de la zone Atlantique soit 62,5 % des volumes français pour une valeur totale de 459.002 K€. Pour le secteur de la conchyliculture, les chiffres sont tout autant impressionnants : 2.200 entreprises et 6.900 emplois.  Pour sa part, l'Aquitaine recense 296 navires de pêche (13,3 % des bateaux de pêche de la façade Atlantique et 6,6 % des navires métropolitains) et compte 1.446 marins-pêcheurs. Et 290 entreprises produisent des coquillages en Aquitaine (9,9 % des entreprises nationales).

Des innovations et des projets

A l'occasion de ce rendez-vous biarrot, plusieurs innovations seront présentées, comme l'optimisation de la consommation énergétique des navires de pêche, la propulsion électrique, la télédétection en conchyliculture ou encore le développement de nouveaux segments de marchés innovants par l'économie circulaire. Les soutiens techniques et financiers seront également présents avec notamment l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer) ou le Pôle Mer Bretagne Atlantique. Parmi les projets développés par l'Aglia figure le "pescatourisme". Sur la côte sud-Aquitaine, cette activité de valorisation du potentiel touristique commence à se mettre en place dans les ports de Saint-Jean-de-Luz  - Ciboure, Hendaye,  Mimizan et Capbreton avec plusieurs navires agréés qui proposent d'embarquer pour une journée de pêche et de partager le quotidien d'un équipage. Une autre façon de voir et de comprendre l'océan.

(1) Chiffres 2013 de l'Observatoire des pêches et des cultures marines de l'Aglia.

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