Alain Rousset mise sur les transitions économiques et écologiques en vue de 2021

 |  | 719 mots
Alain Rousset
Alain Rousset (Crédits : Thibaud Moritz / Agence APPA)
Lutte contre les impacts sanitaires et économiques de la Covid-19, soutien aux entreprises, souveraineté industrielle et transition écologique : Alain Rousset, le président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, travaille les fondamentaux de sa politique régionale alors que se profilent les élections régionales en mars 2021 où il devrait affronter une liste de ses alliés écologistes au 1er tour.

"Il faut lutter contre la pandémie et cette saloperie qu'est la Covid, tout faire pour éviter un reconfinement : c'est un responsabilité de l'Etat mais aussi une responsabilité de chacun, tout particulièrement dans les moments de convivialité familiaux et sportifs", martèle Alain Rousset, le président (PS) du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, devant la presse ce lundi 14 septembre 2020. S'il n'est pas encore officiellement candidat à sa succession pour un 5e mandat, Alain Rousset, qui fêtera ses 70 ans début 2021, ne laisse guère planer le doute sur ses intentions : la question n'est pas de savoir s'il sera candidat aux élections régionales de mars 2021 mais quand il le reconnaîtra officiellement.

Un "plan de reconquêtes et de transitions"

C'est donc une rentrée triplement particulière qui s'ouvre : une crise sanitaire prégnante ; un contexte économique préoccupant avec 17 % de demandeurs d'emplois de catégorie A en plus entre décembre 2019 et juillet 2020 ; et une échéance politique à court terme. En ce mois de septembre, l'élu socialiste insiste donc sur son action de développement économique et de soutien aux entreprises mais aussi, pour préparer le terrain du 1er tour où il affrontera une liste de ses alliés EELV, sur son bilan en matière de transition écologique tout particulièrement au travers du plan NéoTerra adopté à l'été 2019.

Lire aussi : Néo Terra : 42 % des aides régionales fléchées vers les transitions écologiques

Un "plan de reconquête et de transitions" sera ainsi présenté en séance plénière le 5 octobre prochain. Il s'accompagnera d'un budget supplémentaire pour 2020 de 140 millions d'euros, majoritairement en crédits d'investissement, sachant que le conseil régional consacre déjà 20 % de ses dépenses au développement économique et à l'emploi pour 620,4 millions d'euros cette année.

"L'emploi et l'économie doivent redémarrer mais pas de la même manière qu'hier. La Nouvelle-Aquitaine est mieux préparée que beaucoup d'autres car son économie est diversifiée et nous travaillons avec les filières stratégiques et avec les territoires", estime Alain Rousset qui promeut "des transitions technologiques, écologiques, territoriales et comportementales à travers l'habitat et les mobilités notamment".

Et s'il salue le plan de relance de 100 milliards d'euros annoncé par l'Etat début septembre, l'ancien président des Régions de France (2004-2016) questionne sa traduction locale : "Quel en sera le ruissellement pour les PME, les ETI, les TPE ? Car ce sont ces entreprises qui feront le redressement national et la transition écologique, y compris en matière de rénovation thermique ! Il faut aborder la question des fonds propres des entreprises qui sont trop faibles aujourd'hui [...] Il faut donc créer des banques régionales d'investissement, il faut régionaliser la Banque publique d'investissement."

Lire aussi : Nouvelle-Aquitaine : quel bilan des aides aux entreprises face au Covid-19 ?

Vers "une souveraineté de développement"

Et Alain Rousset d'insister sur la notion de souveraineté : "Pas une souveraineté nationaliste mais une souveraineté de développement pour aider ceux qui créent et ceux qui souffrent. Pour développer nos compétences en matière de conception et de fabrication de médicaments comme de fabrication et réparation de cartes électroniques", mais aussi de panneaux photovoltaïques, de chimie verte, de méthaniseurs ou encore d'électrolyseurs à hydrogène. Dans tous ces domaines, l'élu régional se dit prêt à financer ou co-financer des micro-usines en Nouvelle-Aquitaine.

Lire aussi : Alain Rousset ambitionne de rapatrier les industries de santé

Le programme des prochains mois du conseil régional mentionne également un soutien à la filière hydrogène à travers les piles à combustible ainsi qu'à la filière de batteries pour véhicules électriques ; l'appel à manifestation d'intérêt Covid-19 qui a permis de soutenir 50 projets de recherche pour 5 millions d'euros ; le projet Ferrocampus à Saintes ; l'élargissement des contrats aquitains pour le développement de l'emploi territorial (Cadet) ou encore la conférence régionale sur l'économie sociale et solidaire prévue le 3 décembre.

Enfin, en matière de décentralisation, Alain Rousset plaide à nouveau pour le transfert aux régions de nouvelles compétences telles que la santé, via les Agences régionales de santé, et l'enseignement professionnel, notamment agricole et maritime.

Lire aussi : Alain Rousset ressent un certain malaise institutionnel

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :