Les “robes” bordelaises restent au vestiaire

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Jusqu'au 13 juin, les avocats du barreau de Bordeaux sont en grève. La plus longue de leur histoire.
Jusqu'au 13 juin, les avocats du barreau de Bordeaux sont en grève. La plus longue de leur histoire. (Crédits : reuters.com)
Jusqu'au 13 juin, les avocats du barreau de Bordeaux sont en grève. La plus longue de leur histoire. Dans leur collimateur : le budget de la justice et de l'aide juridictionnelle.

"En octobre 2013, Mme Taubira avait promis une réforme globale et pérenne pour une juste rétribution de l'aide juridictionnelle. Bercy est passé par là et a dit non. C'est d'autant plus lamentable que nous avions fait des propositions alternatives pour financer cela."
Adhérente du syndicat des avocats de France, cette avocate bordelaise ne décolère pas. "Nous avions proposé de taxer les Protections juridiques des assurances. Nous proposions également de taxer les actes juridiques soumis à enregistrement. Bref, l'ensemble des syndicats a travaillé pour proposer des solutions clefs en mains... Pour rien à ce jour. Ils ont préféré créer une taxe sur l'activité des cabinets d'avocats..."

60 euros par an et par habitant

Dans les faits, avec 60 euros par an et par habitant, le budget de la justice française est un des plus faibles d'Europe. L'aide juridictionnelle est le parent pauvre de la justice française. "Pour défendre un mineur victime d'une agression, nous touchons 3 unités de valeur, soit 80 €." Jeudi, les avocats en grève ont reçu les encouragements des associations de lutte contre l'exclusion, comme Emmaüs ou encore la Cimade qui œuvre pour la régularisation des sans papiers, dont les bénéficiaires sont particulièrement dépendants de l'aide juridictionnelle pour faire respecter leurs droits.

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