NACI, nouveau fonds pour les PME en Nouvelle-Aquitaine

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La Matinale a permis de faire le point sur les outils destinés aux entreprises et d'écouter des témoignages de dirigeants
La Matinale a permis de faire le point sur les outils destinés aux entreprises et d'écouter des témoignages de dirigeants (Crédits : Agence Appa)
Président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset a confirmé le lancement prochain de NACI, nouveau fonds d'investissement pour la croissance des PME et ETI de Nouvelle-Aquitaine, pour leurs besoins de 3 à 15 M€, lors d'une Matinale organisée en partenariat avec La Tribune. De nombreux dispositifs existe déjà : programme usine du futur, Club des ETI, accélérateur de croissance de PME, fonds régional de capital investissement...

C'est la grande confirmation de la Matinale co-organisée par le Conseil régional et La Tribune, le 25 septembre à l'Hôtel de Région à Bordeaux : NACI, nouveau fonds d'investissements pour les PME de Nouvelle-Aquitaine, va voir le jour avant la fin de l'année. Alain Rousset l'a lui-même annoncé : "Mon rêve depuis plusieurs années est de disposer d'un spectre complet pour la croissance des PME, du prêt d'honneur de quelques milliers d'euros à 15 M€. C'est la raison de la création de ce nouveau fonds d'investissement, car l'apport en fonds propres est un élément indispensable pour le développement industriel." La Région apportera un peu moins de 50 M€.

Ce fonds sera piloté par le GIE Aquiti Gestion, présidé par François Cavalié. "L'objectif est de démarrer avant la fin de l'année. Nous devrions avoir l'agrément de l'Autorité des marchés financiers (AMF) début octobre. Avec la Région et l'Europe, d'autres investisseurs vont permettre de franchir la barre des 100 M€ pour ouvrir le fonds. Une seconde phase de levée de fonds est prévue pour arriver à 150 M€", annonce-t-il. "Nous visons les entreprises qui veulent se développer sur le territoire néo-aquitain. Nous les accueillons déjà pour étudier les dossiers, entre 3 et 15 M€. Au-delà, nous pourrons apporter une solution en fonds propres, avec d'autres partenaires", assure-t-il. Aquiti Gestion, qui gère 7 autres entités (allant du prêt d'honneur à 3 M€), disposera de 17 à 20 collaborateurs à Bordeaux, Poitiers, Limoges et Niort.

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L'amphithéâtre du Conseil régional affichait complet pour cette Matinale (photo Agence Appa)

Une large panoplie

La panoplie d'aide au développement des entreprises est déjà très riche en Nouvelle-Aquitaine, comme en ont attesté les trois grands témoins de la table ronde, Josette Guillon de La Boîte à papiers, David Couillandeau du groupe HYD&AU, et Patrick Scholz, de Luxor Lighting.

Josette Guillon a bénéficié du programme Usine du futur pour sa PME limousine de 120 salariés, spécialisée dans la collecte des déchets, sur un investissement de 400.000€ pour une ligne de démantèlement d'écrans plats. "Cela a été simple et rapide, en quelques mois, avec très peu de paperasse, et un diagnostic très constructif. Avec cet investissement, nous pouvons répondre à de nouveaux appels d'offres", apprécie-t-elle. Un "Chèque transformation numérique" lui permet de développer son extranet destiné à ses clients.

David Couillandeau a piloté une croissance très rapide de son groupe familial spécialisé en mécatronique. HYD&AU est passé de 11 M€ de CA en 2012 avec 55 salariés, à 70 M€ de CA et 325 collaborateurs en 2017. "J'ai bénéficié du programme d'accélérateur des ETI Nouvelle-Aquitaine, lancé par la Région et animé par BPI France, avec deux séminaires de 3 jours par an où HEC vient nous dispenser des cours", témoigne-t-il. Il appartient au Club des ETI, très utile selon lui, pour développer les relations et les conseils mutuels.

Patrick Scholz, PDG de Luxor Lighting, équipementier automobile angoumoisin de 120 personnes, a réalisé 11 M€ de chiffre d'affaires l'an dernier, vise 16 M€ cette année et 20 M€ l'an prochain. Il bénéficie du programme Usine du futur. "Nous avons investi dans des moyens lourds, robotisé... Les aides de la Région nous ont permis d'embaucher 2 ingénieurs. Nous avons déjà le retour sur investissement", se félicite-t-il. Il a aussi profité de l'accélérateur de PME Nouvelle-Aquitaine.

Alain Rousset avoue "tirer un peu de fierté" du dispositif Usine du futur, inventé à Bordes pour Turboméca. "Il y a plus de 400 entreprises aujourd'hui dans le processus. J'espère arriver à 600 ou 1.000. Cela s'adresse d'abord aux PME, pour qu'elles croissent et atteignent 200, 300, 400 salariés. Nous avons une classe désespérément faible d'ETI ! Nous voulons faire croître ces PME." La Région propose pour cela une belle boîte à outils.

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Commentaires
a écrit le 01/10/2018 à 16:01 :
Excellente initiative - je ne doute pas que ce fond supplémentaire dans le dispositif de soutien réponde aux besoins des acteurs auxquels il s’adresse. Notre région a, depuis prés de vingt ans, été volontaire et innovante dans le secteur du développement économique. Bravo

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