La SVEP investit dans son outil de production grâce au Conseil régional

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(Crédits : DR)
Le dispositif d'aide aux entreprises de la Région Nouvelle-Aquitaine et le diagnostic Usine du Futur a permis à la SVEP (Société des viandes des éleveurs de Parthenay) d'investir lourdement et rapidement dans une ligne de préparation hachée basse pression. Le Conseil régional Nouvelle-Aquitaine a subventionné l'investissement à hauteur de 40%.

Plus de 2.000 tonnes de viandes sont commercialisées chaque année par la SVEP. L'entreprise intervient entre le centre d'abattage et les bouchers, et vend essentiellement des carcasses de bœufs. Boucheries artisanales, grande distribution et supérettes génèrent la grande majorité du chiffre d'affaires (11,8 millions d'euros en 2016). La société basée à Parthenay appartient à deux coopératives agricoles que sont la SCAPE, composée uniquement d'éleveurs de Parthenaises et la CAVEB, composée d'éleveurs bovins, ovins et caprins.

Face aux difficultés que traverse le marché de la viande, l'entreprise doit s'adapter afin de rester compétitive et assurer des débouchés aux éleveurs. Elle doit donc proposer des nouveautés à ses clients tout en augmentant sa qualité (gustative et visuelle).

"La modernisation de notre outil de production passait par l'acquisition d'une ligne de préparation hachée basse pression, explique Pierre Barnabé Griot, directeur général de SVEP. Nous étions en train de réfléchir au moyen de financer cette acquisition quand nous avons entendu parler du dispositif d'aide de la Région et d'Usine du futur. En moins d'un an, nous avons monté le dossier, profité d'un audit, trouvé et installé la machine et touché la subvention. Le fait de n'avoir qu'un seul interlocuteur à la Région a rendu les choses simples et efficaces."

Sur un investissement global de 256.696 €, la SVEP a obtenu une aide de 102 678 € du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, soit 40% du montant total.

Se positionner sur de nouveaux marchés

Pour la PME des Deux-Sèvres, l'acquisition d'une ligne de production de préparations hachées formées à basse pression représente un enjeu important. Cela doit permettre à l'entreprise de mieux valoriser les parties avant des carcasses de races à viande locales (Parthenaise, Blonde d'Aquitaine, Limousine, Charolaise), répondre à la demande en viande bovine issue de l'agriculture biologique, rationaliser l'atelier afin d'augmenter la capacité de conditionnement, se positionner sur de nouveaux marchés en restauration collective et pouvoir livrer des Cash and Carry sur toute la France, avec des produits haut de gamme... . Alors que les derniers équipements viennent à peine d'intégrer l'atelier, fin 2017, Barnabé Griot se projette déjà dans l'avenir : "Cette nouvelle ligne devrait nous permettre de doubler la production de préparations hachées, d'améliorer les conditions de travail pour les opérateurs et de créer plusieurs emplois." D'ici 2019, l'objectif est de tripler la production de préparations hachées, développer le haut de gamme (viande issue de l'agriculture biologique et/ou labélisée), et bien sûr augmenter le chiffre d'affaires.