Espaces verts et Pont Simone Veil : les premières propositions de Thomas Cazenave pour Bordeaux

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Edwige Fondevila, Thomas Cazenave, Aziz Skalli
Edwige Fondevila, Thomas Cazenave, Aziz Skalli (Crédits : PC / La Tribune)
Thomas Cazenave, le candidat LREM pour l'élection municipale de 2020 à Bordeaux, a présenté les premières pistes de son programme. Il se concentre sur la végétalisation des espaces publics, la gestion des services publics et l'achèvement du pont Simone Veil, égratignant au passage la posture du maire Nicolas Florian sur ces sujets. Il s'est aussi engagé à ne pas augmenter les impôts pendant six ans.

"Des arbres en pot place Pey Berland, ça ne fait pas un projet urbain, ça ne suffit pas pour un sujet aussi sérieux que le réchauffement climatique!", lâche Thomas Cazenave en allusion aux arbustes installés cet été par la mairie de Bordeaux. Les candidats à l'élection municipale de mars 2020 n'ont pas attendu la rentrée des classes pour lancer la campagne et son lot de petites phrases. Lors d'une brève rencontre avec la presse ce vendredi 29 août, le candidat investi par La République en marche (LREM) a esquissé ses premières propositions centrées sur la multiplication par deux des espaces verts et sur l'attention portée à la qualité de vie et des services publics municipaux.

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Soulignant que l'été 2019 est le plus chaud jamais enregistré à Bordeaux, Thomas Cazenave entend bien débuter sa campagne en l'ancrant dans l'écologie. "Il est indispensable de transformer la ville pour l'adapter au défi du changement climatique parce qu'on a vu les limites de la ville de pierre et la nécessité d'aller vers la nature. Bordeaux n'a que 15 m2 d'espaces vers par habitant contre 50 m2/hab en moyenne dans les 50 plus grandes villes françaises", considère ainsi le candidat LREM.

"Un espace vert accessible à 200 m de chaque Bordelais"

Il s'engage donc à "doubler en six ans les surfaces vertes accessibles à Bordeaux" et propose de prioriser trois pistes : le verdissement des deux rives de la Garonne du Nord au Sud ; la création "d'un grand huit vert", c'est-à-dire d'une double boucle d'une vingtaine de kilomètres de cheminements arborés et cyclistes le long des cours en intra-boulevards, et, enfin, la transformation de la place des Quinconces "en véritable espace vert où l'on vient jouer, se retrouver, pique-niquer, se rafraîchir, s'asseoir, etc." Et si nécessaire, le candidat se dit prêt à supprimer des places de stationnement au profit des mobilités douces.

Au total, Thomas Cazenave promet "un espace vert accessible à 200 mètres de chaque Bordelais" et écorne au passage le bilan du maire de Bordeaux, Nicolas Florian, en la matière :

"La qualité de vie à Bordeaux est en train de se dégrader sur nos yeux en matière de logement, de déplacement, de climat et de santé de nos enfants. Il faut pour Bordeaux un nouveau projet, de nouveaux visages et de nouvelles solutions. Un projet de gestion ce n'est pas un projet. [...] Se contente de planter un nombre d'arbres ce n'est pas un projet urbain !"

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Des horaires allongés pour les services publics ?

Celui qui est encore en fonction auprès du Premier ministre au poste de délégué interministériel à la transformation de l'Etat entend également revoir l'organisation des services publics municipaux. "La maille actuelle des huit quartiers de Bordeaux est trop large et correspond environ à 30.000 habitants. Je pense qu'il faut au moins doubler ce nombre pour renouer avec une proximité", explique Thomas Cazenave qui veut ouvrir le dossier sensible des horaires d'ouverture des services d'accueil du public :

"Il faut transformer le service public pour le remettre au service du public et s'adapter aux besoins qui évoluent. La question des horaires doit être posée pour faciliter la vie des habitants. Ce n'est pas un sujet facile mais il faut l'aborder."

Le tout en prenant l'engagement "de ne pas augmenter les impôts locaux tout au long de la mandature".

"Le pont Simone Veil doit être terminé"

Thomas Cazenave est aussi revenu sur les déboires à répétition du futur franchissement de la Garonne entre Bègles et Floirac. Initialement prévue pour mi-2020, la mise en service du pont Simone Veil a été officiellement retardée à 2023 au plus tôt en raison d'un différend technique et financier entre Bordeaux Métropole et le groupement d'entreprises Razel-Bec. Et un nouvel épisode du feuilleton est intervenu début août laissant craindre un nouveau report avec la décision du tribunal administratif de refuser d'homologuer la transaction entre les deux parties la jugeant trop défavorable à la puissance publique et, donc, aux contribuables.

D'autant qu'une déclaration de Nicolas Florian au quotidien Sud Ouest du 29 août dernier a remis de l'huile sur le feu : "Je suis incapable de dire si le chantier va pouvoir redémarrer. C'est à se demander si ce pont, qui a déjà deux ans de retard, se fera un jour", a reconnu le maire de Bordeaux, laissant planer le doute sur cette infrastructure stratégique. Installé dans la confortable posture du challenger, Thomas Cazenave a aussitôt sauté sur l'occasion :

"On ne peut pas être dans une situation de blocage aujourd'hui à tel point qu'on en vient à s'interroger sur ce pont ! Il faut sortir de l'incertitude qui stresse les habitants de ces nouveaux quartiers mais aussi les entreprises et les promoteurs et il faut dire clairement les choses : le pont doit être terminé !".

De là à proposer une solution concrète ? "Je ne suis pas en responsabilité à la mairie ni à la métropole", a-t-il simplement éludé.

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Commentaires
a écrit le 03/09/2019 à 9:00 :
Cazenave parisien mais pas Bordelais au revoir vive Nicolas Florian

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