Nouveau nom de la région : le best of de la consultation

Les conseillers régionaux seront appelés lundi 27 juin à voter pour ou contre le nom de "Nouvelle-Aquitaine", l'identité préconisée par le rapport remis le 20 juin à Alain Rousset, président de la Région. De la plus poétique à la plus virulente, voici le meilleur - et le pire - des contributions récoltées sur le terrain et sur Internet par le groupe de travail auteur de ce rapport.

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Anne-Marie Cocula, chef de file du groupe de travail auteur du rapport sur le nouveau nom de la région ALPC
Anne-Marie Cocula, chef de file du groupe de travail auteur du rapport sur le nouveau nom de la région ALPC (Crédits : LTB / ML)

L'avis le plus parental :
"Votre démarche s'inscrit dans la durée. Ça nous permet de murir avec ce nom comme lorsqu'on choisit le prénom d'un enfant. Au fur et à mesure de la grossesse, on développe un lien affectif pendant ce temps de réflexion. Nos petits-enfants pourront regarder avec fierté cette construction de la Région", par un habitant de Saint-Savin en Gironde.

Le plus droit dans ses bottes :
"Les Limougeauds n'ont pas réussi à m'absorber, c'est pas les Bordelais qui vont y arriver", par un habitant de Bourganeuf dans la Creuse.

Le plus fier :
"Ici on a tout. Pourquoi on ne s'appellerait pas Centre du monde ?", par un natif de Tulle en Corrèze.

Le plus science-fiction :
"Aquilis, composé à partir des trois noms Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes, ça sonne comme une planète futuriste", imaginé par un Thouarsais (Deux-Sèvres).

Le plus pédagogue :
"C'est classique : papa et maman se disputent sur le nom... du joli bébé né le 1er janvier. En tant qu'enseignante, je sais combien les prénoms qui nous paraissent parfois étrangers sont aussitôt incarnés par des personnalités", ciselé par une élue régionale à Rochechouart (Haute-Vienne).

>>> Lire aussi : "Nouveau nom de la région : pourquoi ce sera Nouvelle-Aquitaine"

Le plus fataliste :
"Ils ont bien fait de ne pas nous demander notre avis. En ce moment, on est interrogés sur les communautés de communes, on n'est pas fichu de se mettre d'accord", dixit un élu local à Bourganeuf.

Le plus décentralisé :
"On n'empêchera pas que Poitiers et Limoges se sentent dépossédés. La question c'est comment inventer une région multipolaire. Le fait que l'Etat fasse sa réorganisation territoriale en même temps que la Région se crée, aggrave la confusion", juge un député à Tulle.

Le plus germanophile :
"Qui connait ici le nom d'un land allemand ? Est-ce que ça nuit à l'économie allemande ?", estime un habitant de Bourganeuf, à égalité avec ce "ALPC ne me choquerait pas. Nous sommes victimes des agences de communication. Rhénanie-du-Nord - Westphalie... Ca ne nuit pas à leur économie", lancé à Thouars.

Le plus direct :
"Aquitaine Limousin Poitou-Charentes c'est très long. ALPC, c'est très désagréable", par le maire de Dax, Gabriel Bellocq.

Le plus pyramide des âges :
"Il faut penser aux jeunes. En Corrèze nous avons 1.000 vaches ,1.000 sources mais rapidement 1.000 vieux... Les jeunes ont besoin de la dynamique de l'Aquitaine", jugé à Tulle.

Le plus opposé à la technocratie :
"L'histoire, ce n'est pas que le passé. Et ce n'est pas plus technocratique qu'un argument de communication", asséné à Rochechouart.

Le plus gastronome :
"Dans l'esprit des Français, Sud-Ouest c'est une IGP de foie gras", cuisiné par un habitant de Rochechouart.

Le plus identitaire :
"Qu'est-ce qui est représentatif de ce que nous sommes ? De nos couleurs, nos identités, nos excès... C'est le Sud-Ouest", dixit un natif de Dax.

Le moins Atlantique :
"Allez dire à un Creusois à côté d'Aubusson qu'il est au bord de l'Océan", balancé à Coulounieix-Chamiers en Dordogne.

Le plus féérique :
"Aliénor, c'est la guerre de Cent Ans. Je propose : Mélusine", à Thouars.

Le plus fort soutien au mariage :
"Aliénor, on n'a rien à voir avec cette dame. Elle nous a apporté que des emmerdes... et le divorce", à Thouars toujours.

Le plus alarmiste :
"Donner le nom d'Aquitaine, ce serait l'Anschluss", affirmé à Thouars encore.

Le plus géologue :
"Aquitania, c'est une vraie histoire, une vraie identité. Il y a même une plaque tectonique qui correspond", dit à Coulounieix-Chammiers.

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Commentaire 1
à écrit le 21/06/2016 à 20:45
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Quelle imagination, en résultat de toutes ces réunions ! Tout ce tra-la-la pour une aussi pauvre conclusion ! Pourquoi pas "La France d'en Bas" ..... pour équilibrer les Hauts de France ! Encore un tour de piste pour Anne-Marie !

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