Bordeaux : l’opposition socialiste fait aussi sa rentrée

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Nicolas Guenro, Michèle Delaunay, Vincent Feltesse, Emmanuelle Ajon et Matthieu Rouveyre
Nicolas Guenro, Michèle Delaunay, Vincent Feltesse, Emmanuelle Ajon et Matthieu Rouveyre (Crédits : C.L.)
Quelques jours après Alain Juppé, les élus du groupe socialiste de la mairie de Bordeaux organisaient eux aussi leur conférence de presse de rentrée. Au programme, les sujets qui fâchent, notamment le logement, les équipements de proximité et la mobilité.

Les élus socialistes faisaient leur rentrée politique ce matin, quelques jours après la conférence de presse d'Alain Juppé. Autour de Vincent Feltesse : Emmanuelle Ajon, Michèle Delaunay, Nicolas Guenro et Matthieu Rouveyre. L'ancien candidat à la mairie de Bordeaux a ouvert le bal en résumant l'ensemble des dossiers qui fâchent l'opposition socialiste : stationnement, équipements de proximité délaissés au profit des équipement de prestige (une carte des équipements défaillants est d'ailleurs en cours de réalisation), "fiscalité en hausse de 5 %", subventions aux associations "globalement en baisse", propreté qui "reste un point noir dans le centre de Bordeaux, sans solution concrète" dix-huit mois après les élections.
Concernant la mobilité, Vivent Feltesse a rappelé sa crainte que la gare devienne un cul-de-sac au même titre que le nouveau stade Matmut Atlantique. Il a également estimé que la question de la mobilité induit une requalification des boulevards.
Avant de laisser la parole à ses collègues, l'ancien adversaire d'Alain Juppé pour la mairie de Bordeaux n'a pas laissé passer l'occasion d'égratigner le bilan économique de la ville de Bordeaux : "On l'attend toujours. On nous avait dit que Virginie Calmels venait parce qu'elle a un carnet d'adresses important mais si le programme c'est de faire des conférences nous sommes un peu sceptiques."

Mauvais élève du logement social ?

Michèle Delaunay a estimé que le bilan concernant le logement social ne pouvait être que relativement sévère : "Il y a une inadéquation totale entre l'offre et la demande, à laquelle s'ajoute une inquiétude réelle mais qui n'est pas nouvelle concernant la qualité médiocre de tout ce qui se construit", faisant allusion à l'effondrement d'un balcon dans un résidence du quartier Ginko il y a quelques jours ou aux problèmes rencontrés au sein de "La Fabrique" dans le quartier des Bassins à flot, révélés par La Tribune - Objectif Aquitaine vendredi dernier.
Autre exemple, la résidence Arc en ciel du Grand Parc dont certaines lames de vitrages brise soleil multicolores se sont décrochées et n'ont jamais été réinstallées. Le taux de logement social de la ville de Bordeaux est actuellement en dessous de 16,57 %, celui de la Métropole de 22,35 % au 1er janvier 2014. Lors de sa venue à Bordeaux, le délégué interministériel à la mixité sociale dans l'habitat, Thierry Repentin, a annoncé que le gouvernement doit publier un bilan listant les mauvais élèves qui ne respectent pas les dispositifs de la loi SRU (20 puis 25 %). Interrogé par La Tribune - Objectif Aquitaine, il a déclaré que Bordeaux est "sur la bonne voie pour rattraper son retard".
Logement social ou pas, Michèle Delaunay a déploré "l'abandon de la ville aux investisseurs privés. Le prix de vente au mètre carré varie entre 3.200 € et 5.200 €, quand le prix total de revient du mètre carré se situe entre 2.000 et 2.200 mètres carrés pour le constructeur."

Un plan de covoiturage ambitieux

Autre angle d'attaque : la mobilité. Nicolas Guenro a assuré que la politique de stationnement résidentiel est incompatible avec le développement des modes de déplacements doux, transports en commun et vélo qui ont besoin d'espace pour se développer. Revenant sur l'extension de lignes de transport en commun existantes ou des BHNS (Bus à haut niveau de service), l'élu a estimé que "tout miser sur le transport collectif ne résoudra pas les problèmes sur la rocade. Il est temps de lancer un plan de covoiturage ambitieux pour passer de 1,2 passager par voiture en moyenne actuellement à 2 personnes, ce qui permettrait de réduire le trafic de 40 %." Les élus de l'opposition proposent de réunir autour d'une table Gertrude (surveillance et régulation du trafic), Greeline (plateforme qui va plus loin que Gertrude en gérant la multimodalité, voies de bus, tramway et nouveaux modes de déplacement que sont le vélo en libre-service, le covoiturage et l'auto-partage et qui sera en partie opérationnelle au moment du Congrès ITS de Bordeaux), industriels, startups de la mobilité et acteurs de la mobilité durable pour trouver des solutions.
Revenant sur les problèmes d'entretien dans certaines écoles primaires comme à la Benauge, par la voix d'Emmanuelle Ajon, ou encore sur l'abandon voire le report de projets d'équipement par celle de Matthieu Rouveyre, les élus socialistes estiment que derrière les palmarès qui, les uns après les autres, placent Bordeaux en tête des villes françaises, ou les équipements de prestige comme le stade ou la Cité du vin, "on continue à densifier et le cadre de vie est largement insuffisant".

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Commentaires
a écrit le 11/09/2015 à 23:40 :
El problème d'urbanisme, ce la plus value dans la vente de terrain, le propriétaire son hachette, pour construire, me la construction débine très chère, la perte de revenus et les banques
que bloquen les prêt à de personnes de plus de 50 ans.
La unique solution vendre.
Alors la plus value grimpe a faveur du gouvernement.
"Alors pas de ventes, pas de travail"
Ça ce un point très important a étudié, alors le mode de déplacement plus le vélo, etc sincèrement sont pas important,
Soyez plus ambitieux dans les droit du travail, ça cet l'unique façon de finir avec les problèmes de chômages....

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