Grandes régions : quel avenir pour les Ceser ?

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Luc Paboeuf, président du Ceser Aquitaine
Luc Paboeuf, président du Ceser Aquitaine (Crédits : Agence Appa)
Invité du Petit Déjeuner interactif de La Tribune Objectif Aquitaine, organisé en partenariat avec le Crédit agricole d’Aquitaine à l’hôtel Mercure de la Cité Mondiale à Bordeaux, Luc Pabœuf, président du Ceser Aquitaine, interviewé par Jean-Philippe Dejean, a rendu compte du rôle de l’assemblée représentative de la société civile régionale, et évoqué son avenir, qui, dans l’optique de la création de la grande région regroupant Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes, à savoir dans six mois seulement, ne manque pas, c’est même un doux euphémisme, d’incertitudes.

"Vu de l'extérieur, on est toujours un peu sceptique sur l'utilité d'un Ceser... et puis quand on y participe, eh bien on se rend compte que les représentants de la société civile y travaillent très dur pour donner des avis, des conseils aux élus du Conseil régional !" En ouvrant le Petit Déjeuner interactif de La Tribune - Objectif Aquitaine, Rémi Garuz, président de la société de négoce Producta, également président du Crédit agricole d'Aquitaine, a permis au président du Ceser Aquitaine Luc Pabœuf de rebondir en rappelant que l'assemblée, qui compte 119 membres et dispose de 2 M€ environ de budget, "est une composante à part entière du Conseil régional".
Le Ceser qui compte quatre grandes commissions : infrastructures - finances - cadre de vie/solidarité - éducation/formation/emploi, est l'instance qui, sur auto saisine ou à la demande du Conseil régional, voire, et c'est uniquement en Aquitaine, du préfet, accompagne et conseille l'assemblée des élus en charge de notre région. "Nous sommes le thermomètre de la réalité économique et sociale de notre région pour l'assemblée des élus du Conseil régional", explique Luc Pabœuf. "Pour remplir ce rôle au mieux, nous produisons, en effet, beaucoup de rapports qui peuvent aussi servir d'outils de prospective pour les acteurs de l'aménagement du territoire, du développement économique. L'expertise citoyenne de nos membres est reconnue par l'exécutif de l'Etat et de la Région."

La société civile organisée menacée ?

Une expertise qui est cependant soumise à de nombreuses incertitudes concernant l'avenir à court terme de l'assemblée. "Dans six mois, nous serons dans une configuration qui est celles des méga régions. L'Aquitaine va avoir la taille de l'Autriche... et pour le moment nous manquons d'informations sur l'avenir de nos institutions", regrette Luc Pabœuf. "Depuis six mois, nous échangeons avec les deux autres Ceser concernés, ceux du Limousin et de Poitou-Charentes, mais pour le moment nous ne savons rien des prochaines échéances. Nous serons à mi-mandat en 2016, ce qui signifie élections, mais non seulement nous n'avons pas d'information sur notre avenir, mais nous n'avons pas  non plus de préfet autre que le préfet préfigurateur pour mettre en place les Ceser. Nous ne pouvons pas fusionner non plus, nous sommes trop nombreux...
Et de rajouter : "Au fond, ce n'est pas notre existence de Ceser en tant qu'institution qui est menacée... C'est la société civile organisée, en tant qu'acteur de la politique régionale qui l'est !"

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