Getrag Ford Transmissions (GFT) : l'intersyndicale en appelle à la Commission européenne

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Siège de la Commission européenne à Bruxelles
Siège de la Commission européenne à Bruxelles (Crédits : DR)
L'intersyndicale CGT, FO, CFTC de Getrag Ford Transmissions, à Blanquefort (Gironde/Bordeaux Métropole), demande notamment à la direction de la concurrence à Bruxelles à ce que des garanties sociales soient incluses dans le contrat de vente de leur établissement à l'équipementier Magna.

Après avoir déclenché un droit d'alerte le 14 octobre dernier l'intersyndicale CGT, FO, CFTC de l'usine Getrag Ford Transmissions (GFT), à Blanquefort (Gironde/Bordeaux Métropole), qui fabrique des boites de vitesses MX65 pour le constructeur automobile Ford, a décidé d'en appeler à la Commission européenne. GFT Gmbh, coentreprise allemande du constructeur automobile Ford et de l'équipementier canadien Magna, va cesser d'exister dans les prochaines semaines.

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Alors que Ford a annoncé reprendre les usines GFT de Cologne, où se trouve le siège social, et Halewood (Angleterre), Magna va devenir l'unique propriétaire de celle de Blanquefort. Dans ce cadre, cette dernière est appelée à muter pour passer, d'ici le 1e janvier 2021, du statut d'établissement secondaire à celui de nouvelle filiale de plein exercice du groupe Magna.

L'intégration de garanties sociales au contrat de vente

"La Commission européenne sera consultée prochainement concernant une opération de concentration réalisée entre Ford et Magna", introduit tout d'abord le courrier des syndicalistes girondins, adressé à Johannes Laitenberger (Commission européenne-Direction générale de la concurrence R/1- NDLR). L'intersyndicale se sent d'autant plus légitime à intervenir auprès de la Commission européenne que cette dissolution constitue à ses yeux un événement aux conséquences internationales, qui ne se présente pas sous les meilleurs auspices.

"Aux vues des annonces faites aux représentants du personnel par la direction de Magna, à savoir : devenir actionnaire à 100 % sans aucun projet pour notre usine de Blanquefort, ce projet de dissolution/cession nous inquiète. Par conséquent, afin de protéger notre usine et l'ensemble de ses salariés, la CGT, FO et la CFTC, demandons des garanties sociales jusqu'à fin 2030 et leur intégration dans le contrat de vente", annoncent les syndicalistes.

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200 millions d'euros de provisions pour couvrir tout risque de PSE

Ces derniers détaillent ensuite leurs revendications dans le cadre de ces garanties sociales. Ils demandent ainsi à ce que le contrat de vente intègre trois types de dispositions.

"Le maintien des accords collectifs et de nos conditions de rémunération existants ; le maintien de l'effectif de notre usine soit 800 CDI (contrat à durée indéterminée -NDLR) au minimum pendant 10 ans ; les conditions sociales d'un plan de départ, si plan de départ il devait y avoir dans les 10 prochaines années, d'un montant de 200 millions d'euros (soit le montant équivalent lors de la cessation d'activité de Ford Aquitaine Industries (usine sœur de GFT à Blanquefort, filiale directe de Ford, fermée l'an dernier -NDLR)", déroule l'argumentaire de l'intersyndicale.

Les dirigeants de Ford et Magna n'ayant pas, au jour de l'envoi de ce courrier, le 22 octobre 2020, répondus à l'intersyndicale de GFT Blanquefort, cette dernière demande à la Commission européenne de soutenir sa demande d'intégration de la partie sociale dans le contrat de vente, et d'en tenir compte au moment de rendre son avis sur la dissolution de la coentreprise et la cession de l'usine de Blanquefort.

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