Yooji réussit ses premiers pas

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Frédéric Ventre, cofondateur de Yooji
Frédéric Ventre, cofondateur de Yooji (Crédits : Objectif Aquitaine / Appa)
La jeune marque de nourriture infantile séduit la grande distribution. Son concept, des aliments surgelés et portionnés, est innovant et les projets ne manquent pas.

Née il y a un peu plus d'un an, Yooji grandit vite. La start-up apporte un coup de jeune au marché de l'alimentation infantile en proposant des recettes surgelées et fractionnables, à base de produits biologiques. Les purées étant conditionnées sous forme de petits galets, le dosage des quantités s'avère… enfantin.

La commercialisation des premiers produits a débuté mi-mai 2013 dans quelques grandes surfaces. Yooji s'est employé à casser les codes habituels en implantant, dans les rayons alimentation infantile, des armoires réfrigérantes à ses couleurs. La stratégie s'est complétée du choix d'un packaging coloré et différenciant et sur la fédération d'une communauté de parents sur Facebook.

L'équipe de Yooji est passée de deux personnes il y a un an à 15 aujourd'hui. Un développement rapide des points de vente est envisagé : Géant Casino va ainsi intégrer les produits de Yooji à 70 % de son parc. Début 2014, 56 hypermarchés Géant viendront s'ajouter aux 16 qui les vendent déjà. D'autres acteurs de la grande distribution proposent également ces produits. Le prévisionnel fait état d'une présence dans 85 points de vente au plan national début 2014 et 150 en fin d'année.

Le siège social restera à Pessac (33) mais la société a besoin de bureaux plus grands et quitte la pépinière Unitec. « Nous nous sommes installés temporairement à Bordeaux dans l'hôtel Fenwick, également occupé par le groupe ConcoursMania », explique Frédéric Ventre, cofondateur de Yooji. Une première étape transitoire avant, peut-être, d'intégrer la pépinière d'entreprises Darwin.

Levée de fonds en cours

Actuellement, l'entreprise cuisine ses produits dans des locaux récemment rénovés à l'Agropole d'Agen, suffisants pour 2014 mais sans doute plus pour 2015. « Il n'est pas question de quitter Agen, tranche Frédéric Ventre. Mais Maison Boncolac va libérer de la place dans le cadre d'un transfert d'usine et nous pourrions peut-être la récupérer. » La gamme de 13 produits va également s'étoffer avec des galets surgelés 100 % viande ou 100 % poisson.

La société opère actuellement une levée de fonds de 1 à 1,5 M€. « Nous sommes un industriel positionné sur un marché pas toujours bien connu : ce n'est pas très vendeur pour des investisseurs traditionnels, poursuit Frédéric Ventre. Il est donc tout à fait possible que certains noms qui apparaîtront à l'issue du tour de table soient peu courants. » On pourrait y retrouver plus de grandes familles industrielles françaises que de sociétés de capital-risque. Michel & Augustin a misé sur des saveurs authentiques et une communication décalée pour bâtir le succès que l'on connaît.Soutenue par BPI France, le Conseil régional, l'Agropole ou Total Développement Régional, Yooji peut rêver d'un destin analogue.

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