Municipales à Bordeaux : Nicolas Pereira et son Pacte durable rallient Nicolas Florian

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Nicolas Pereira a fait soumis un pacte Bordeaux durable aux candidats à l'élection municipale. Seul Nicolas Florian, le maire sortant, l'a ratifié à 100 %.
Nicolas Pereira a fait soumis un pacte "Bordeaux durable" aux candidats à l'élection municipale. Seul Nicolas Florian, le maire sortant, l'a ratifié à 100 %. (Crédits : Equipe de campagne de Nicolas Florian)
Le fondateur de Solylend et organisateur du World impact summit, Nicolas Pereira, figurera en très bonne place sur la liste de Nicolas Florian pour le scrutin municipal des 15 et 22 mars. Un ralliement qui intervient après la ratification par le maire sortant de l'intégralité du "Pacte Bordeaux durable" proposé par Nicolas Pereira aux différents candidats. Un document que ni Thomas Cazenave, ni Pierre Hurmic n'ont souhaité parapher.

Être le garant de la transition écologique et climatique de la ville de Bordeaux : c'est l'ambition de Nicolas Pereira lors de la prochaine mandature 2020-2026. Cet entrepreneur de 28 ans, qui a déjà plusieurs casquettes dont celle de dirigeant de la startup Solylend, a présenté en octobre 2019 un "Pacte Bordeaux durable" comprenant une trentaine de propositions. Objectif : le soumettre à tous les candidats et s'engager auprès de celui qui s'engagerait à le mettre en œuvre au moins à 80 %.

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Découpé en six thématiques - ville jardin, développement durable, ville facile et respirable, ville propre et zéro déchet, ville inclusive et ville jeune - ce "pacte citoyen pour faire de Bordeaux une capitale verte et zéro carbone d'ici 2050" avance plusieurs propositions de la ville zéro déchet à l'horizon 2026 à la création d'un conseil municipal climatique ouverts aux citoyens ; de la végétalisation de la ville, notamment Meriadeck et la Base sous-marine, à la création d'un réseau express vélo ; de la tarification solidaire des transports publics à l'obligation d'utilisation de matériaux biosourcés et/ou recyclés dans les rénovations et constructions neuves ; du 100 % bio dans les cantines en 2026 à la généralisation du dimanche sans voiture.

"Faire prévaloir les sujets environnementaux"

Résultat des courses : seul Nicolas Florian, le maire sortant (LR, Modem, UDI, Agir et PR) a décidé de le ratifier à 100 %. De quoi convaincre Nicolas Pereira de le rejoindre tout en négociant à la fois une place de choix dans la future liste et des garanties sur la réalisation effective du pacte.

"J'ai décidé de m'engager aux côtés de Nicolas Florian parce que j'ai reçu des engagements sur la mise en œuvre de ce pacte que je piloterai et dont j'assurerai personnellement le suivi et l'évaluation", indique à La Tribune Nicolas Pereira. "Je sais être insistant, convaincant et motivé pour faire prévaloir les sujets environnementaux et je crois à la sincérité du candidat Nicolas Florian qui a pris pleinement conscience de l'urgence des enjeux environnementaux. Mais je conserve et je conserverai ma liberté d'entrepreneur et, quel que soit le résultat de l'élection, je travaillerai avec le maire, dans la majorité ou dans l'opposition. L'environnement et l'écologie doivent être tout en haut des priorités du prochain mandat et ces questions doivent tous nous réunir."

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Etre "l'un des piliers de la future majorité"

Concrètement, le fondateur et dirigeant de la startup de financement participatif Solylend et du World impact summit, figurera en très bonne position sur la liste de Nicolas Florian et devrait briguer un poste d'adjoint en charge de la transition climatique. Déjà candidat aux élections régionales en 2015, à l'époque sous la bannière de Nouvelle donne (centre gauche), il rejoint sur la liste du maire sortant d'autres entrepreneurs tels que Julia Mouzon, chargée du projet électoral et fondatrice de la startup Elueslocales.fr, et Lionel Lepouder, le président de l'agence de développement économique Invest in Bordeaux.

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A 28 ans, Nicolas Pereira, qui se voit comme "l'un des piliers de la future majorité", en cas de victoire du maire sortant, souhaite emmener l'ensemble du monde économique vers la transition climatique. "Nous voulons imaginer une écologie des solutions avec les idées et la volonté de tous. L'enjeu majeur des dix prochaines années c'est de mettre l'économie et l'entreprise à l'heure de l'urgence climatique et au service de l'environnement", affirme l'entrepreneur, qui souhaite ainsi intégrer dans les marchés publics et les aides financières de la ville et de la métropole des critères favorisant les entreprises cherchant à réduire leur impact carbone.

Quels seront les critères d'évaluation et de réussite du pacte ? "Compte tenu de la réalité des choses et des obstacles qui ne manqueront pas de se dresser devant nous, je considèrerai que nous aurons réussi si, en 2026, la moitié des propositions du pacte sont réalisées et l'autre moitié est engagée", répond Nicolas Pereira, qui a également, un temps, discuté avec Thomas Cazenave, le candidat LREM.

Ni Pierre Hurmic, ni Thomas Cazenave n'ont signé

Ce dernier fait part à La Tribune de son accord avec la quasi-totalité des propositions figurant dans le pacte - à l'exception de la tarification solidaire des transports publics jugée "pas assez ambitieuse pour les jeunes" - tout en s'abstenant de signer ce document de huit pages. De son côté, Pierre Hurmic, le candidat écologiste et de la gauche (EELV, PS, PC, PRG, PP, ND) n'a pas non plus souhaité apposé sa signature en bas du pacte jugeant son contenu peu convaincant et peu engageant.

"Nous sommes très sollicités de demandes de signatures de pactes émanant d'associations reconnues dans leur combat pour l'écologie et le climat, comme Greenpeace et tant d'autres. Nous les avons signés car ces pactes nous paraissent poser des objectifs ambitieux pour répondre à l'urgence climatique. Nous avons jugé ce pacte de Nicolas Pereira très en retrait vis à vis de ceux déjà signés, dans ses ambitions comme dans les engagements sollicités. C'est pourquoi nous n'avons pas jugé utile de signer un pacte aussi peu engageant", indique ainsi Pierre Hurmic à La Tribune.

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