Coronavirus : les Parisiens débarquent dans une Nouvelle-Aquitaine peu touchée par l'épidémie

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Cest surtout dans les îles de Ré ou d'Oléron, ainsi que sur le bassin d'Arcachon, que se sont repliés les Parisiens en cette période de confinement contrôlé (ici sur les quais de Bordeaux).
C"est surtout dans les îles de Ré ou d'Oléron, ainsi que sur le bassin d'Arcachon, que se sont repliés les Parisiens en cette période de confinement contrôlé (ici sur les quais de Bordeaux). (Crédits : Agence Appa/Thibault Moritz)
L'annonce de la mise en place des mesures de confinement génère une anxiété qui s'est soldée par le départ de centaines de Parisiens, dont beaucoup se sont repliés en Nouvelle-Aquitaine. Un phénomène assez massif pour qu'il ait été confirmé par la préfète de Nouvelle-Aquitaine, Fabienne Buccio, ce mardi 17 mars au cours d'une conférence de presse qui a fait le point sur l’application des mesures de confinement prévues par le passage au stade 3 de la lutte contre le coronavirus (Covid-19). Jusqu’ici faiblement touchée par l’épidémie, la Nouvelle-Aquitaine continue d’appliquer une stratégie médicale d’endiguement du virus.

"Le pont de l'île de Ré est aussi chargé qu'en plein mois d'août et les maisons secondaires d'Arcachon ont quasiment toutes rouvertes", a illustré la préfète de Nouvelle-Aquitaine Fabienne Buccio en répondant à une question posée sur l'arrivée de ces presque réfugiés franciliens, poussés hors de la capitale par les nouvelles règles de confinement dues à la lutte contre l'épidémie de coronavirus.

Une stratégie de repli qui ne concerne pas que les jeunes provinciaux installés à Paris ayant décidé de retourner dans leur famille. Cet afflux de population provoque une inquiétude marquée dans les îles, que ce soit celles de Ré ou d'Oléron, pour ne prendre que ces deux exemples, qui ne comptaient que très peu voire pas du tout de cas de coronavirus. Ainsi les propriétaires de maisons secondaires ne sont plus forcément les bienvenus

"Cet afflux de Parisiens n'est pas une très bonne nouvelle, parce que le mieux c'est que les gens restent chez eux, à leur domicile principal. Nous espérons simplement qu'une fois installés ils respecterons les règles de confinement", a commenté Michel Laforcade, directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine, lors de cette conférence de presse du 17 mars organisée par la préfecture de région, où il était aux côtés de la rectrice d'académie Anne Bisagni-Faure, de la colonelle Olivia Poupot, commandante du Groupement de gendarmerie de la Gironde, et du commissaire Thierry Chollet, directeur départemental adjoint de la Sécurité publique de Gironde.

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Sur le plan médical, la région n'en est pas au stade 3

Cerise sur le gâteau, ces "Parisiens" ont fait le bon choix en se repliant en Nouvelle-Aquitaine, puisque c'est la région où le coronavirus est encore le moins présent dans le...

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Commentaires
a écrit le 24/03/2020 à 7:28 :
je propose que l'état mette les résidences principales des parisiens qui les ont quittées à la disposition des soignants, des mal logés, des sdf!!!!!!!
a écrit le 21/03/2020 à 13:01 :
notre région était préservée jusqu’à présent mais avec l'afflux de tous ces "parisiens"
plus ou moins contaminés, se croyant en vacances "j'en ai vu en randonnée à 4 personnes" je pense que la maladie va vite arriver chez nous.
Sachant qu'il ont été plus en contact avec des gens potentiellement malade que nous, ils vont développer le virus, engorger nos petits hôpitaux de province et le jour ou nous en auront besoin ils seront saturés.
j'estime que toute personne hospitalisée corona, loin de son lieu de résidence par sa propre volonté, ne devrait pas avoir droit à la sécu. La communauté n'a pas à payer pour des gens friqués qui ont fuis leurs "amis" pour se planquer et sauver leur peau . Pour tous ceux qui serait Hôpitalisés, je leur collerai même une amende de 10 000€ pour déplacement d'un virus dans une région épargnée

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