Comment je suis devenu une poupée

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Le scanner numérise la totalité du corps, dans ses moindres détails.
Le scanner numérise la totalité du corps, dans ses moindres détails. (Crédits : Matrix 3D Printer)
Avoir une réplique absolument fidèle de soi-même au format d’une poupée, c’est possible grâce au scanner 3D Full Body, qui sera présenté demain à Bordeaux par IdeoKub, pour la première fois hors de Paris.

La société bordelaise IdeoKub, spécialisée dans la vente d'imprimantes en trois dimensions, présente jeudi 4 décembre, dans son magasin (29, rue Camille Godard à Bordeaux - à partir de 19 h), un scanner 3D Full Body.

"Ce scanner est à l'extérieur de notre corps ce que le scanner médical classique est à son intérieur. La possibilité de modéliser en 3D, rapidement et extrêmement précisément l'ensemble de notre enveloppe corporelle" précise Olivier Guillon, dirigeant d'IdeoKub.

S'il n'est pas (encore) question de générer un double de soi-même ou de sa star préférée en version vivante, le scanner 3D Full Body va produire un double numérique absolument conforme à l'original.

"Les gens qui viendront demain dans notre magasin pourront se faire scanner de la tête aux pieds et commander une petite figurine" précise Olivier Guillou.

IdeoKube propose déjà la fabrication de bustes en format poupée et conservera en mémoire les corps des curieux qui se feront scanner. Les bustes, répliqués en taille de 10, 15 ou 20 centimètres, sont vendus entre 79 € et 249 €.

Les entreprises aussi

"La taille peut paraître modeste mais c'est de la 3D, en plus de la hauteur, il y a de l'épaisseur, du volume et ça se voit. Les matériaux utilisés sont coûteux. La machine réplique à l'identique les vêtements que vous portez et restitue toutes les couleurs. Il ne s'agit pas d'un de ces appareils biométriques à infrarouges qui photographient des corps nus sous les vêtements dans les aéroports américains", précise Olivier Guillou.

En plus de la santé, du sport ou de la mode, les applications de cette numérisation 3D Full Body sont potentiellement innombrables et intéressent aussi les entreprises, qu'IdeoKub va également recevoir. Encore confiné dans les unités de conception assistée par ordinateur (CAO) des usines, il y a cinq ans, voilà que le prototypage rapide arrive en ville, avec la promesse de devenir un des nouveaux hobbys à la mode, mais aussi une technologie à la portée des entreprises les plus petites.

Cette technologie démontre surtout pour Olivier Guillou que l'on peut désormais numériser et répliquer parfaitement "n'importe quel objet à partir de 40 cm et jusqu'à 200 cm et en quelques minutes". IdeoKub, qui fait aussi fonction de galerie d'art, forme à l'impression 3D.

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