Régionales 2e tour : la réaction de Virginie Calmels

Par Mikaël Lozano  |   |  454  mots
Virginie Calmels au soir du 2e tour (Crédits : LTOA / Mikaël Lozano)
Battue à l’issue du 2e tour des élections régionales en Aquitaine Limousin Poitou-Charentes, Virginie Calmels se projette déjà dans les prochains mois. La chef de file de la liste d’union de la droite et du centre veut croire que sa campagne aurait servi d’électrochoc.

Malgré la défaite, l'ambiance était un peu plus légère qu'à l'issue du premier tour au QG de campagne bordelais de Virginie Calmels. Pas que les résultats aient satisfait tout le monde, non. Mais les militants, venus plus nombreux, avaient digéré le score du premier tour. Les réactions étaient donc partagées entre ceux qui avaient du mal à comprendre, comme ce visiteur qui déplorait "une ligne où l'on a trop parlé d'économie, où l'on n'a pas assez parlé de social pour rassurer ceux qui étaient sur la tranche et hésitaient entre la droite et la gauche", et ceux, la majorité, qui se félicitaient d'un score difficilement envisageable il y a un an.

Virginie Calmels a d'ailleurs débuté sa réaction en abordant ce point :

"Les premiers sondages donnaient Alain Rousset quasiment vainqueur dès le premier tour. Il l'emporte finalement péniblement, durant une campagne qui l'aura vu tomber les masques. Il a perdu 14 points par rapport aux dernières élections régionales."

"Alain Rousset aurait tort de se réjouir"

La chef de file de l'union de la droite et du centre n'affiche aucun regret, jugeant que ces derniers mois n'ont "pas suffi à contrer le conservatisme des électeurs d'Alain Rousset et la colère de ceux du Front national". Quant au président sortant et réélu, "il aurait tort de se réjouir". Se projetant dans quelques semaines : "En tant que conseillère régionale d'opposition, je serai vigilante à ce que personne ne soit laissé pour compte."

Virginie Calmels a vécu cette campagne, la première pour elle, comme "une expérience fondatrice. Personne d'autre n'a réussi à formuler des propositions claires et chiffrées, financées." Elle n'a pas manqué de remercier ceux qui ont voté pour elle, les militants et chevilles ouvrières de sa "startup" selon son expression, aux présidents des formations politiques qui ont apporté leur soutien. Et en tout premier lieu, elle a salué Alain Juppé, maire de Bordeaux, celui qui l'a fait entrer en politique en tant qu'adjointe au maire. Après avoir "pris goût au défi politique", Virginie Calmels se dit prête à "courir le marathon politique comme un 100 mètres".

Interrogée à l'issue de son discours, elle disait constater "une France qui reste très rose. C'est une grande surprise pour moi car j'estime que la politique menée n'est pas bonne. Les Français ont toutefois choisi de la reconduire. Dont acte."

  • Article publié le dimanche 13 décembre, mis à jour avec les chiffres du ministère de l'Intérieur lundi 14 décembre. Les résultats définitifs :

Alain Rousset : 44,27 % (107 sièges)
Virginie Calmels : 34,06 % (47 sièges)
Jacques Colombier : 21,67 % (29 sièges)