Bordeaux : une prochaine station-service d’hydrogène pour alimenter 30 véhicules

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Le Renault Kangoo équipé de piles à combustible par la société Symbio Fcell a pu être essayé ce matin à Bordeaux par des entreprises susceptibles de suivre Bordeaux Métropole et Hydrogène de France sur ce projet.
Le Renault Kangoo équipé de piles à combustible par la société Symbio Fcell a pu être essayé ce matin à Bordeaux par des entreprises susceptibles de suivre Bordeaux Métropole et Hydrogène de France sur ce projet. (Crédits : Appa)
Hydrogène de France et Bordeaux Métropole s’associent pour répondre à un appel à projets de l’Europe sur la mobilité hydrogène. Objectif : financer une station-service d’hydrogène capable d’alimenter 30 véhicules sur la métropole bordelaise.

Bordeaux Métropole a réuni ce matin des entreprise de l'agglomération pour tenter de les fédérer autour de l'appel à projets que vient de lancer l'Europe sur la mobilité hydrogène (FCH2 JU "Fuel Cells and Hydrogen", piles à combustible et hydrogène). Avec Hydrogène de France, entreprise dirigée par Damien Havard et implantée à Lormont, la Métropole veut installer une station station-service d'hydrogène capable d'alimenter 30 véhicules équipés de piles à combustible sur la métropole bordelaise. Il faut donc convaincre des entreprises de s'équiper de ces véhicules qui représentent pour elles un surcoût de 17.000 € une fois l'aide européenne de 10.000 € déduite. La société Symbio Fcell, qui a déjà équipé les Renault Kangoo électriques utilisés par l'agglomération de Grenoble, est intervenue pour présenter ce véhicule que les entreprises et collectivités présentes à la réunion comme Arom, Suez environnement, ERDF, Régaz, SNCF, Gironde Habitat ou encore le SDIS (Service départemental d'incendie et de secours), pouvaient ensuite essayer. Cette technologie qui vient se greffer sur les véhicules électriques permet une autonomie de 300 km. Il s'agissait également de rassurer les futurs utilisateurs potentiels sur les normes de sécurité draconiennes qui président à la fabrication des réservoirs.

Les porteurs du projet espèrent qu'une trentaine de véhicules seront achetés par des entreprises et collectivités de l'agglomération puisque c'est la capacité de la station qui devrait être installée à Bordeaux Nord. L'investissement représente 1 M€, l'Europe finançant jusqu'à 70 % du projet. Elle interviendra également dans l'achat du véhicule, sa contribution devrait diminuer le surcoût de ces véhicules qui serait de 17.000 € pour l'entreprise pour un prix final de 30.500 € HT.

Bordeaux Métropole et Hydrogène de France doivent déposer leur dossier cet été. Le résultat de cet appel à projets sera connu début 2016, pour une mise en service en fin d'année.

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Commentaires
a écrit le 14/07/2019 à 10:33 :
Bonjour, où en est ce projet ?
Nous sommes aujourd'hui en juillet 2019 !
Pourquoi cela n'avance pas ?
4 ans se sont écoulés depuis la date de cet article..........
a écrit le 29/06/2015 à 11:24 :
Ce n'est que le début. La France est terriblement réfractaire à l'hydrogène, alors que Toyota n'arrive pas à répondre à la demande de sa Mirai, 1ère voiture à hydrogène commercialisée au Japon, en Allemagne, aux USA... Heureusement que Symbio FCell est installé à Bordeaux, ce qui permet une légère pression sur les pouvoirs publics bien rigides sur ce carburant.

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