Municipales à Bordeaux : Nicolas Florian précise ses motivations

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Nicolas Florian, maire de Bordeaux depuis le 7 mars 2019, sera candidat à la mairie en mars 2020
Nicolas Florian, maire de Bordeaux depuis le 7 mars 2019, sera candidat à la mairie en mars 2020 (Crédits : La Tribune / Mikaël Lozano)
Pour la liste, il faudra attendre janvier et pour le programme, février. Nicolas Florian ne se presse pas : l'actuel maire de Bordeaux se donne encore du temps pour étayer une campagne qui, à ce jour, s'appuie essentiellement sur le bilan qu'il affirme partager avec Alain Juppé. Ce qui ne l'empêche pas d'occuper le terrain. Après la présentation - sans lui - de son équipe de campagne il y a dix jours, c'est cette fois Nicolas Florian qui tenait le micro ce lundi midi aux Halles de Bacalan.

Aucune annonce lors de ce point presse mais l'orateur voulait donner quelques précisions sur les ambitions qui l'animent et qui seront communiquées par écrit à partir de demain, via un courrier qui va atterrir dans les boîtes aux lettres des habitants. Courrier distribué en avant-première à la presse, accompagné d'une liste d'une soixantaine de noms de soutiens. Entouré de ses soutiens, beaucoup de fidèles et quelques nouveaux tels que le député de La République en Marche du Médoc et ancien socialiste Benoît Simian, de son directeur de campagne Nicolas Marty et de sa responsable du projet Julia Mouzon, Nicolas Florian a annoncé vouloir, par cette missive, "expliquer pourquoi je suis candidat et vers quoi je veux aller dans les années qui viennent". Le maire/candidat avance en particulier "quatre enjeux : le défi démocratique, le défi climatique, le défi de la solitude et de l'isolement, le défi de la croissance démographique".

Sur ce dernier, il reste fidèle à la ligne de conduite déjà développée lors de sa rentrée devant la presse en septembre dernier : "De 300.000 vers 1968, la population bordelaise est tombée à 200.000 à la fin des années 80. Aujourd'hui, elle est de 250.000 habitants." Ce mouvement démographique de fond, Nicolas Florian veut "ne pas le subir mais l'accompagner, dans un souci d'apaisement". Et fixe son ambition "d'une ville humaine où il y a du lien, où l'on prend soin des autres, où l'on se fait confiance". Le candidat estime être dans une "phase de récolte" des idées et ajoute qu'il faudra attendre 2020 pour des propositions concrètes. Mais il annonce "un projet réaliste et tenable" et met en avant les cinq années précédentes passées au conseil municipal de Bordeaux en tant qu'adjoint, un "gage de crédibilité". Estimant pouvoir s'appuyer aujourd'hui sur "une équipe représentative des diversités bordelaises", il entend "défendre la vision d'une ville sobre et économe de ses ressources" quelles qu'elles soient et veut attendre fin janvier pour présenter une liste qui ne sera "pas calquée sur les appartenances partisanes". Cette dernière sera "profondément renouvelée". Mais encore ? "50 %, je pense que c'est le bon étiage. Mais je ne suis pas dans le jeunisme absolu : je souhaite un alliage avec des gens qui ont une expérience, une expertise, des personnes initiés à la gestion municipale. Il faudra que l'équipe incarne cette volonté de s'investir pour les autres."

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Le candidat, qui dit vouloir mener une liste dégagée de tout parti politique, est-ils toujours adhérent au parti Les Républicains ? "J'ai pris une adhésion annuelle, pas décennale. Je m'occupe de Bordeaux." Lui que l'on dit "En Marche-compatible", que pense-t-il de son adversaire Thomas Cazenave, investi par La République en Marche ? "Je n'ai pas d'adversaire, j'ai des concurrents. Je ne regarde pas à côté, je ne regarde pas derrière moi car mon équipe sera à mes côtés, je regarde devant. On verra projet contre projet." Ramené aux enjeux nationaux, le maire de Bordeaux concède "un manque de communication et d'échanges" de la part du gouvernement mais estime que "cette réforme [des retraites], il faudra la faire" à condition que "le projet soit lisible. La colonne vertébrale doit se faire avec les gens, pas contre eux."

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Commentaires
a écrit le 18/12/2019 à 18:54 :
Au-delà de la répétition verbale des mots « concertation » ou « coproduction », quelle est la capacité d’écoute et de respect du citoyen ?
Membre de la commission permanente de Bordeaux-Maritime, j’ai démissionné en constatant qu’il était impossible d’améliorer le débat dans le domaine de la tranquillité publique et de la sécurité. Dire ou écrire, peu importe, personne n’a voulu répondre ! Le vide absolu, le néant.
Quand l’activité de la Commission permanente a été mise en sommeil à l’approche des élections municipales, une seule action est restée prioritaire : l’organisation d’une fête de quartier en octobre 2020. Le saviez-vous ?
Tranquillité publique et sécurité, un sujet tabou qui aurait mérité d’être abordé avec calme et méthode, loin des tirades médiatiques et conflictuelles des réunions publiques de quartier.
À chacun ses priorités, mais c’est l’occasion de s’inquiéter sur l’avenir de la participation citoyenne.
a écrit le 17/12/2019 à 9:41 :
La motivation principale a été oubliée : conserver son indemnité en conservant son siège. C'est le premier but d'un professionnel de la politique

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