Bordeaux Métropole : les candidats socialistes avancent 40 propositions communes

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Les candidats investis par le Parti socialiste dans une vingtaine de communes de la métropole bordelaise.
Les candidats investis par le Parti socialiste dans une vingtaine de communes de la métropole bordelaise. (Crédits : PC / La Tribune)
Changement climatique, mobilités, emploi, logement et proximité : les candidats soutenus par le Parti socialiste et apparentés dans 22 communes de la métropole bordelaise en vue du scrutin municipal ont présenté 40 propositions conjointes plutôt consensuelles. Sur le plan économique, l'accent est mis sur le commerce, l'artisanat et l'économie sociale et solidaire ainsi que sur le développement de la rive droite.

Les socialistes et apparentés soutiennent des candidats dans 21 communes de la métropole bordelaise, dont onze femmes et dix hommes, plus la ville-centre où Emmanuelle Ajon a rallié Pierre Hurmic, en vue des élections municipales des 15 et 22 mars prochains. Ils ont présenté conjointement, ce 21 février, 40 propositions regroupées en cinq thématiques autour d'un fil rouge : un aménagement plus équilibré du territoire entre logements et bureaux, entre rive droite et rive gauche et entre la métropole et les territoires voisins.

En matière économique, ils soutiennent la création d'une 3e opération d'intérêt métropolitain (OIM) sur la rive droite, dont le principe a déjà été acté par la Métropole. "Tout ce qui touche au fleuve et au port doit permettre de nourrir le développement de la rive droite", souligne Alain Anziani, le maire de Mérignac. Les candidats proposent de soutenir davantage le commerce, l'artisanat et l'économie sociale et solidaire (ESS) pour créer des emplois non délocalisables ; de déployer "un plan d'action pour l'agriculture de proximité et une alimentation saine" ; la mise en place, sans plus de précisions, "de mesures incitatives pour mieux répartir la localisation des entreprises" ; et un soutien aux "grandes filières métropolitaines" : aéronautique, santé, viticulture...

30 % d'énergies renouvelables d'ici 2030

Le changement climatique est aussi largement abordé. "Le dernier plan climat métropolitain devait diminuer de 20 à 25 % les émissions de gaz à effet de serre et, dans les faits, elles ont augmenté légèrement. C'est une responsabilité collective. A l'avenir, il faudra les diminuer et les ralentir en commençant par mettre des panneaux photovoltaïques sur nos propres bâtiments municipaux", relève Alain Anziani qui souhaite notamment organiser des assises climatiques de Bordeaux Métropole.

Les candidats socialistes proposent d'atteindre 30 % d'énergies renouvelables d'ici 2030, de rendre les bâtiments métropolitains écoresponsables, de sauvegarder la biodiversité, de généraliser les îlots de fraicheur et de déployer un plan déchets "plus efficace" grâce à l'essor du compost et des recycleries et ressourceries notamment.

Du logement abordable

Les têtes de listes abordent également la question du logement pour défendre "une urbanisation maîtrisée" mêlant régulation des grandes opérations d'aménagement, davantage de logements à prix abordable et coopération avec les territoires voisins. Elles souhaitent expérimenter un permis de louer, déployer l'office foncier solidaire et favoriser les rénovations thermiques. Résorber l'habitat insalubre, construire plus de logements étudiants et améliorer l'offre d'équipements de proximité et de logements temporaires et d'aires accueil sont aussi au programme.

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Le logement social n'est pas mentionné en tant que tel. "Le poids du logement dans le budget des familles s'est extraordinairement alourdi depuis dix ans dans la métropole bordelaise. Je préfère parler de logement abordable parce que 70 % de la population est éligible à ces logements conventionnés", précise Véronique Ferreira, la maire sortante de Blanquefort, tandis que son collègue Jean Touzeau, maire sortant de Lormont et vice-président de la métropole en charge de l'habitat, ajoute : "Nous sommes bien sûrs favorables au logement social : 36.000 demandes de logements locatifs sociaux sont encore en attente de réponses à Bordeaux Métropole ! Il faut envisager la question à l'échelle départementale."

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Mobilités et coopérations

En matière de mobilité, les candidats préconisent deux nouveaux franchissements sur la Garonne, en amont et en aval, la hausse du nombre de navettes fluviales, un téléphérique urbain sur la Garonne, les prolongements du tramway déjà voté, y compris jusqu'à Parempuyre, la réalisation d'un plan vélo associé à un plan piéton, le RER métropolitain et une tarification solidaire des transports publics.

Les candidats, dont beaucoup sont des maires sortants, jouent aussi la carte de la proximité communale face à la métropole "qui doit devenir une collectivité de stratégie sur le moyen-long terme mais en développant une vraie culture de la proximité", selon les mots d'Alain Anziani qui ajoute : "le premier acte de démocratie participative c'est de permettre aux habitants d'engueuler leur maire parce qu'ils le connaissent et le croisent !" Enfin, les socialistes défendent une coopération plus active avec les territoires voisins de la métropole. "Il faut une relation équitable. Bordeaux a tissé des liens avec des territoires plutôt lointains, c'est positif mais ce n'est pas suffisant ", considère ainsi Christine Bost, la maire sortante d'Eysines.

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A Bordeaux, Nicolas Florian toujours en tête dans les sondages

En ce qui concerne l'élection municipale à Bordeaux, un sondage BVA pour Orange et Europe 1, réalisé du 7 au 15 février, crédite le maire sortant Nicolas Florian, de 40 % des intentions de vote au premier tour devant Pierre Hurmic (30 %) et Philippe Poutou (12 %). Le candidat de LREM Thomas Cazenave est, lui, à 11 %. Le tout avec une marge d'erreur conséquente de quatre points. Entre temps, l'ex candidat Vincent Feltesse, qui s'est retiré de la course et de la vie politique, a appelé clairement à voter pour Pierre Hurmic au scrutin des 15 et 22 mars.

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