Armée de l'Air : Mérignac prend du galon

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Le général Serge Soulet (photo Armée de l'Air)
Le général Serge Soulet (photo Armée de l'Air) (Crédits : Armée de l'Air)
Le changement ne sera pas forcément flagrant pour le grand public dans un premier temps, mais pour l'armée de l'Air, c'est une grosse évolution. En cette rentrée de septembre, 30 nouveaux militaires vont faire leur arrivée sur la base 106 de Mérignac, en attendant, sans doute, 300 autres arrivées en 2015.

Ces arrivées sont liées à la fusion entre le Commandement du soutien des forces aériennes (CSFA), déjà présent, et le Commandement des forces aériennes (CFA),  actuellement installé à Dijon. La première structure assure des fonctions essentielles à la bonne marche opérationnelle de l'armée de l'Air, notamment techniques et logistiques. "La mission du CSFA consiste en la préparation des forces aériennes à être employées et en leur soutien dans la durée", précise le général Serge Soulet, qui dirige les deux commandements. Autrement dit : gestion d'un matériel qui doit être disponible en permanence, formation des jeunes et remise à niveau des militaires qui rentrent d'opération, etc...

L'annonce de cette fusion était tombée un peu à la surprise générale fin juin. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait annoncé cette décision depuis la base aérienne 102 de Cazaux (33).

"Plus de robustesse"

Le général Serge Soulet explique que l'armée de l'Air cherche, par cette fusion, à gagner "en robustesse" et à "développer davantage de synergies". La nouvelle entité créée prendra le nom de Commandement des forces aériennes. Un seul commandement, mais deux sites... dans l'immédiat. Car Dijon pourrait peut-être fermer plus tard, la question n'étant pas encore tranchée. Ces 30 arrivées à Mérignac en septembre pourraient donc être suivies par plus de 300 autres dès 2015.

Mérignac prend du poids pour plusieurs raisons : la présence du pôle conduite de la Simmad, Structure intégrée de maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques de la Défense, mais aussi les liens forts noués avec les industriels dont certains ont détaché des équipes au sein-même de la base aérienne 106. "Des synergies ont été mises en œuvre et les industriels se sont renforcés localement pour faire vivre les contrats passés avec l'armée. Il était important de ne pas casser ces développements locaux", analyse le général Soulet.

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Commentaires
a écrit le 05/09/2014 à 15:35 :
La base aérienne de Cazaux est la Base Aérienne 120 et non pas la 102.

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