Législatives 2017 : la vague de La République en Marche balaie aussi la Nouvelle-Aquitaine

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Les candidats La République en Marche arrivent en tête dans une majorité des circonscriptions de la Nouvelle-Aquitaine. Le "dégagisme" est fort et de nombreuses têtes "historiques" sont tombées ou ont été malmenées. Le point sur ce qu’il faut retenir du premier tour des élections législatives dans la région.

La Nouvelle-Aquitaine ne fait pas figure d'exception à l'issue du premier tour des élections législatives de ce dimanche 11 juin. Les candidats La République en Marche (LREM) arrivent en tête dans une  majorité des 49 circonscriptions de la nouvelle grande région.

Le PS mis à mal en Gironde

En Gironde, notamment, 11 candidats du mouvement d'Emmanuel Macron se retrouvent en ballotage favorable avec parfois de gros scores, jusqu'à 44,13 % pour Eric Poulliat qui se présentait dans la 6e circonscription. La députée socialiste sortante Marie Récalde qui n'a recueilli que 14 % le défiera dans les urnes dimanche prochain. Les socialistes Pascale Got (5e circonscription) et Gilles Savary (9e circonscription)  se retrouvent également en ballotage défavorable.

Parmi les grosses surprises en Gironde, on retiendra l'élimination de la députée socialiste sortante et ex-ministre Michèle Delaunay dans la 2e circonscription à Bordeaux. Elle ne récolte que 10,69 % des voix. Le deuxième tour verra s'affronter Catherine Fabre, 39,78 % (LREM) et Anne Walryck, 15,79 % (LR)  élue municipale de Bordeaux, soutenue par Alain Juppé.

Egalement soutenu par Alain Juppé, Nicolas Florian, adjoint aux finances à la mairie de Bordeaux, est en ballotage défavorable dans la première circonscription de la Gironde. Il a recueilli 20 % des suffrages à l'issue du premier tour, derrière Dominique David (LREM) à 43,95 %. Le socialiste Philippe Dorthe est éliminé. Du côté des Républicains, Yves d'Amécourt est lui aussi lui éliminé (12e circonscription).

Il y aura dimanche prochain deux duels La république en Marche face à la France Insoumise en Gironde, notamment dans la 3e circonscription où la vague de La République en Marche a emporté la candidate PS Naïma Charaï soutenue par le député sortant Noël Mamère. La République en Marche affrontera également le Front national dans deux circonscriptions.

D'une manière générale, tous les députés sortants qui se représentaient ont été malmenés, à l'exception de Florent Boudié (ex-PS devenu LREM) qui est arrivé en tête (40,27) dans la 10e circonscription où il se retrouvera dimanche face à Sandrine Chadourne (FN) 8,01 %.

Rudes défaites

Le reste de la région ne déroge pas à la règle : les candidats de La République en Marche raflent la mise, avec quelques ténors des partis traditionnels éliminés dès le premier tour, et quelques députés PS qui arrivent quand même à se maintenir au second. C'est le cas par exemple en Charente-Maritime (17) d'Olivier Falorni, dans la 1re circonscription, qui recueille 36,54 % des suffrages exprimés contre 26,99 % à son adversaire Modem, Otilia Ferreira.

Dans les Deux-Sèvres (79), Delphine Batho, députée socialiste sortante de la 2e circonscription, sera présente au second tour avec 29,79 %, sa concurrente de La République en Marche (LREM), Christine Heintz, arrivant en tête du 1er tour avec 31,6 % des suffrages.

Sur ses terres landaises, le Parti Socialiste est en difficulté. Son candidat est éliminé dès le 1e tour dans la 2e circonscription. Boris Vallaud, époux de l'ancienne ministre socialiste Najat Vallaud-Belkacem, arrive à se maintenir au second tour dans la 3e circonscription avec 25,33 % des suffrages contre 34,15 % à Jean-Pierre Steiner (LREM). Dans la 1re circonscription, Geneviève Darrieussecq arrive en tête du 1er tour avec 43,34 % des suffrages, contre 13,46 % au socialiste Renaud Lagrave.

En Lot-et-Garonne, les socialistes Lucette Lousteau (députée sortante de la 1re circonscription) et Matthias Fekl (2e circonscription) sont éliminés dès le 1er tour. Dans la 1re, Michel Lauzzana (LREM) se qualifie avec plus de 32 % contre 19,64 % à Jean Dionis du Séjour. Dans la 2e, Régine Poveda, députée sortante qui avait remplacé  Matthias Fekl au moment de sa nomination au gouvernement et ne se représentait pas, c'est Alexandre Freschi (LREM) qui arrive en tête du 1er tour (28,39 %), suivi d'Hélène Laporte, candidate FN, avec (20,32 %). Le FN qui se maintient également au 2e tour dans la 3e circonscription puisque Étienne Bousquet-Cassagne obtient 19,81, face au candidat LREM Olivier Damaisin (30,13 %), le député sortant Les Républicains Jean-Louis Costes étant éliminé dès le 1er tour avec 19,12 %.

Lire aussi : Douze ministres de Hollande sortis dès le premier tour

Dans les Pyrénées-Atlantiques, les candidats Modem ou LREM arrivent en tête dans toutes les circonscriptions. La députée socialiste sortante Colette Capdevielle se maintient au 2e tour dans la 5e circonscription avec 13,24 % contre 37,11 % à son adversaire Modem Florence Lasserre-David. Idem pour les socialistes Nathalie Chabanne (2e) et David Habib (3e) ou encore Jean Lassalle (4e) sous l'étiquette divers droite.

Dans la Vienne, à noter également l'élimination dès le 1er tour de Véronique Massonneau, élue sous l'étiquette écologiste en 2012 avant de rejoindre le groupe socialiste à l'Assemblée nationale et qui se représentait sous les couleurs écologistes.

Enfin, dans la 4e circonscription de Charente-Maritime, où Dominique Bussereau ne se représentait pas, c'est encore un candidat LREM Raphaël Gérard qui arrive en tête avec 33,85 % de voix ; il affrontera le candidat Les Républicains Loïc Girard (22,20 % au 1er tout).

Dans la 4e circonscription de Dordogne, Germinal Peiro, président du Conseil départemental de la Dordogne, ne se représentait pas ; Jacqueline Dubois (LREM), arrive en tête avec (30,92 %) contre 13,21 % à la candidate de la France insoumise Émilie Chalard.

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