A la loupe : le budget voté de la Gironde

Par Casiana Iordanescu  |   |  363  mots
Jean-Luc Gleyze, président du Conseil Départemental de la Gironde (Crédits : Alban Gilbert)
Le Conseil départemental de la Gironde vient d'approuver le budget primitif 2016. Dans un contexte de réforme territoriale, le département reste responsable des compétences de solidarité mais ne peut guère s'appuyer sur des recettes volatiles.

En 2016, le budget s'élève à 1,6 milliard d'euros

Les élus du Conseil départemental ont voté le budget primitif de 2016, présenté par le président Jean-Luc Gleyze. Il s'équilibre à 1,625 milliard d'€ contre 1,589 milliards d'€ en 2015. Cette année est marquée par une participation croissante des départements à la réduction des déficits publics, a rappelé M. Gleyze :

"Notre budget s'adapte aux circonstances et aux décisions nationales. La résorption des déficits publics en fait partie, et nous oblige entre autres à la prudence et à des ajustements budgétaires."

L'État a en effet réduit de 26 millions d'euros la dotation globale de fonctionnement du département. Néanmoins, Standard & Poor's a attribué à la Gironde la note "AA-" le 20 novembre dernier ce qui témoigne de sa capacité à honorer ses obligations financières. Voici les recettes de la collectivité : 

Des compétences recentrées sur la solidarité

Ce budget est voté dans un contexte de réforme territoriale, qui modifie les compétences des départements : la loi portant sur la Nouvelle Organisation Territoriale de la République (NOTRe) ainsi que la loi de Modernisation de l'action publique territoriale et d'animation des métropoles (MAPTAM) ont été promulguées.

"La suppression de la clause de compétence générale nous oblige à renoncer à certaines politiques. Certaines compétences seront transférées, d'autres poursuivies, d'autres partagées" a expliqué Jean-Luc Gleyze.

Les départements sont garants des solidarités et c'est pourquoi la Gironde alloue 824 M€ aux dépenses de solidarité humaine.

Au final les dépenses de fonctionnement totalisent 1.365,2 M€, soit une progression de 3 %, alors que les recettes de fonctionnement rassemblent 1.465,2M€, en hausse de 2,7 %.

"L'équation budgétaire n'est pas simple pour notre collectivité, poursuit Jean-Luc Gleyze. Nous sommes en effet contraints par la rigidité des dépenses de solidarités humaines. En effet, le budget qui y est consacré est justifié par l'augmentation constante des charges des Allocations individuelles de solidarité (AIS)."

Pour autant, la collectivité a dégagé une capacité d'investissement de 200 millions d'euros, montant qui chaque année sera injecté dans l'économie pour soutenir l'emploi.