Santé : le CHU de Bordeaux fait sa rentrée avec de grands travaux en perspective

La rentrée au CHU de Bordeaux se fait sous le signe d'une plus grande coopération avec les autres établissements hospitaliers, et le lancement bien engagé d'inévitables grands travaux de modernisation. Avec une première livraison attendue, celle du nouvel hôpital des Enfants. Si la vaccination contre le Covid-19 progresse bien, il reste encore quelques réfractaires au sein du personnel soignant.

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Le centre hospitalier Pellegrin, avec le Tripode au centre droit de la photo.
Le centre hospitalier Pellegrin, avec le Tripode au centre droit de la photo. (Crédits : Thomas Sanson / Ville de Bordeaux)

Lors de la conférence de presse de rentrée, ce mercredi 8 septembre, Yann Bubien, directeur général du CHU de Bordeaux est revenu, avec les professeurs Nicolas Grenier, président de la Commission médicale d'établissement (CME), Denis Malvy, infectiologue, responsable de l'unité des maladies tropicales et du voyageur, et Nathalie Salles, cheffe du pôle de gérontologie clinique, sur les enjeux de ce vaisseau amiral de la santé en Nouvelle-Aquitaine.

Yann Bubien a souligné que le projet d'établissement intégrait l'indispensable modernisation des plateaux techniques du CHU ainsi que l'amélioration de l'accessibilité du centre hospitalier universitaire pour les patients handicapés. Le CHU de Bordeaux se compose de plusieurs ensembles, soit schématiquement les groupes hospitaliers Pellegrin (Tripode, hôpital des Enfants...), Saint-André (maladies tropicales...), au centre de Bordeaux, et Sud, avec les hôpitaux Haut-Lévêque et Xavier Arnozan, à Pessac (Bordeaux Métropole).

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Yann Bubien annonce la création de 1.000 places de parking

Malgré sa taille imposante, les travaux déjà réalisés pour créer de nouvelles places et sa connexion aux réseaux de tramway et de bus, le groupe hospitalier Pellegrin connait des problèmes croissant de places disponibles pour se garer en voiture. Dans ce contexte tendu, Yann Bubien a annoncé la création de 1.000 places supplémentaires de parking dans la partie la plus éloignée de l'entrée du site hospitalier. Yann Bubien entend développer les programmes de prévention contre les maladies mais aussi la coopération avec d'autres établissements hospitaliers.

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C'est ainsi que l'hôpital Pellegrin et le gigantesque hôpital psychiatrique Charles Perrens, qui sont spatialement presque imbriqués l'un dans l'autre alors qu'ils n'ont administrativement rien en commun, vont se rapprocher par le biais d'un Comité inter-établissement. Le patron du CHU n'a pas caché que l'impact de l'épidémie de Covid-19 n'a pas déstabilisé que des adultes mais aussi de nombreux adolescents et même des enfants, ce qui pousse la demande en soins psychiatriques à la hausse.

1,2 milliard d'investissement entre rénovation et reconstruction

Dans le cadre de cette coopération, les hôpitaux Charles Perrens et Pellegrin ont commencé à se rapprocher, avec l'installation à Charles Perrens d'une unité de soins en biologie et à Pellegrin de soins en psychiatrie. Au-delà ce périmètre, le CHU de Bordeaux a également commencé à se rapprocher des CHU de Limoges et Poitiers, notamment dans les domaines de la recherche et de la formation. Yann Bubien est  revenu sur le grand projet de modernisation du CHU de Bordeaux, qui passe par un investissement de 1,2 milliard d'euros sur dix ans.

Des grands travaux pour lesquels la direction hospitalière jongle avec des interventions qui vont de la remise à niveau des bâtiments à leur reconstruction pure et simple. Un énorme volet immobilier que La Tribune a déjà eu l'occasion de présenter en détails. Un plan très ambitieux qui sera marqué en novembre prochain par l'inauguration des travaux qui ont permis d'agrandir l'hôpital des Enfants de 10.000 mètres carrés supplémentaires !

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Entre 100 et 200 soignants réfractaires au vaccin au CHU

Côté Covid-19, pas question de sombrer dans l'euphorie, mais le recul du taux d'incidence à 137/100.000 habitants va dans le bon sens, ça commence à baisser en Nouvelle-Aquitaine ! Reste que l'application du Passe sanitaire suscite aussi quelques résistances au CHU de Bordeaux. Questionné à ce sujet, Yann Bubien a admis qu'entre 100 et 200 personnes appartenant au personnel soignant du centre hospitalier universitaire refusaient encore de se faire vacciner. Alors que la date butoir légale, au-delà de laquelle les personnels soignants non vaccinés ne pourront plus continuer à travailler, a été fixée au 15 septembre.

"Le principe sera d'avoir reçu au moins une première dose de vaccin à cette date. Tout le travail c'est d'aller voir ces personnes avec des médecins pour connaitre les raisons qui les poussent à refuser la vaccination. Le but étant de savoir si ces raisons sont médicalement fondées, comme une allergie sévère, ou pas. Le CHU de Bordeaux emploie plus de 14.200 équivalents temps plein et ce ne sont pas 100 à 200 personnes qui vont pouvoir perturber son fonctionnement, d'autant qu'il existe déjà des vaccinations obligatoires à l'hôpital", juge Yann Bubien, qui confirme que s'il reste des réfractaires à cette date ils ne pourront plus être payés.

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