Sanofi, première locomotive de la Cité numérique bordelaise

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La Cité numérique va se déployer sur 25.000 m2 dans le quartier des Terres Neuves à Bègles
La Cité numérique va se déployer sur 25.000 m2 dans le quartier des Terres Neuves à Bègles (Crédits : Chemetoff_CollectionPaysage)
Sanofi sera la première "tête de gondole" de la future Cité numérique, qui accueillera ses premiers habitants en juin à Bègles, révèle à La Tribune Stéphan de Faÿ, directeur général de Bordeaux Euratlantique. Le groupe pharmaceutique a choisi de déménager les équipes informatiques de son site de Floirac. 100 personnes devraient rejoindre le "totem de l'économie numérique" régionale. Ce nouveau site de Sanofi devrait devenir un centre pilote au niveau mondial dédié aux nouveaux usages.

OVH, Betclic, Ubisoft... Toutes les dernières "signatures" qui se sont implantées ces derniers mois à Bordeaux se sont installées aux Bassins à flot, au nord de la ville, dans un quartier où les immeubles sont rapidement sortis de terre. De l'autre côté, au sein de l'opération d'intérêt national Euratlantique, sur la commune de Bègles, la Cité numérique a pris du retard. Même si la dernière ligne droite approche : une première tranche de 3.500 m2 sera livrée tout début juin, autour du 4 ou du 5. Elle accueillera quelques structures qui ont très rapidement besoin de bureaux, avant une 2e vague d'entrées dans le courant de l'été. La 2e tranche de la Cité numérique sera livrée plus tard, au 2e trimestre 2019.

Née de la reconversion d'un ancien centre de tri postal, la Cité numérique est destinée à devenir sur 25.000 m2 le "totem" de l'économie numérique de Nouvelle-Aquitaine. Elle manquait encore d'une locomotive, une entreprise confirmée avec un rayonnement et une notoriété susceptibles de générer de l'attraction.

"Cette première locomotive était extrêmement importante pour donner une impulsion et nous l'avons trouvée avec Sanofi", révèle à La Tribune Stéphan de Faÿ, directeur général de l'établissement public d'aménagement Bordeaux Euratlantique, qui pilote l'émergence de la Cité numérique. "Nous avons eu des appels du pied d'acteurs tels que Google ou Microsoft. Nous avons préféré dire niet car ce sont des acteurs qui sont parfois identifiés comme des « prédateurs ». Nous cherchions à mettre les différents acteurs qui peupleront la Cité numérique davantage sur un pied d'égalité. Le fait que ce ne soit pas un groupe dans le corps numérique mais avec un pas de côté nous va très bien."

"Sanofi va y installer des compétences digitales à la Cité numérique, dans la surélévation de l'ancien centre de tri postal", complète Stéphane Sermadiras, directeur du développement de Bordeaux Euratlantique. "Son site informatique de Floirac était un peu à la croisée des chemins : pour le groupe, c'est l'occasion de le réinventer."

"Le nombre précis et l'origine des salariés sont actuellement à l'étude et discutés avec les partenaires sociaux", indique de son côté Sanofi.

Floirac va déménager et s'étoffer

Inauguré en décembre 2008, le site de Sanofi à Floirac héberge la direction des systèmes d'information des affaires industrielles. Les équipes qui y sont installées ont pour mission de créer des applications informatiques permettant l'harmonisation des processus industriels du groupe et d'assurer un soutien technique aux différents sites dans le monde.

"Sanofi va donc installer 100 personnes sur 1.500 m2 à la Cité numérique, poursuit Stéphane Sermadiras. Ce n'est pas juste un transfert de Floirac. Le groupe voudrait faire de cette nouvelle implantation un projet pilote au niveau mondial dédié au développement de nouveaux usages, au contact de startups et de PME innovantes."

Sanofi n'est pas inconnu dans le paysage des startups : le groupe pharmaceutique fait déjà partie des partenaires de l'accélérateur du Crédit agricole, le Village by CA, à Bordeaux et à Paris. Le groupe pharmaceutique est donc la première grosse pierre de l'édifice et devrait intégrer ses nouveaux bureaux au 1er semestre 2019. Une seconde locomotive, bien plus grosse, est en discussions avancées pour s'installer non pas dans la Cité, trop petite pour son projet, mais à proximité. Dans les bagages de cette entreprise de services du numérique (le nouveau nom des SSII) qui s'installerait sur 20.000 m2 : 150 postes transférés et... 750 créés à terme.

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Commentaires
a écrit le 09/03/2018 à 17:07 :
"Ce n'est pas juste un transfert de Floirac."

Non c'est juste que par soucis de rentabilité, on préfère délocaliser les gueux (pardon, les prestataires externes) chez Atos en Pologne et rester entre nous.
Ainsi on passe de 300 externes/internes à 90 internes.
C'est bon pour le BPA (bénéfice par action)

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