Régionales : Virginie Calmels présente ses têtes de listes départementales

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Virginie Calmels (au centre) et les têtes de listes départementales
Virginie Calmels (au centre) et les têtes de listes départementales (Crédits : Objectif Aquitaine / Mikaël Lozano)
Candidate aux élections régionales de décembre prochain, Virginie Calmels a présenté ce jeudi matin, à Cardan en Gironde, ses têtes de listes départementales. Fédérant neuf Républicains, 2 Modem et 1 UDI, la chef de file de l'union de la droite et du centre a listé ses priorités et distillé quelques "punchlines" à destination de son adversaire socialiste.

Virginie Calmels avait choisi une exploitation viticole, le Château de Payre à Cardan, à quelques encablures de Podensac, pour présenter les 11 autres têtes de listes départementales dans la course aux régionales, dans le cadre de la fusion Aquitaine - Limousin - Poitou-Charentes. "Une propriété dirigée par des femmes depuis plusieurs générations" et donc un lieu tout symbolique pour elle qui martèle son attachement à la parité.

Chaque tête de liste a pris la parole quelques minutes pour développer un axe bien identifié : ruralité, attractivité, transports, accès aux soins... Auparavant, leur chef de file avait érigé "l'économie et la création d'emplois comme la grande priorité" de son programme, jugeant que l'exécutif régional en place souffrait d' "une forme d'inertie, de l'habitude, peut-être aussi de fausse réputation : les vrais amis de la croissance et de l'emploi sont peut-être devant vous !" Actuel président PS du Conseil régional d'Aquitaine, député et principal rival de Virginie Calmels, Alain Rousset est clairement visé :

"A Paris, il vote toutes les lois qui font tant de mal aux entreprises. C'est donc un vrai tour de force de faire croire qu'il est leur allié ! Nous, aurons l'humilité de reconnaître que ce sont les entreprises qui créent l'emploi."

La candidate en campagne n'a pas encore annoncé de projets concrets. Mais elle a glissé quelques-unes de ses idées : une politique régionale commune à l'échelle de la future région, un soutien à l'apprentissage et au désenclavement des territoires via la route et le ferroviaire.

"Le temps des primaires viendra plus tard"

Quant à la liste elle-même, Virginie Calmels dit qu'elle est "le fruit d'un renouvellement, associant des personnalités motivées et disponibles. Ce n'est pas une session de rattrapage pour les battus." Annonçant au passage qu'en cas de victoire, "les vice-présidents ne cumuleront pas ce poste avec une autre mandat électif important" et confirmant qu'en cas de défaite, elle-même siégerait en tant que présidente du groupe régional d'opposition. Politiquement parlant, Virginie Calmels a jugé que "le temps des primaires viendra plus tard", se réclamant du soutien d'Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, Jean-Pierre Raffarin, Dominique Bussereau, Michelle Alliot-Marie... Louant "l'union des différentes sensibilités au sein des Républicains mais aussi du centre, avec le MoDem et l'UDI, ainsi que Chasse, pêche, nature et traditions" (CPNT, Ndlr). Ce n'est pas une union de façade pour arracher quelques voix. Et je souhaite bien du plaisir au candidat socialiste pour faire l'union de la gauche quand je vois le projet qu'il porte." Insistant au passage sur sa volonté de séduire "les non-encartés, le premier parti de France".

La candidate n'a pas éludé les "quelques frictions liées à des histoires, à des rivalités" qui poussent à quelques derniers arbitrages avant de finaliser les listes complètes dans les départements. Elle les explique par le fait qu'il n'est "pas toujours facile de se retirer, de laisser la place au renouvellement". Nouvelle pique adressée à son principal rival :

"Les mêmes personnes pour faire les mêmes politiques, je ne suis pas sûre que ce soit ce qu'attendent les citoyens."

Les têtes de listes

Gironde
Virginie Calmels, adjointe au maire de Bordeaux en charge de l'Economie, de l'Emploi et de la Croissance durable, présidente du conseil de surveillance d'Eurodisney, administratrice de Free et de Technicolor.

Charente
Xavier Bonnefont, maire d'Angoulême et vice-président de la Communauté d'agglomération du Grand Angoulême, conseiller d'entreprises

Charente-Maritime
Hervé Blanché, maire de Rochefort, avocat

Corrèze
Françoise Beziat, première adjointe au maire d'Ussel, présidente de la Communauté de communes Ussel Meymac Haute-Corrèze, directrice générale de la Fondation Jacques Chirac

Creuze
Cyril Victor, maire de Gouzon, président de la Communauté de communes de Gouzon, cadre administratif

Dordogne
Antoine Audi, maire de Périgueux et vice-président du Grand Périgueux, cadre dirigeant

Landes
Pascale Requenna, première adjointe au maire d'Hagetmau, vice-présidente de la Communauté de communes de Hagetmau communes unies

Lot-et-Garonne
Marie Costes, professeur de mathématiques retraitée

Pyrénées-Atlantiques
Monique Semavoine, maire de Mazères-Lezons, première vice-présidente de la Communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées, chef de cabinet

Deux-Sèvres
Christelle Chassagne, adjointe au maire de Niort, consultante

Vienne
Olivier Chartier, conseiller régional du Poitou-Charentes, inspecteur bancaire, directeur de cabinet de Jean-Pierre Raffarin

Haute-Vienne
Guillaume Guérin, premier adjoint au maire de Limoges, vice-président de Limoges Métropole, conseiller régional, membre d'un cabinet d'expertise agricole, foncière et immobilière

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