Les Ceser de l'Atlantique veulent soutenir l'économie maritime

 |   |  546  mots
(Crédits : DR)
Les Conseils économiques, sociaux et environnementaux (Ceser) des quatre régions de la façade Atlantique appellent conjointement à soutenir l'économie maritime dans toutes ses composantes. Ils demandent aux régions concernées de placer la capacité d'innovation de la croissance bleue au cœur de leurs stratégies économiques.

L'économie maritime est décidément sous les projecteurs cet automne. Une semaine après le rapport du Ceser de Nouvelle-Aquitaine sur les ports du Sud-Ouest et au lendemain de la présentation de la stratégie du gouvernement pour les ports du Havre, Dunkerque et Marseille, c'est au tour des Ceser de la façade atlantique de se saisir du sujet dans un rapport commun présenté jeudi 23 novembre. "Cet enjeu est suffisamment important pour mobiliser quatre conseils économiques sociaux et environnementaux régionaux de Dieppe à Bayonne", souligne Benoît Cailliau, qui préside l'association des Ceser de l'Atlantique (Nouvelle-Aquitaine, Pays-de-la-Loire, Bretagne et Normandie).

La moitié des emplois maritimes

Ces quatre régions concentrent en effet 48,7 % des emplois directs de l'économie maritime française, soit 215.000 emplois en 2012 selon l'Insee, dans des secteurs variés : tourisme, pêche, recherche, transport, chantiers navals, énergies renouvelables, industries, travaux publics et assurances.

"L'économie maritime est très innovante et diversifiée, il faut en profiter car l'innovation naît précisément à l'interface entre ces différentes sphères, il y a une fertilisation croisée", observe Nicolas Renaudin, co-rapporteur pour le Ceser de Nouvelle-Aquitaine.

Cette capacité d'innovation qui n'est plus à prouver, doit cependant être activement impulsée et soutenue par les pouvoirs publics pour délivrer son plein potentiel.

"Les porteurs de projets dans le secteur maritime ont particulièrement besoin de capitaux financiers - notamment pour les énergies marines renouvelables -, de liens avec des infrastructures de recherche, d'un cadre réglementaire plus simple et de davantage de visibilité sur le temps long", fait-valoir Thierry Leneuveu, co-rapporteur pour le Ceser de Bretagne.

Le secteur des énergies marines renouvelables (EMR) mobilise plus de 2.000 équivalents temps plein en France pour près de 600 millions d'euros de chiffre d'affaires. Les Pays-de-la-Loire sont un poids lourd en la matière avec près de 900 emplois quand la Bretagne, la Nouvelle-Aquitaine et la Normandie n'en totalisent qu'environ 300.

Trois recommandations aux régions

Les Ceser de l'Atlantique recommandent de "mieux faire connaître l'économie maritime et sa capacité d'entraînement pour répondre à de multiples défis sociaux" : emploi durable, transition énergétique et climatique, préservation du littoral et des milieux marins, alimentation, santé, etc. "Il y a un enjeu très important de sensibilisation et de formation, en particulier auprès de jeunes", insiste Thierry Leneuveu.

Le deuxième axe d'accompagnement vise plus directement les régions en leur enjoignant de "placer la croissance bleue au cœur de leur propre stratégie de développement" et d'y consacrer davantage de moyens en lien avec les autres acteurs publics et privés de cet écosystème. Cela doit aussi passer des coopérations interrégionales et la mobilisation des fonds européens.

Enfin, la troisième recommandation des Ceser de l'Atlantique concerne le renforcement du soutien à l'innovation, via de la R&D décloisonnée et croisée entre les acteurs, et du soutien à l'export.

"Il faut également donner davantage de visibilité et de lisibilité à notre offre de formation sur les métiers de la mer innovants. Il y a un marché pour nos grandes écoles sur la formation des acteurs étrangers dans de domaine", conclut Benoît Cailliau, le président du Ceser des Pays-de-la-Loire.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 02/12/2017 à 15:00 :
Et si l'on commençait par la VFCEA - Voie Ferrée Centre Europe Atlantique qui permettrait de sortir le Fret du Havre et de Saint-Nazaire par le rail ? Avec un point de jonction à Angers-Marcé, grâce à la virgule de Sablé, autour d'un centre de maintenance de fret ferroviaire, d'une gare de Fret, d'un aéroport accueillant du Fret, et un carrefour autoroutier idéalement situé sur la carte de l'Europe du Fret ferroviaire ? Bref, une vraie géographie du Fret à destination des clients de l' Est.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :