Le spécialiste du reconditionné Back Market s'implante à Bordeaux

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Les trois fondateurs de Back Market
Les trois fondateurs de Back Market (Crédits : Back Market)
La place de marché Back Market, spécialisée dans les appareils remis à neuf et reconditionnés, installe un bureau au sein de l'écosystème Darwin à Bordeaux. Le site de e-commerce devrait rapidement y employer une vingtaine de personnes.

Smartphones, télévisions, tablettes, ordinateurs, électroménager... Back Market propose sur sa place de marché environ 300.00 produits tous remis à neuf et reconditionnés par 170 ateliers professionnels partenaires. La startup parisienne, qui se définit comme "le super marché du reconditionné", fait le lien entre des consommateurs désireux de trouver des produits high tech à prix modérés, et des usines de reconditionnement partout en France. Les appareils ont tous eu une première vie : certains ont été des modèles d'exposition, d'autres ont été utilisés, d'autres renvoyés par leur acquéreur initial. Back Market, sur son site à l'humour décalé, annonce la couleur : elle affiche l'historique du produit, les défauts éventuels (griffures sur l'écran d'une télévision, notice manquante, etc.), la garantie...

Créée fin 2014 par Thibaut Hug de Larauze, Vianney Vaute et Quentin Le Brouster, la startup parisienne ne communique pas son chiffre d'affaires mais annonce un volume d'affaires de 95,5 millions d'euros en 2017. La jeune pousse s'apprête à franchir la barre des 100 salariés, dont certains s'implantent à Bordeaux en ce moment. Back Market a confirmé ce mercredi son arrivée dans la capitale girondine avec la création de son 2e bureau français. "Une première équipe d'une dizaine de personnes dédiées à l'expérience client vient de prendre place au cœur de l'écosystème Darwin", explique Back Market.

"L'entreprise a atteint un certain niveau de maturité, nous venons d'ouvrir un bureau aux Etats-Unis, nous allons fêter nos 4 ans dans quelques mois et l'équipe va bientôt atteindre cent personnes. C'était donc pour nous le bon moment pour ouvrir un autre bureau en France", commente Thibaud Hug de Larauze, cofondateur de la startup.

Futur pensionnaire des Magasins généreux

Le lieu est tout sauf un hasard : l'engagement de Darwin et des structures que cet écosystème héberge en faveur de l'environnement, à l'opposé d'une frénésie consumériste exacerbée, colle assez bien avec les valeurs de réemploi portées par Back Market.

"Ouvrir un bureau au sein de l'écosystème Darwin était pour nous une évidence, c'est la cité idéale tournée vers l'économie verte et totalement en phase avec nos valeurs. On ne pouvait pas trouver un lieu plus adapté pour la continuité de notre démarche RSE. La richesse de ce lieu et des entreprises présentes ont fini de nous convaincre d'ouvrir nos bureaux à Bordeaux", précise Thibaud Hug de Larauze.

A terme, Back Market doit s'installer dans le bâtiment Les Forges, où l'aspect sobriété technologique doit tenir une place prépondérante, dans le cadre du projet Les Magasins Généreux que Darwin va concrétiser à la caserne Niel, en face de l'actuel Magasin général.

Le bureau bordelais sera coordonné par Nicolas Pelissier, "head of customer care", et s'attachera à veiller à la performance du service client de la place de marché et à piloter tout ce qui touche à la qualité des reconditionneurs, avec une équipe de data analysts et de téléconseillers. Une dizaine de salariés est déjà présente à Bordeaux mais la société envisage de doubler rapidement la taille de l'équipe.

"Ce nouveau bureau est aussi un bon moyen d'offrir plus de perspectives à nos salariés, de leur montrer que rien n'est figé en leur permettant de partir dans le Sud-Ouest s'ils le souhaitent. C'est également l'occasion pour nous de trouver un nouveau vivier de talents prêts à rejoindre l'aventure Back Market", ajoute Thibaud Hug de Larauze.

Une stratégie en tous points comparable à celle de Deezer. Le site de streaming a récemment annoncé son arrivée à Bordeaux pour les mêmes raisons : conserver des salariés qui souhaitaient quitter l'Ile-de-France pour une qualité de vie différente, piocher des talents dans un écosystème bordelais fort de nombreuses écoles. Deux atouts parmi d'autres, comme un prix au m2 de bureau moins élevé qu'en région parisienne et une chasse aux profils technologiques qui se renforce mais malgré tout moins importante.

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